Cameroun: Le corona Virus, guerre des grandes puissances ou réappropriation de l'ordre mondiale?

Source: Image équinoxe Tv

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Les chocs globalo-libidinaux liés à la crise du corona-virus: industrialisme suprématiste, cannibalisme pan-capitaliste , frankenteinisme bio-technologique et lycanthropisme impérial.

L'explosion planétaire de la crise épidémiologique du corona-virus est confirmée. En effet, la spirale des contagions par le covid-19 se planétarise, révélant la forte vitesse de propagation inter-continentale du redoutable microbe. Le noyau de la spirale s'est déplacé de la chine vers l’Europe, étendant même son orientation vers les Amériques et l’Afrique. Le coronavirus révèle après d'autres virus la face inconfortable de la mondialisation des germes. Cette crise sanitaire dont la nocivité épidémiologique ne fait que monter ne relève pas seulement du choc biomédical globalisé. Ladite crise épidémiologique révèle aussi des chocs sécuritaires, des chocs identitaires et des chocs utilitaires.

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1° choc sanitaire : la crise de la pandémie du corona-virus est un choc bio-médical de forte magnitude en raison de la fulgurance fatale et létale de cette infection. Elle crée une panique planétaire en raison de sa célérité diffusionniste et secoue les systèmes sanitaires de tout type, ne disposant pas de moyens curatifs attestés pour garantir la survie des patients. Le choc sanitaire global révèle aussi l’incapacité des milieux bio-medicaux stratégiques de la mondialisation à bloquer le passage de la crise de la chine vers le reste du monde. Cette crise révèle d'ailleurs des tensions entre les puissances ultra-industrielles (pays développés) et les puissances néo-industrielles (pays émergents) sur les voies biomédicales de résorption de cette crise.

2° un choc sécuritaire : la crise du corona-virus n'est pas simplement un choc biomédical planétarisé mais constitue également un choc bio- stratégique mondialisé, à telle point que son déploiement virulent suscite des controverses. En effet, certains veulent à tort ou à raison y voir l'effet d'une guerre des germes entre laboratoires concurrents liés à de grands intérêts des méga - états ou des macro-états comme entités souveraines ou des méga-firmes et macro-firmes en tant que corporations multinationales. La ou les conformistes et classiques veulent ne voire que la propagation spontanée d'un microbe malin, les suspicieux et polémistes ne souhaitent apercevoir que la manifestation d'une guerre technologique oscillant entre guerre microbiologique et guerre économique entre des seigneuries globales concurrentes.

Si l’on n'est pas obligé de donner du crédit aux thèses dites conspirationnistes, on ne peut néanmoins ignorer la montée de polémiques entre officiels de très grandes ou grandes puissances qui s'accusent mutuellement d'avoir répandu le virus par des manipulations bio-technologiques a titre d'outils de guerre microbiologique (accusations réciproques entre Etats-Unis et chine ; polémiques lancées sur les réseaux sociaux par les conspirationnistes anti-globalisation. À tout le moins, la crise révèle les conflits en termes de libido dominandi entre entités hégémoniques ou contre- hégémoniques, en compétition pour la suprématie globalitaire. Quoique l’on en pense, cette crise est aussi devenue un lieu de déploiement de la compétition globalo-hegemonique entre les giga-puissances ou méga-puissances étatiques (westphaliennes) ou marchandes (catallactiques) pour la conquête de la suprématie industrielle et ultra-industrielle sur l’échiquier global. Elle a aussi été l’occasion de voir comment cette crise n'arrête pas le mode de conduite " homo homini lupus" (mode lycanthrope=loup-garou) qui est celui des acteurs dominants de cette compétition hégémonique. Dans cette compétition, il apparaît que cette crise a ravivé les batailles pharmaco-industrielles au risque de mettre en scène des manipulations expérimentales de germes engendrant de véritables frankenstein bio - génétiques à travers la mutation accroissant la virulence létale de ces microbes.

Mathias Eric Owona Nguini.