Cameroun: Maurice Kamto & Penda Ekoka, partisans de l'apocalypse au Cameroun?

Maurice Kamto&Penda Ekoka/ Source Actu Cameroun

Politique
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Les deux de l’apocalypse
Lettre Ouverte à Maurice KAMTO et à Christian PENDA EKOKA
Depuis l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, deux compatriotes, en l’occurrence Maurice KAMTO et Christian PENDA EKOKA, ont entrepris de contribuer à la déstabilisation sociopolitique et économique du Cameroun. Deux personnes qui ont pourtant bénéficié des prébendes du système qu’ils pourfendent aujourd’hui, multiplient les stratégies concourant toutes à perturber l’ordre public, à mobiliser les citoyens vers la voie d’une insurrection populaire, à encourager les sécessionnistes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à salir l’image du Cameroun à l’extérieur et notamment auprès des institutions internationales et des investisseurs.
Manifestement, ils ont un agenda caché mais n’ont pas encore réussi (peinent) à trouver l’élément déclencheur qui plongera le pays dans le chaos...
Le Mouvement de la Renaissance du Cameroun (MRC), à notre observation, a changé d’orientation pour passer de parti politique à une association privilégiant la violence au détriment du dialogue et de la PAIX. Tout porte à le croire, jugez-en vous-mêmes :
1) Avant l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, le parti de Monsieur Kamto avait déjà suscité en nous des soupçons d’insurrection.
D’abord, la formation de l’équipe devant conduire la campagne électorale a obéi à un curieux casting. Le personnel politique ayant conduit jusqu’alors la dynamique du parti, avait été relégué au second plan, en faveur d’une équipe de mercenaires. Tenez :
Directeur de Campagne : Paul Eric KINGUE, ancien RDPCiste et président d’un parti politique. Un revanchard qui venait de passer sept années à la prison de New-Bell. Ses sorties virulentes attestaient de sa volonté d’en découdre avec l’establishment qu’il accusait de l’avoir jeté en prison alors qu’il était innocent. Il présentait le profil idéal pour les recruteurs en vue d’un soulèvement populaire post électoral en préparation.
BIBOU NISSACK, jeune feu-follet de la lutte contre le franc CFA, entrainé dans les mouvements de la rue par le CPP d’Edith KAH WALLAH à qui il voue une réelle admiration, et un passage éclair dans le CRAC de Bernard NDJONGA, habitué des plateaux de radio et télévision, il sera l’homme idéal pour la mobilisation de la jeunesse et une communication de guerre.


Albert DZONGANG, ancien RDPCiste, aigri. Il crée son parti, « La Dynamique » avec lequel il apprend très vite qu’il n’est pas aisé d’être leader d’une formation politique. Il se présente même à une élection présidentielle. Les camerounais n’en ont gardé qu’un très vague souvenir. Et en fait rien du tout, ni sur le plan idéologique, programmatique, ni sur la prestation intellectuelle du candidat.
Avec la disparition de Françoise FONING, Albert DZONGANG tente, en opportuniste qu’il est, de rallier à nouveau le RDPC comme représentant de la communauté bamiléké à Douala, rôle que jouait à la perfection la défunte FONING. Echec ! Il rencontrera la dure opposition de AGBOR TABI de regrettée mémoire également, qui avait bien vu le nez pointé de cet opportuniste.
Frustré, habité par l’amertume provoquée cette autre déception, il s’approchera du MRC. A la joie des recruteurs de cette formation qui perçurent chez l’intéressé, la haine contre BIYA et son régime et, en sus (cerise sur le gâteau), le tribaliste tapi en lui : il était le conseiller idéal pouvant injecter au leader du MRC, la haine et le tribalisme qu’il héberge.
Christian PENDA EKOKA, ancien RDPCiste, progressiste, membre du groupe des modernistes, s’est illustré comme l’un des principaux rédacteurs du Livre Blanc (des modernistes justement). Il est Recruté comme Conseiller Technique au Cabinet Civil de la Présidence de la République du Cameroun par feu BELINGA EBOUTOU. Très rapidement, il entre en conflit d’autorité avec son Mentor. Les portes du palais lui seront alors fermées, toutes choses qui finiront par le radicaliser et faire de lui, pour les adversaires d’Etoudi, une belle recrue, nantie d’une expérience certaine, connaissant les méandres de la Présidence de la République. Il sera un précieux conseiller doté d’ailleurs d’un bon carnet d’adresses.
Célestin NDJAMEN. Cet ancien activiste de la diaspora, proche de Brice NITCHEU, devait trouver les eaux du Social Democratic Front (SDF) quelque peu dormantes. Il ne résistera pas à l’attrait du bouillonnement d’un MRC en effervescence. Il n’hésitera pas à quitter son poste de conseiller municipal de Douala 1er pour se jeter dans le chaudron de la "Renaissance".
Valsero. Son recrutement est tout simplement lié à la popularité d’une vedette de Rap que les recruteurs avaient cru pouvoir transférer sur le champ politique dans le but ultime de le capitaliser au profit du MRC. Ont-ils réussi ? A chacun de juger !
Si l’objectif du MRC avait été d’aller véritablement à la conquête du siège d’Etoudi par le biais de l’élection, l’on aurait pu choisir comme directeur de campagne, en lieu et place de Paul Eric KINGUE, Monsieur Mamadou MOTTA, Vice Président du MRC, originaire de la région abritant le plus grand vivier électoral du pays (l’Extrême Nord). L’intéressé abattait déjà un remarquable travail de sensibilisation sur le terrain. A notre avis, ce poste aurait pu lui convenir.
Dans la même veine, l’on aurait alors pu confier la communication à Maître NDONG. Il est anglophone. Par souci d’équilibre et de s’attirer la sympathie d’une partie de l’électorat anglophone, on aurait pu le choisir et nul doute qu’il aurait pu parfaitement jouer ce rôle. Ceux qui se gargarisent aujourd’hui de se préoccuper de la question anglophone n’y avaient tout simplement pas pensé.
Bref, tous les ténors du parti avaient disparu pour céder la place à des mercenaires.

2) Pendant le scrutin. Le scrutin en lui-même ne semblait pas avoir de l’importance aux yeux des stratèges du MRC. En termes de gagner l’élection par la voie des urnes, bien sûr. L’on devait s’en servir simplement pour déclencher la campagne insurrectionnelle. La preuve : la majorité des bureaux de vote étaient dépourvus des scrutateurs du MRC. Ce parti avait refusé la dotation officielle et gouvernementale de 15 millions de francs CFA allouée à toutes les formations politiques, en soutien à la campagne. Cette somme aurait pu servir à recruter des scrutateurs.
3) Après le scrutin, le MRC multiplie les provocations. Ainsi des le lendemain du scrutin, contre toute attente, le MRC déclare la victoire de son président, Maurice KAMTO.
Puis, pendant le contentieux électoral, devant le Conseil Constitutionnel et en mondovision, il exprime son ressentiment contre l’ethnie Boulou. Il enfonce le clou, le jour même de la prestation de serment du président élu par le peuple et déclaré par le Conseil Constitutionnel, le MRC organise au carrefour Rond- Point Nlongkak à Yaoundé, la pseudo-prestation de serment de Maurice KAMTO.
Tout ceci rentre dans une logique de mépris des institutions républicaines. Déstabilisation de notre pays, qui va culminer avec l’avènement des « marches blanches » déclencheuses et du « Programme de Résistance » du MRC. La suite nous la connaissons : arrestations des marcheurs illégaux, ce qui aura valu neuf mois de prison à tout ce beau monde. Seul BIBOU NISSACK y a échappé.
Il faut dire qu’au cours de cette période dite de résistance, l’on a assisté à la montée en puissance du tribalisme avec la naissance de la Brigade Anti-Sardinards (BAS) qui s’illustrera par des actes crapuleux, d’une brutalité et d’une sauvagerie bestiale : saccage des représentations diplomatiques en France, en Allemagne , à Londres par des manifestants brandissant des effigies de Maurice Kamto; brutalités exercées sur des artistes ayant presté lors de la campagne présidentielle de Paul Biya. Pour coiffer tout cela, des manifestations extrêmement violentes organisées contre Paul BIYA lui-même, lors de séjours à Genève (Suisse), à Paris (Sommet sur le SIDA) et à Lyon Sommet sur l’environnement (France)
A noter : jusque là, tous les responsables du MRC avait réfuté toute accointance avec la BAS.
4) Après l’annonce des législatives et des municipales du 09 février 2020. Après la convocation du corps électoral pour les élections couplées législatives-municipales du 09 février 2020, le MRC qui avait pourtant annoncé sa participation reviendra, deux semaines plus tard, sur sa décision et décidera de ne pas y prendre part et, par la même occasion, de lancer une campagne de boycott contre ce scrutin.
Depuis lors, le président de cette formation politique s’est lancé dans une croisade mondiale contre ces élections dont l’issue verra la mise en œuvre des recommandations du Grand Dialogue National. Il s’agit notamment, de l’application du Statut Spécial des Régions du Nord Ouest et du Sud Ouest ; de la disparition des délégués du gouvernement au profit des Maires de ville et l’avènement des Présidents de Régions. Une vraie révolution !
Les maires des villes seront désormais élus et leur sort dépendra réellement du bulletin de vote des citoyens.
Les citoyens eux-mêmes seront désormais proches des décisions concernant leur quotidien.
La croisade internationale de Maurice KAMTO avait pour objectif de rechercher des soutiens extérieurs au Boycott. Elle l’emmènera entre autre à la rencontre de celui qui apparaissait jusqu’alors comme l’un des adversaires les plus acharnés contre la stabilité de notre pays : Tibor NAGY. Le Sous Secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines ne cachait pas son intention d’en découdre avec le régime BIYA et de soutenir la rébellion sécessionniste.
A l’évidence, cette rencontre visait une connexion entre KAMTO et les leaders sécessionnistes. Seulement, Tibor NAGY semble avoir pris la mesure de la situation et encourage plutôt la mise en œuvre des recommandations du Grand Dialogue National par ailleurs contesté par Maurice KAMTO et ses compagnons. Un véritable désaveu pour le leader du MRC qui n’a plus d’autre choix que celui de dévoiler ses véritables rapports avec la BAS, en tentant d’organiser par le truchement de ses affidés, un meeting pour appeler au boycott du scrutin du 09 février 2020 à Paris.
Dans cette randonnée aux desseins funestes et apocalyptiques, Maurice KAMTO est toujours flanqué de son précieux conseiller, Christian PENDA EKOKA.
Au regard de ces faits observables par tous, l’on est en droit d’interroger objectivement ces deux compatriotes sur les apports de leurs menées quant à l’évolution proprement dite de notre pays.

Joseph Marie ELOUNDOU
Le Coach National, Président
du Comité National de Lutte contre l’Inertie