Contrôler les flux dans les citernes d’essence à l’aide d’un téléphone portable ou depuis un ordinateur est la solution proposée par Bertrand Solanga. Dans une interview accordée à CIO Mag, l’analyste marketing camerounais a livré les dessous de son innovation.

 Le personnel des stations d’hydrocarbure peut se réjouir de cette solution aux importants avantages. Il s’agit d’un système de télémétrie composé d’un kit électronique, d’une application web mobile et d’un système de collecte de données et de surveillance sans fil capable de prévenir sur l’état des citernes en temps réel. Il se compose des fonctionnalités permettant la veille du niveau du liquide dans les cuves mais aussi d’une alerte sur la date d’épuisement et en cas de niveau bas.

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A en croire l’entrepreneur, cette découverte « apporte une certaine optimisation et autonomisation auprès des entreprises de distribution d’essence. Au-delà d’être un kit électronique, c’est aussi un atout commercial pour les entreprises et pour faire face à la concurrence sur le marché du carburant ».

Fruit d’une intuition

Du haut de ses 23 ans, Bertrand accuse le coup de « l’illumination » pour parler de son inspiration.

« J’ai pour habitude de dire que l’idée de cette création m’est venue par illumination lors de mon parcours au sein d’une société de transport de carburant. J’avais remarqué la méthode de mesure utilisée par les pompistes.  Elle était la même employée pour les petites citernes avec un certain volume réduit. Alors, après plusieurs observations et recherches sur le net, j’ai été illuminé », narre-t-il. Il s’est alors demandé « s’il n’était pas possible de mener ces opérations avec juste un téléphone portable », confie-t-il. Par la suite il s’est rapproché de ses amis ingénieurs en robotiques. Ces derniers l’ont orienté dans la construction de sa trouvaille.

Mais plus qu’une simple intuition, cette création vient répondre à un réel besoin né d’un constat : « l’activité manuelle de surveillance des flux est couteuse en temps, en coûts et risquée pour la santé du personnel ».

Répondre à un besoin.

« Face à ce problème, lorsque le flux de données est érogène comment les exploiter sans être submergée ? En cet enjeu de traitement en temps réel réside l’essence de l’intervention de smart oïl », explique Bertrand Solanga.

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Pour détailler le contexte de cette trouvaille, il fait noter qu’« au quotidien, les entreprises génèrent des quantités massives de données dont la valeur réside sur leur transmissions et analyses rapides.  Il faut donc noter que nous vivons actuellement dans un monde saturé d’informations demandant une efficacité professionnelle importante d’où la recherche des règles et raccourcis pouvant guider les entreprises dans leurs prises de décisions »

Manque de financement

Dans cet élan, la jeune pousse de Bertrand Solanga pourrait avoir une issue favorable. Laquelle n’est pas encore intégralement achevée mais dont le prototype est palpable depuis une application et un kit électronique difficilement sorti de la pompe et encore en demande d’ouvertures.

Effectivement, « l’accès aux ressources financières et matérielles » a été le « plus gros obstacle » de Bertrand dans le développement de ce projet. Frein qui continue de l’être d’ailleurs car, actuellement, sa startup a besoin « d’un financement minimum de 100 millions de FCFA pour le développement des premières versions à commercialiser, la paperasse administrative, la recherche au développement et certains transferts de technologies pour améliorer davantage la solution ».

Poussée par une équipe de cinq personnes ; l’entrepreneur lui-même, un roboticien, deux ingénieurs développeurs back et front office et un business développeur, la jeune firme a aussi besoin de plus d’ingénieurs et techniciens. Un emploi qui nécessite également un important placement.

« Néanmoins, nous avons déjà des promesses de financement venant de particuliers et cabinets d’investissements étrangers et camerounais. Nous espérons des fins concluantes. Nous avons mêmement eu la chance de tomber sur des personnes ayant apprécié le projet et ont décidé de nous accompagner », a-t-il avoué.

Aujourd’hui le projet ambitionne de conquérir le marché national et continental à travers les pays exportateurs de pétrole. Il compte sur la réduction du coût de vente afin que toutes les citernes puissent en bénéficier. Sur le long terme, la startup envisage aussi de s’adapter aux secteurs du gaz et de l’industrie brassicole. Elle vise également la place de « précurseur sur le marché des objets connectés.

Qui est Bertrand Solanga ?

La tête pensante derrière cette originalité se décrit comme « un jeune camerounais ayant la volonté de participer à la création d’un nouveau paradigme économique ». « Car, aujourd’hui, nous vivons dans un monde ou les besoins sont de plus en plus colossaux et en constante évolution. Il convient donc d’innover et de développer sans cesse de nouveaux dispositifs », a-t-il expliqué.

Pour ce faire, d’après lui, il faut obéir à un principe : « placer l’efficacité économique au service de l’intérêt général et faire du profit un moyen plutôt qu’une fin ». Il espère connecter la culture, la science, la technologie, la créativité, l’art et l’ingénierie et se dit très fier « d’avoir créé une solution importante depuis une chambre d’étudiant ».

CIO-MAG.COM

Au Bénin, les femmes ont compris la nécessité de s’investir dans un secteur et faire en sorte de générer des revenus. C’est dans cette large mesure que se justifie l’akpan. Un yaourt végétal local qui a cette particularité d’être fait à base de maïs ou de sorgho. Aimé de tous, ce délice est produit et commercialisé par la gente féminine du pays et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle y trouvent leur compte.

Pour se procurer ce yaourt, il faut vraiment plonger en plein Cotonou, plus précisément au cœur des marchés pour trouver le meilleur l’akpan. Posée entre deux cantines, Ramatou est entourée de toute une artillerie : quelques boîtes de lait concentré, une petite glacière remplie de glaçons, un seau en plastique rempli de sucre en poudre, un autre pour la vaisselle et enfin un seau au contenu blanc comme du yaourt, notre fameux akpan. Après un repas copieux, petits et grands accourent pour prendre en guise de dessert ou de goûter, cette mixture de maïs fermentée. Pour 100 francs CFA, soit 15 centimes d’euros, vous prenez un petit bol ou un sachet en plastique de 20 centilitres de ce délice. À la fin de la journée, le seau de Ramatou est vide.

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L’histoire de ce yaourt artisanal de maïs (plus rarement de sorgho) a de légère similitudes avec celle de la tarte tatin. « L’akpan vient des populations Goun de Porto-Novo. Une fois, une femme préparait un produit qu’on appelle l’akassa [une pâte de maïs qui se mange avec de la sauce et une viande ou du poisson, NDLR], mais elle a raté la cuisson. Donc au lieu d’avoir quelque chose de complètement cuit, elle a eu quelque chose de mi-cuit. Ne sachant plus quoi en faire, elle l’a transformé en une boisson en ajoutant du sucre et du lait. C’est de là qu’est né l’akpan. » raconte Carole Sacca une jeune étudiante qui avait soutenu une thèse sur l’akpan.

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Quant à Joseph Hounhouigan, technologue alimentaire, directeur du laboratoire de sciences des aliments de la faculté d’agronomie d’Abomey-Calavi il explique que « la technologie utilisée est rudimentaire. la qualité du produit est donc très variable. »

Mais l’akpan a du potentiel car derrière ce succès se cache une douceur qui désaltère tout ce dont on a besoin en période de canicule à Cotonou. Ses avantages sont multiples à l’instar de la valeur nutritionnelle qu’il regorge, ce yaourt change un peu de la lactose dans le yaourt des grandes industries. Avec l’akpan, le dosage de sucre se fait à la guise du client.

Tout comme le bissap sénégalais, l’akpan a donc fait l’objet de bon nombre de chercheurs notamment avec le projet AFTER (African Food Tradition rEvisited by Research), financé par l’Union européenne au titre du 7e programme-cadre de recherche et exécuté par le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).

« nous avons travaillé sur l’akpan parce c’est l’un des produits de transformation du maïs au bénin et que le maïs est la principale céréale consommée dans le pays, précise le technologue alimentaire. et qu’il fait l’objet d’un artisanat alimentaire très important. les populations, surtout les femmes, qui n’ont pas de métier en tant que tel, valorisent le savoir-faire acquis dans leur village d’origine en milieu urbain. et ça génère beaucoup de revenus. »

Traditionnellement, seules les femmes produisent et vendent l’akpan. Et elles connaissent sa rentabilité économique.À cet effet, force sera de se demander quand est-ce que l’on pourra y avoir droit dans les supermarchés en Europe.Breveter la technologie et trouver des marques pour se l’approprier et commercialiser le produit. Voilà ce qui devrait être l’objectif.

Afropreunariat.Net

Promoteur de la start-up camerounaise Will & Brothers, qui lança notamment le tout premier service de drone civil dans le pays, William Elong, qui a récemment lancé Algo Drone, une holding basée en Allemagne, révèle avoir réussi le closing de son opération de levée de fonds annoncée début 2018, à 2 millions d’euros, soit un peu plus de 1,3 milliard de francs Cfa.

Le génie camerounais, qui souffle sur sa 26 ème bougie ce 15 janvier 2019, indique que ces financements mobilisés auprès des investisseurs, permettront à Algo Drone de développer le volet recherche et développement, puis de lancer la conquête du marché international avec les drones «made in Cameroon» et «Cyclop», son offre d’intelligence artificielle.

«La première levée de fonds (environ 124 millions FCfa, Ndlr) nous a permis d'acquérir de l'expertise, la seconde nous permet de grandir (…) Les contributeurs sont étrangers. Je suis content d'avoir un board international, qui m'apporte plus de 30 ans d'expériences d'un coup. Ceci dit, je trouve un peu dommage d'être le seul africain à la barre», commente le jeune entrepreneur camerounais, qui dit avoir reçu de nombreuses commandes en provenance d’Afrique centrale et de l’Ouest, depuis la présentation officielle des premiers drones fabriqués au Cameroun, le 2 février 2018.

«Nous avons reçu commande d’une centaine de drones. Mais, nous n'avions pas la capacité de production suffisante pour adresser la demande. Nous avons fait les ajustements nécessaires sur le dernier semestre de l’année 2018, lesquels ajustements ont porté leurs fruits au cours du dernier trimestre. En effet, entre octobre et décembre 2018, nous avons enregistré plus de commandes qu'en 2 ans. Il fallait juste accepter de céder une partie de la chaine de production à des partenaires techniques, notamment sur la partie matérielle, tout en gardant en interne la propriété intellectuelle et la partie logicielle du drone», confie-t-il.

InvestirauCameroun.

La Camerounaise Josiane Salomé Tchoungui vient d’être promue au poste de directrice générale d’Orabank Benin, a appris APA vendredi de sources concordantes. Après avoir occupé de hautes responsabilités dans plusieurs institutions bancaires notamment la BGFI Bank Cameroun dont elle a passé cinq années comme directrice générale adjointe celle-ci devra maintenant faire ces preuves au Groupe Orabank qu’elle a rejoint en septembre 2018.

DG Orabank

Selon des sources, la nouvelle directrice générale de ce groupe bancaire pour le Bénin âgée à peine de 40 ans, devra gérer une banque dotée d’un capital de 8 558 240 000 XOF, soit 93,68% du capital global d’Orabank.

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A la tête d’une banque qui cumule presque trente ans d’activité, Josiane Salomé Tchoungui devra veiller davantage à la mise en œuvre des trois convictions majeures d’Oragroup.

Il s’agit entre autres, d’accompagner le secteur privé, financer les programmes d’infrastructures et valoriser l’épargne.

Ses activités devant aller dans le sens de donner plus de visibilité aux produits et services qu’offre la banque: solutions de banque à distance, produits de bancassurance, solution monétique avec des cartes bancaires sous régionales, service de transfert d’argent, crédits à court, moyen et long termes.

Lejournalducameroun.

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