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Contrôler les flux dans les citernes d’essence à l’aide d’un téléphone portable ou depuis un ordinateur est la solution proposée par Bertrand Solanga. Dans une interview accordée à CIO Mag, l’analyste marketing camerounais a livré les dessous de son innovation.

 Le personnel des stations d’hydrocarbure peut se réjouir de cette solution aux importants avantages. Il s’agit d’un système de télémétrie composé d’un kit électronique, d’une application web mobile et d’un système de collecte de données et de surveillance sans fil capable de prévenir sur l’état des citernes en temps réel. Il se compose des fonctionnalités permettant la veille du niveau du liquide dans les cuves mais aussi d’une alerte sur la date d’épuisement et en cas de niveau bas.

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A en croire l’entrepreneur, cette découverte « apporte une certaine optimisation et autonomisation auprès des entreprises de distribution d’essence. Au-delà d’être un kit électronique, c’est aussi un atout commercial pour les entreprises et pour faire face à la concurrence sur le marché du carburant ».

Fruit d’une intuition

Du haut de ses 23 ans, Bertrand accuse le coup de « l’illumination » pour parler de son inspiration.

« J’ai pour habitude de dire que l’idée de cette création m’est venue par illumination lors de mon parcours au sein d’une société de transport de carburant. J’avais remarqué la méthode de mesure utilisée par les pompistes.  Elle était la même employée pour les petites citernes avec un certain volume réduit. Alors, après plusieurs observations et recherches sur le net, j’ai été illuminé », narre-t-il. Il s’est alors demandé « s’il n’était pas possible de mener ces opérations avec juste un téléphone portable », confie-t-il. Par la suite il s’est rapproché de ses amis ingénieurs en robotiques. Ces derniers l’ont orienté dans la construction de sa trouvaille.

Mais plus qu’une simple intuition, cette création vient répondre à un réel besoin né d’un constat : « l’activité manuelle de surveillance des flux est couteuse en temps, en coûts et risquée pour la santé du personnel ».

Répondre à un besoin.

« Face à ce problème, lorsque le flux de données est érogène comment les exploiter sans être submergée ? En cet enjeu de traitement en temps réel réside l’essence de l’intervention de smart oïl », explique Bertrand Solanga.

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Pour détailler le contexte de cette trouvaille, il fait noter qu’« au quotidien, les entreprises génèrent des quantités massives de données dont la valeur réside sur leur transmissions et analyses rapides.  Il faut donc noter que nous vivons actuellement dans un monde saturé d’informations demandant une efficacité professionnelle importante d’où la recherche des règles et raccourcis pouvant guider les entreprises dans leurs prises de décisions »

Manque de financement

Dans cet élan, la jeune pousse de Bertrand Solanga pourrait avoir une issue favorable. Laquelle n’est pas encore intégralement achevée mais dont le prototype est palpable depuis une application et un kit électronique difficilement sorti de la pompe et encore en demande d’ouvertures.

Effectivement, « l’accès aux ressources financières et matérielles » a été le « plus gros obstacle » de Bertrand dans le développement de ce projet. Frein qui continue de l’être d’ailleurs car, actuellement, sa startup a besoin « d’un financement minimum de 100 millions de FCFA pour le développement des premières versions à commercialiser, la paperasse administrative, la recherche au développement et certains transferts de technologies pour améliorer davantage la solution ».

Poussée par une équipe de cinq personnes ; l’entrepreneur lui-même, un roboticien, deux ingénieurs développeurs back et front office et un business développeur, la jeune firme a aussi besoin de plus d’ingénieurs et techniciens. Un emploi qui nécessite également un important placement.

« Néanmoins, nous avons déjà des promesses de financement venant de particuliers et cabinets d’investissements étrangers et camerounais. Nous espérons des fins concluantes. Nous avons mêmement eu la chance de tomber sur des personnes ayant apprécié le projet et ont décidé de nous accompagner », a-t-il avoué.

Aujourd’hui le projet ambitionne de conquérir le marché national et continental à travers les pays exportateurs de pétrole. Il compte sur la réduction du coût de vente afin que toutes les citernes puissent en bénéficier. Sur le long terme, la startup envisage aussi de s’adapter aux secteurs du gaz et de l’industrie brassicole. Elle vise également la place de « précurseur sur le marché des objets connectés.

Qui est Bertrand Solanga ?

La tête pensante derrière cette originalité se décrit comme « un jeune camerounais ayant la volonté de participer à la création d’un nouveau paradigme économique ». « Car, aujourd’hui, nous vivons dans un monde ou les besoins sont de plus en plus colossaux et en constante évolution. Il convient donc d’innover et de développer sans cesse de nouveaux dispositifs », a-t-il expliqué.

Pour ce faire, d’après lui, il faut obéir à un principe : « placer l’efficacité économique au service de l’intérêt général et faire du profit un moyen plutôt qu’une fin ». Il espère connecter la culture, la science, la technologie, la créativité, l’art et l’ingénierie et se dit très fier « d’avoir créé une solution importante depuis une chambre d’étudiant ».

CIO-MAG.COM

Au Bénin, les femmes ont compris la nécessité de s’investir dans un secteur et faire en sorte de générer des revenus. C’est dans cette large mesure que se justifie l’akpan. Un yaourt végétal local qui a cette particularité d’être fait à base de maïs ou de sorgho. Aimé de tous, ce délice est produit et commercialisé par la gente féminine du pays et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle y trouvent leur compte.

Pour se procurer ce yaourt, il faut vraiment plonger en plein Cotonou, plus précisément au cœur des marchés pour trouver le meilleur l’akpan. Posée entre deux cantines, Ramatou est entourée de toute une artillerie : quelques boîtes de lait concentré, une petite glacière remplie de glaçons, un seau en plastique rempli de sucre en poudre, un autre pour la vaisselle et enfin un seau au contenu blanc comme du yaourt, notre fameux akpan. Après un repas copieux, petits et grands accourent pour prendre en guise de dessert ou de goûter, cette mixture de maïs fermentée. Pour 100 francs CFA, soit 15 centimes d’euros, vous prenez un petit bol ou un sachet en plastique de 20 centilitres de ce délice. À la fin de la journée, le seau de Ramatou est vide.

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L’histoire de ce yaourt artisanal de maïs (plus rarement de sorgho) a de légère similitudes avec celle de la tarte tatin. « L’akpan vient des populations Goun de Porto-Novo. Une fois, une femme préparait un produit qu’on appelle l’akassa [une pâte de maïs qui se mange avec de la sauce et une viande ou du poisson, NDLR], mais elle a raté la cuisson. Donc au lieu d’avoir quelque chose de complètement cuit, elle a eu quelque chose de mi-cuit. Ne sachant plus quoi en faire, elle l’a transformé en une boisson en ajoutant du sucre et du lait. C’est de là qu’est né l’akpan. » raconte Carole Sacca une jeune étudiante qui avait soutenu une thèse sur l’akpan.

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Quant à Joseph Hounhouigan, technologue alimentaire, directeur du laboratoire de sciences des aliments de la faculté d’agronomie d’Abomey-Calavi il explique que « la technologie utilisée est rudimentaire. la qualité du produit est donc très variable. »

Mais l’akpan a du potentiel car derrière ce succès se cache une douceur qui désaltère tout ce dont on a besoin en période de canicule à Cotonou. Ses avantages sont multiples à l’instar de la valeur nutritionnelle qu’il regorge, ce yaourt change un peu de la lactose dans le yaourt des grandes industries. Avec l’akpan, le dosage de sucre se fait à la guise du client.

Tout comme le bissap sénégalais, l’akpan a donc fait l’objet de bon nombre de chercheurs notamment avec le projet AFTER (African Food Tradition rEvisited by Research), financé par l’Union européenne au titre du 7e programme-cadre de recherche et exécuté par le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).

« nous avons travaillé sur l’akpan parce c’est l’un des produits de transformation du maïs au bénin et que le maïs est la principale céréale consommée dans le pays, précise le technologue alimentaire. et qu’il fait l’objet d’un artisanat alimentaire très important. les populations, surtout les femmes, qui n’ont pas de métier en tant que tel, valorisent le savoir-faire acquis dans leur village d’origine en milieu urbain. et ça génère beaucoup de revenus. »

Traditionnellement, seules les femmes produisent et vendent l’akpan. Et elles connaissent sa rentabilité économique.À cet effet, force sera de se demander quand est-ce que l’on pourra y avoir droit dans les supermarchés en Europe.Breveter la technologie et trouver des marques pour se l’approprier et commercialiser le produit. Voilà ce qui devrait être l’objectif.

Afropreunariat.Net

Promoteur de la start-up camerounaise Will & Brothers, qui lança notamment le tout premier service de drone civil dans le pays, William Elong, qui a récemment lancé Algo Drone, une holding basée en Allemagne, révèle avoir réussi le closing de son opération de levée de fonds annoncée début 2018, à 2 millions d’euros, soit un peu plus de 1,3 milliard de francs Cfa.

Le génie camerounais, qui souffle sur sa 26 ème bougie ce 15 janvier 2019, indique que ces financements mobilisés auprès des investisseurs, permettront à Algo Drone de développer le volet recherche et développement, puis de lancer la conquête du marché international avec les drones «made in Cameroon» et «Cyclop», son offre d’intelligence artificielle.

«La première levée de fonds (environ 124 millions FCfa, Ndlr) nous a permis d'acquérir de l'expertise, la seconde nous permet de grandir (…) Les contributeurs sont étrangers. Je suis content d'avoir un board international, qui m'apporte plus de 30 ans d'expériences d'un coup. Ceci dit, je trouve un peu dommage d'être le seul africain à la barre», commente le jeune entrepreneur camerounais, qui dit avoir reçu de nombreuses commandes en provenance d’Afrique centrale et de l’Ouest, depuis la présentation officielle des premiers drones fabriqués au Cameroun, le 2 février 2018.

«Nous avons reçu commande d’une centaine de drones. Mais, nous n'avions pas la capacité de production suffisante pour adresser la demande. Nous avons fait les ajustements nécessaires sur le dernier semestre de l’année 2018, lesquels ajustements ont porté leurs fruits au cours du dernier trimestre. En effet, entre octobre et décembre 2018, nous avons enregistré plus de commandes qu'en 2 ans. Il fallait juste accepter de céder une partie de la chaine de production à des partenaires techniques, notamment sur la partie matérielle, tout en gardant en interne la propriété intellectuelle et la partie logicielle du drone», confie-t-il.

InvestirauCameroun.

Le gouvernement chinois a par contre décidé l’annulation de 45 milliards FCFA de prêt sans intérêt.

Loin des 3000 milliards FCFA annoncé par un média public, les autorités chinoises ont décidé d’un « allègement de la dette sans intérêt du Cameroun envers la Chine à l’échéance fin 2018 », a rapporté la présidence de la République, le 19 janvier dernier après l’audience accordée par le chef de l’Etat camerounais à Yang Jiechi, représentant spécial du président chinois Xi Jinping.

Selon des officiels camerounais, cette visite n’a pas débouché sur l’annulation totale de l’ardoise du Cameroun auprès de l’Empire du milieu, mais sur l’annulation d’une dette d’un montant de 45 milliards FCFA. Cette dette représente les prêts concessionnels, concédés par la Chine au Cameroun. Concrètement, des fonds issus du gouvernement chinois via ses organismes publics.

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La dette non concessionnelle, évaluée à plus de 3000 milliards FCFA, n’est pas concernée par l’accord, objet de la visite du haut responsable chinois.

Tous domaines confondus, la dette du Cameroun auprès de la Chine s’élève à 3500 milliards FCFA.

journalducameroun.com

source: http://yveslebelge.skynetblogs.be

POUR LES NULS

La petite monnaie est rare en Côte d'Ivoire. Une situation qui est très souvent source de nombreux désagréments dans les transactions commerciales, notamment dans le secteur des supermarchés, des transports, des officines, etc. C'est au quotidien que l'on assiste à des scènes opposant deux ou trois personnes, voir quatre, pour des questions de pièces de monnaie. Témoin d'une scène dans un supermarché à Adjamé, le vendredi 9 février 2018, nous avons pris l’ampleur de la situation. Il s'agit d'une employée de maison qui réclamait sa monnaie de 75 Fcfa à une caissière qui, en retour, demandait à cette dernière de prendre un autre article pour arrondir le montant de ses achats, faute de jetons. Et à la fille de ménage de lui rétorquer qu'elle avait reçu instruction de retourner avec la monnaie exacte à la maison.

Au sortir de cet espace commercial, notre regard est attiré par un groupe de personnes qui ont formé un cercle autour d'un jeune-homme, un apprenti-Gbaka. Le jeune homme tend deux billets, l'un de 1 000 Fcfa et un autre de 500 Fcfa, à cinq personnes et leur demande de se mettre ensemble pour se partager leur monnaie à raison de 200 Fcfa par personne. Il s'en suit une vive altercation entre cet apprenti-Gbaka et ses clients. Ce dernier, pour se défendre, balance qu'il n'a pas de monnaie. Notre surprise ne s'arrête pas à ces deux scènes. Face à la Pharmacie Makissi, au rond point d'Adjamé 220 logements, des véhicules de transport en commun ou woro-woro, ainsi que des Gbakas font le plein de passagers. Mais la condition pour monter dans l'un de ces véhicules, c'est de disposer de la monnaie. On attend le chargeur répéter à tue-tête : « Montez avec monnaie. 1 000 Fcfa, 500 Fcfa, y a pas monnaie ». Dépitée par cette situation, une dame qui passait son chemin lâche un juron et marmonne : « Matin, y a pas monnaie ; à midi, y a pas monnaie ; le soir, y a pas monnaie. A quel moment y a monnaie alors ? ».

Jeton, où es-tu ?

Effectivement, et pour reprendre cette dame, nous nous interrogeons à notre tour : « A quel moment, y a-t-il la monnaie ? Mieux encore, pourquoi la monnaie est si rare à Abidjan? ». Certains justifient la rareté de la petite monnaie à Abidjan par une rétention chez les petits commerçants qui vendent par la suite ces jetons à d’autres commerçants. D'autres personnes font état d'un circuit de fonte de pièces de monnaie en vue de la fabrication de bijoux. D'autres vont plus loin pour dire que les guichetiers des banques et structures de micro-finances s'en servent à des motifs de corruption. Le fait décrié est qu'ils donnent la monnaie à des clients qui, en retour, leur remettent un pourboire. La dernière thèse développée, c'est la thésaurisation, c'est-à-dire le fait de garder son argent en dehors du circuit économique. Les différentes personnes mises en causes ont levé une vive protestation contre ces accusations.

Le président de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d'Ivoire (Fenacci), Farikou Soumahoro, demande de chercher la rareté de la petite monnaie ailleurs. « C'est chaque jour qu'on dénonce le fait que les jetons ne circulent pas dans le commerce. A côté de ce problème crucial, l'on se retrouve très souvent en face de certains commerçants et chauffeurs qui refusent les pièces de 250 Fcfa qui sont pourtant acceptées dans tous les autres pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). C'est à ce demander ce qui ne va pas », s'est offusqué le président Farikou Soumahoro, joint hier lundi 12 février 2018, au téléphone. Ce dernier a levé une vive protestation contre les commerçants visant à faire croire que le blocage viendrait d'eux. « Chaque matin, nous sommes obligés de batailler fort, surtout auprès de mendiants (personnes de conditions défavorables qui réclament des pièces de monnaie aux passants, ndlr), pour pouvoir acheter de la monnaie. Même quand on décide de se tourner vers la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), c'est encore difficile, parce qu'il y a des individus qui gravitent autour de cette structure et qui vendent la monnaie. Leur taux, à savoir 10 %, est vraiment exorbitant », s'est indigné le président de la Fenacci qui souhaite que « tout cela cesse et qu'on mette la monnaie à la disposition de tout le monde ».

Du côté des transporteurs, on préfère chausser des gants avant de répondre à la question relative à la rareté de la petite monnaie. Le Directeur général du Haut conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d'Ivoire (Hcpetr-Ci), Diaby Ibrahim, joint au téléphone hier, a feint ne pas être au fait de cette situation. « Je ne savais pas que la rareté de la petite monnaie était un phénomène bloquant dans le secteur des transports », a-t-il dit avant de promettre nous revenir, le temps pour lui de s'informer sur le sujet.

Révélations

Les acteurs du secteur bancaire refusent qu'on leur jette impunément la pierre. Selon certains banquiers qui ont requis l'anonymat, la rareté de la petite monnaie ne doit pas leur être imputée. Ils sont catégoriques qu'il faut plutôt regarder du côté de la Bceao. « C'est à peine deux à trois fois dans l'année que la Bceao nous appelle pour nous remettre de la petite monnaie, des pièces. J'insiste que c'est la Bceao qui appelle d'abord, avant que nous ne nous présentions à ses guichets. Et le volume de monnaie est donné en fonction de la taille de la banque. Ce n'est donc pas selon nos besoins, mais selon la taille de la banque », a confié hier, lundi 12 février 2018, très amer un agent de banque. Ce dernier est allé plus loin pour révéler que sa banque ne reçoit, pour chaque appel, qu'une enveloppe de 2,5 à 3 millions de Fcfa. En clair, si l'on s'en tient aux propos de cet acteur du secteur bancaire, la Bceao donne la monnaie aux banques, mais à une fréquence très irrégulière. Toute chose qui les empêche de jouer véritablement leur rôle, à savoir celui de donner en retour la monnaie à d'autres acteurs, notamment les pharmacies et supermarchés. « Suite à des plaintes formulées par ces acteurs (pharmacies et supermarchés, ndlr), la Bceao a ouvert, à son agence principale du Plateau, un guichet pour servir des particuliers, mais seulement sur rendez-vous », informe le banquier. Dans un cas ou dans un autre, poursuit notre interlocuteur, la Bceao ne sert la monnaie que lorsqu'elle en dispose.

Accusée, la Bceao se défend

Indexée dans la crise de la monnaie en Côte d'Ivoire, singulièrement à Abidjan, la Bceao a présenté ses arguments pour sa défense. Joint au téléphone, en vue d'avoir des réponses relativement à cette situation, une source proche de cette institution nous a ramené à un communiqué de ladite institution publié dans la presse gouvernementale, jeudi 08 et vendredi 9 février 2018. « La Bceao porte à la connaissance du public que la remise de signes monétaires émis par la Bceao contre d'autres signes monétaires de son émission, moyennant la perception d'une commission, constitue une activité illicite. En conséquence, toute personne qui se rend coupable de cette pratique communément appelée ''vente de billets ou de pièces de franc Cfa'' est passible de sanctions pénales prévues par la loi n°2017-801 du 07 décembre 2017 portant répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires », mentionne le communiqué de ladite institution. Plus grave, cette note souligne que les auteurs de telles pratiques s'exposent à une peine d'emprisonnement d'un an à trois ans et au paiement d'une amende d'un million à trois millions de Fcfa. S'agissant spécifiquement de la rareté de la petite monnaie, la Direction nationale de la Bceao pour la Côte d'Ivoire est catégorique qu'elle met « régulièrement des petites coupures de billets et des pièces de monnaie à la disposition de l'économie nationale, à travers notamment les banques, les régies financières de l'État, les pharmacies et les supermarchés », précise le communiqué de la Bceao.

Qui perd?

Toutes les réponses recueillies auprès des acteurs de la vie économique relativement à la rareté de la petite monnaie suscitent un certain nombre d'interrogations. Est-ce que la quantité de petite monnaie offerte par la Banque centrale est-elle suffisante pour satisfaire les transactions désirées par les agents économiques ? Quelle est la perte subie par l'économie ivoirienne ? Les réponses à ces questions permettront sûrement de trouver des solutions au problème de la monnaie. Surtout, quand on sait qu'une économie où les petites activités sont prépondérantes nécessite également que les pièces de monnaie soient facilement disponibles et en quantité suffisante pour couvrir librement les transactions désirées.

linfodrome.com.

Rd Pt ADJAMe (c) RFI

POUR LES NULS

Dans son sixième rapport sur la Côte d’Ivoire publiée ce 8 février, la banque mondiale pointe du doigt le fossé technologique de l’économie ivoirienne comme le principal goulot d’étranglement de sa marche vers l’émergence. Certes, le pays a retrouvé la trajectoire de la croissance, mais il lui faut un secteur privé plus performant et plus compétitif pour accélérer son développement.

Selon l’institution financière en effet, à l’exemple des pays de l’Asie de l’Est, « l’émergence économique est avant tout un phénomène technologique » : « ces pays ne sont sans doute pas encore à la pointe de la recherche et de l’innovation, mais ils ont réussi à mettre en place une dynamique de rattrapage technologique ».Et la Côte d’Ivoire est encore loin du compte.

« En Côte d’Ivoire, la productivité du travail et du capital d’une entreprise est généralement trois à quatre fois inférieure à celle d’une entreprise en Indonésie, au Maroc ou en Chine ». Or, note la Banque, sans des entreprises plus performantes, puisqu’elles sont le principal employeur du pays et génèrent l’essentiel de ses revenus, la Côte d’Ivoire de saurait prétendre à l’émergence.

Rattrapage technologique

Cependant, le secteur privé ivoirien reste à la traîne en matière d’innovation : seules 3 % des entreprises utilisent des licences technologiques importées contre plus de 15 % dans le reste de l’Afrique selon la Banque mondiale. En outre, ces entreprises « dépensent moitié moins en recherche et innovation que leurs homologues africaines ».

Il est donc urgent de changer la donne : « la vitesse de convergence de la Côte d’Ivoire peut s’accélérer si elle adopte et adapte les nouvelles technologies, par le biais d’un rattrapage technologique », ce qui impose de « privilégier l’ouverture vers l’extérieur à travers les investissements étrangers et les exportations ».

« Ces deux vecteurs favorisent en effet les transferts de technologie et de compétences car la vaste majorité des nouvelles technologies, y compris celles qui peuvent façonner l’Afrique de demain, sont souvent développées par la propriété d’entreprises de pays avancés. La recherche de partenariat doit donc devenir une priorité » suggère l’institution.

Attirer les investissements, former le capital humain et renforcer la connectivité

Pour réussir, la Banque mondiale conseille à la Côte d’Ivoire d’adopter une stratégie autour de trois axes complémentaires : s’ouvrir vers l’extérieur mais aussi renforcer les compétences de sa main-d’œuvre ainsi que la connectivité au sein de son économie, ces deux derniers facteurs jouant un rôle essentiel dans la diffusion et l’adaptation des nouvelles technologies importées au sein du tissu économique local. Et la banque de citer l’exemple « de nombreux pays en Asie et plus récemment en Afrique, comme le Rwanda et l’Éthiopie ».

La Côte d’Ivoire doit attirer les investissements étrangers dans des secteurs dans lesquels elle possède des avantages comparatifs. Ces secteurs  « peuvent potentiellement attirer des investisseurs étrangers et se tourner vers l’exportation afin de bénéficier de transferts technologiques et de compétences, qui font encore cruellement défaut à la Côte d’Ivoire ».

Ensuite, le pays doit renforcer les capacités de ses ressources humaines afin « d’assimiler, adapter et faire fructifier un nouvel outil technologique ». Une perspective qui impose des partenariats de formation avec les entreprises privées, en particulier étrangères, et les Ivoiriens de l’étranger.

Enfin, Abidjan doit mettre en œuvre une bonne connectivité qui « facilite les échanges et agrandit la taille du marché, générant des économies d’échelle qui sont souvent indispensables à l’établissement d’entreprises étrangères et au développement d’activités d’exportation ». Cela nécessite d’abaisser les coûts de transports physiques et virtuels mais aussi de réduire les distances, à travers le processus d’urbanisation par exemple. Les priorités ici sont egalement d’améliorer la performance des ports ivoiriens (ainsi que leurs connexions annexes), de réduire les coûts associés à l’usage des outils de téléphonie mobile et internet (1,5 à 3 fois plus chers qu’au Ghana par exemple) et de mieux gérer le processus d’urbanisation en augmentant la densité économique au sein des villes tout en maîtrisant les coûts de congestion.

financialafrik.com.

Pièce de monnaie

dossier spécial

LA RARETE DES PIECES DE MONNAIE SUR LE MARCHE

            Il n’est pas étonnant d’entendre de la bouche d’un commerçant lors d’un échange avec un client venu acheter une de ses marchandises «  je n’ai pas la monnaie ».           En effet, la Petite Monnaie s’appréhende comme tout reliquat aussi petit qu’il soit que l’on remet à un tiers lors d’un échange. Elle se présente généralement sous la forme de petites pièces d’argent allant de 1 à 490 Francs CFA. C’est ainsi, qu’au Cameroun l’on est forcé de constater que ladite Petite Monnaie devient de plus en plus rare. Qu’est ce qui peut être à l’origine de la disparition de cette dernière lorsqu’on sait qu’il y’a peu de temps on la retrouvait tant dans les grandes surfaces que dans les portefeuilles des usagers ?

            Nous dirons tout d’abord, que ladite Petite Monnaie serait très appréciée des Chinois, qui la transforment en bijoux en l’instar des chaînes en plaquait Or, Argent, Bracelet etc.… qui selon nos investigations sont exportés vers la chine.

            De plus, l’on observe que la disparition des Pièces Jaunes comme on l’entend ici et là dans l’économie Camerounaise actuelle viendrait aussi du fait que celles-ci soient l’objet d’un vaste réseau de contrebande. C’est ainsi que, pour se faire de l’argent certains seraient capable de la confisquer pour les vendre pour plusieurs raisons.

Les cultes chrétiens ou l’on retrouve généralement à la fin de chaque session de prière dans lesquels des quêtes levées permettent généralement d’obtenir une grande quantité de monnaie. Certains commerçants appartenant aux congrégations s’approprient de celle-ci afin de la revendre. Par exemple pour que vous ayez la somme de 5 000 Franc Cfa en jetons de 100 Franc il vous faut débourser ainsi 100 Francs. Pour obtenir le montant de 10 000 Franc Cfa il vous faut par contre aller jusqu'à 1 000 F Cfa. Faites un tour au centre ville de Yaoundé, là, tout y est l’on constate que la petite monnaie est devenu l’objet d’une quête et d’un véritable nouveau commerce. Un précieux butin donc permettant de tirer un maximum de profit.

            En outre, nous pouvons encore observer que la très petite monnaie à savoir, 1 Franc, 5 Francs, 10F et 25 F font l’objet de plusieurs polémiques. Encombrante pour certains qui les boudent, on préfère s’en débarrasser car n’ayant plus de valeurs. Comme autre incidence, nous pouvons prendre le cas de certaines Entreprises à l’instar de celles en charge de la distribution de l’électricité et de l’eau courante qui  auront des problèmes de monnaie lorsqu’il faudra rembourser le client venu payer sa consommation ce qui créera des files d’attente interminable. Les  plus malin les réserve (la très petite monnaie) pour le paiement de leurs factures d’eau ou d’électricité. Une vraie parade contre les caissières qui semblent toujours vouloir arrondir les reliquats au profit de leurs entreprises (poches).

            Ainsi, il est à noter que l’absence de cette Petite Monnaie pourrait avoir de nombreuses conséquences sur l’économie Camerounaise. Aussi petite qu’elle soit, leur rareté pourrait entrainer à long terme la création d’un commerce illégal de pièces de monnaie.  De plus, l’absence des pièces de monnaie sur le marché entrainerait automatiquement une hausse des prix en ce sens où, n’étant plus en circulation, tous les produits dont on pouvait se procurer avec lesdites pièces  seront revus à la hausse. C’est ainsi, que nous pouvons prendre l’exemple de ce beignet qui à l’époque coûtait 10 Francs et dont le prix a considérablement doublé avec l’absence de la Petite Monnaie. Face à ces conséquences et bien qu’étant un travail fastidieux, l’Etat devrait mettre sur pied des mesures en vue d’un meilleur contrôle de la monnaie élément incontournable de l’économie d’un pays.

Sylvain BELINGA.

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Pris en flagrant délit de jonglerie budgétaire lors de la dernière revue trimestrielle du Fonds au pays entre avril et mai derniers, le gouvernement, prié d’opérer un reprofilage budgétaire, a dû ajuster à la hausse ses dépenses et ses recettes afin de disposer de projections réalistes pour l’exercice 2018.

Corinne Delechat aura annoncé des couleurs lors du point de presse qui a sanctionné le séjour de la mission du Fonds monétaire international au Cameroun entre avril et mai 2018. «Les hypothèses budgétaires de la loi des finances ne sont plus réalistes », avait-elle indiqué à la presse le 14 mai dernier au ministère des Finances. En cause, le pays avait puisé dans la caisse pour assurer le financement des dépenses sécuritaires, subventionner les prix des produits pétroliers à la pompe et soutenir les prix de l’électricité.

Le Fonds avait instruit le gouvernement d’opérer un reprofilage budgétaire question de disposer d’hypothèses qui reflétaient la sincérité et la réalité des opérations budgétaires. Il n’aura pas fallu longtemps pour que le gouvernement s’ajuste et redéfinisse les projections de dépenses et de recettes. C’est ainsi que le président de la République a signé une ordonnance qui consacre une augmentation du budget de l’Etat pour l’exercice 2018

Celui-ci passe ainsi désormais de 4513,5 milliards de FCFA à 4689,5 milliards de FCFA, soit une augmentation en valeur absolue de FCFA 176 milliards et de 3,9% en valeur relative. En fait, le gouvernement, pris en flagrant délit de jonglerie budgétaire, avait utilisé les ressources pour financer la guerre dans les zones anglophones contre les bandes armées, et dans l’Extrême nord contre Boko Haram. Raison pour laquelle, le reprofilage budgétaire demandé par le FMI fait ressortir 77 milliards de FCFA en vue de la prise en charge des dépenses liées au soutien des prix des carburants à la pompe, 20 milliards au titre du soutien du prix de l’électricité, en raison du retard enregistré dans la mise en service du barrage de Memve’ele, 32 milliards de FCFA dédiés aux dépenses sécuritaires et 18 milliards des dépenses liées à l’organisation des prochaines échéances électorales.

Les ressources qui vont combler ce gap proviennent selon le chef de l’Etat, proviennent des «performances optimales observées dans le recouvrement des recettes pétrolières et non pétrolières». Dans le détail, l’ordonnance présidentielle indique que du fait des performances de l’administration fiscale en fin d’année dernière, les nouvelles prévisions permettent d’espérer des recettes additionnelles de 67 milliards de FCFA. Car, souligne-t-il, «les réalisations de recettes fiscales à fin 2017 ont été plus importantes que celles estimées lors de la préparation du budget et utilisées comme base de projection des recettes fiscales de 2018».

Cette augmentation fera ainsi passer la pression fiscale à trois points, soit de 13,1% du PIB en 2017 à 13,4% en 2018. La remontée des cours mondiaux du baril de pétrole, dont les hypothèses de vente pondérées dans la prévision de la loi de Finances 2018 s’établissaient à 41 dollars, est la principale cause de l’explosion des recettes attendues des ventes de pétrole. «Le cours du baril de pétrole se situe aujourd’hui autour de 64 dollars. Ce qui entraîne une augmentation des recettes pétrolières de FCFA 82 milliards par rapport à la prévision initiale », précise l’ordonnance du président de la République.

APPUIS BUDGÉTAIRES

En plus des ressources propres, le pays compte sur les appuis budgétaires consentis par ses partenaires techniques et financiers. Cependant, une menace pèse sur le volume réel des financements attendus du fait des «fluctuations du taux de change du dollar et du risque lié au non décaissement éventuel de l’appui budgétaire de la BAD». En fait, après deux ans de hausse soutenue, le dollar est dans une pente descendante qui érode le volume en franc CFA des appuis budgétaires. Pour les contributeurs, la BAD qui doit apporter 118 milliards de FCFA en 2018, est en passe d’annuler le décaissement de son appui. Mais rassure l’ordonnance, «le décaissement en 2018 de l’appui budgétaire de la BAD prévu en 2017, à concurrence du même montant, va compenser l’appui non décaissé en 2018 ». Du coup, en raison de ces deux variables, le niveau des appuis budgétaires de 2018 s’établit à 334 milliards de FCFA contre une prévision initiale de FCFA 347 milliards de FCFA. Le gap de 13 milliards de FCFA ainsi causé, sera compensé par les reliquats de fonds des projets clôturés. Ceux-ci représentent 40 milliards de FCFA.

camer.be.

Ces dernières semaines, c’est l’un des principaux sujets qui ont de plus occupé les sous gras de la presse. La détention du magna français, Vincent Bolloré a fait l’effet d’une bombe en France, au Togo et en Guinée. Même si c’est Alpha Condé, Faure Gnassingbé et de l’homme d’affaires qui reviennent souvent dans les commentaires, plusieurs personnalités ont été impliquées dans cette vaste tentaculaire affaire.

Elhadj Mamadou Sylla, président de l’Union pour la démocratie en Guinée (UDG) a révélé la gestion du capitaine Moussa Dadis Camara et l’intervention dans le dossier du Port à Conteneur de Blaise Compaoré, en 2009, à l’époque homme fort du Burkina Faso. Selon “Sylla Patronat”, c’est le dernier premier ministre de Lansana Conté qui avait commencé à gérer l’épineux dossier. A la suite d’un appel d’offres international lancé par le dernier gouvernement du vieux général, Getma filial de Necotrans remporte le marché.

Quand Lansana Conté est décédé suivi de la prise de pouvoir par l’armée, des démarches ont été entreprises pour éjecter Getma du Port autonome de Conakry au profit de Bolloré. C’est ce qu’a révélé ce jeudi l’homme d’affaires Mamadou Sylla à la Maison de la presse à Coléah.

“Les mêmes personnes qui suivaient le dossier de Bolloré [au temps de Conté], c’est eux-mêmes qui sont partis dire à Dadis d’enlever la gestion du port de mains de Getma International parce que tout simplement selon eux que c’était mal fait. Comme ils étaient puissants à côté de Dadis, Dadis a dénoncé ce jour pour dire qu’il avait l’intention de retirer tous les contrats miniers après ce monsieur en la personne de Demba (député uninominal de Kindia) a dit publiquement le port aussi. Dadis a dit oui le port aussi. Les journalistes ont vu ça. C’est comme ça qu’on a commencé à parler de l’annulation. Il y a eu beaucoup d’intervention. Ça se trouve que Getma était de droit français en plus la femme de Blaise Compaoré était derrière.

Pour parler [de l’affaire], Blaise a amené le Général Gilbert Diendéré qui est en prison aujourd’hui qui est venu avec un certain Moulaye pour voir Dadis. Ils sont venus pour intervenir pour dire de ne pas toucher. Comme Dadis aussi avait besoin de l’aide de Blaise Compaoré parce qu’il était président de l’Union africaine ou de la CEDEAO. Donc, il voulait être reconnu par la CEDEAO. Voilà comment Dadis a renoncé à l’annulation du contrat du Port par Getma. Cette nuit, j’étais là convoqué au camp. Il a dit Getma là même, son dossier, il parait qu’il doit de l’argent à l’Etat. C’est combien? Les gens ont dit qu’il doit sept millions cinq cent mille euros. Il a dit envoyez l’argent, continuez à travailler et votre contrat est valable“.

aminata.com.

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