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Source: Voice of Africa (VOA)

Expert

Comment se préparer au confinement total

Avec la progression lente mais constante du virus CORONA selon les chiffres du gouvernement, 209 cas à l’heure où nous publions cet article, de réelles mesures seront prises afin de stopper l’évolution de la pandémie COVID 19 chez nous. Une stratégie de confinement total sans une réelle préparation, peut être encore plus catastrophique au vu de l’organisation des structures sociétales de notre pays. Des troubles surviendront certainement à cause de la famine, qui aura eu raison de ceux qui par leur travail bénéficient de revenus quotidiens. L’application des mesures prises par le gouvernement devrait considérer les spécificités de notre société. À situations exceptionnelles mesures exceptionnelles. Le COVID-19 ne doit pas faire de ravages au Cameroun. Les règles de confinement ne pouvant être suivies à la lettre par les populations, il est important de les adapter à notre contexte en mettant de l’emphase sur la fermeté décisionnelle. La situation de désobéissance observée au Cameroun est le résultat d’un contexte économique défavorable pour les citoyens, qui ne sauraient rester enfermés dans leurs maisons sans toutefois savoir d’où viendra leur pain quotidien. La gestion d’une telle catastrophe, d’une guerre bactériologique comme celle du COVID-19, mérite que l’on mette en place un plan d’urgence confinement dont les mesures peuvent être résumées ainsi. L’Etat en tant que détenteur des mesures de coercition et dans sa mission de sauvegarde de ses composantes doit passer par des règles qui vont certes mettre à mal le fonctionnement normal de la société, mais dont l’objectif sera de sauver la vie d’un maximum de camerounais. Les prévisions de propagation de la maladie telles qu'annoncées par les organismes internationaux de santé qui estiment que, le Cameroun court le risque de vite rejoindre l’ensemble des Etats africains qui ont déjà opté pour un durcissement des mesures de protections et de sécurisation en évoquant ici l’état d’urgence sanitaire. Allons-nous arriver au confinement total ? Faut–il faire un confinement total au risque de créer en plus de cette situation exceptionnelle, du désordre ? Sommes-nous préparés à cela ? Afin d’éviter une telle catastrophe au Cameroun, qui visiblement souffre d’un déficit en matière de politiques de prospectives dans ses prévisions et ses plans d’urgence en cas de catastrophe naturelle. Voici quelques propositions.

Dans le domaine des Transports

Sur le plan macroscopique, précisément lorsque l’on évoque les moyens de transport, au Cameroun, ce secteur n’est peut-être pas aussi développé qu’en occident vu que nous n’avons ni métro, ni TGV, ni de véritables bus de transport intra-urbain. Du moins, la proportion par habitant pour les villes de Yaoundé et Douala est faible environ 1 bus de transport public pour 200 000 habitants. Comment réduire les risques de propagations du COVID -19 au Cameroun si les citoyens camerounais doivent assurer le service minimum ? Le fait que le confinement ne veut pas dire la mort ou l’arrêt total du fonctionnement de notre pays. Plusieurs services vitaux doivent assurer la survie de l'Etat. Les fonctionnaires, les banquiers et autres personnels de transfert de fonds, les agents des services vitaux tels que la distribution de l’eau et de l’énergie, des hydrocarbures le personnel de santé, les fonctionnaires de polices, les agents des forces de l’ordre tels que les gendarmerie et les forces armés, ainsi que le personnel indispensable au fonctionnement des TIC,  les producteurs agricoles sont appelés à assurer la continuité de la sauvegarde sécuritaire, alimentaire et sanitaire des 25 Millions d’âmes présentes au Cameroun. Plus que jamais nous avons besoin d’eau, nous avons besoin d’énergie, des réseaux mobiles, d’argent et de nourriture et de soins médicaux. 

L’indispensable réquisition dans les transports :

Il faut reconnaitre la spécificité du système de transports public au Cameroun, dans le cadre de l’urgence sanitaire qui se présente l’on pourrait mettre en place un système de transport en commun capable de déplacer tous les fonctionnaires, agent de l’Etat, et les travailleurs des secteurs clés, à savoir le personnel de la santé et même les fermiers et autres agriculteurs.

Pour cela, il faut stopper le transport inter-urbain de masse. Affecter tous les véhicules gros porteurs et les véhicules de transport de plus de 20 places au transport des personnels des secteurs indispensables au fonctionnement de la République. On pourrait également affecter à chaque véhicule un agent des forces de défense et de sécurité et un agent des services de la santé qui seront chargés de faire appliquer la règle du respect de la distance de sécurité à l’intérieur des véhicules et, par la même occasion ceux-ci offriront des tests de dépistage du COVID-19 à tous les passagers.

Cette situation va évidemment mettre au chômage technique des milliers de Camerounais qui vivent du transport par taxi et par moto-taxi. L’occasion est ainsi donnée à l’Etat de déployer une opération de recensement des acteurs du secteur taxis et moto taximen à travers leurs différentes structures syndicales. Le sacrifice supplémentaire ici sera d’octroyer à ces travailleurs du quotidien une indemnité qui sera calculé de façon équitable en fonction de leur secteur d’activité, pour que ces travailleurs puissent faire vivre leur famille. Nous reviendrons sur le volet financement.

La nécessité de faire vivre les marchés.

Il est évident que le réel danger d’un confinement total serait de priver les Camerounais de leur ration alimentaire. Surtout qu’une grande partie de cette population vit du marché quotidien. Pour assurer le ravitaillement, plusieurs pistes sont exploitables. D’abord ce qu’il ne faudrait pas faire, c’est : fermer totalement les marchés. Cela serait tout simplement un suicide économique tant pour les producteurs que les consommateurs. Par contre une régulation accrue des flux entrants et sortants des produits vivriers serait l’idéale. Il est important de réduire le contact entre les producteurs et les revendeurs (euses) dans les villes. Pour ce qui est du ravitaillement en matière de vivres et de nourritures. Il serait vital de mettre en place un système d’approvisionnement qui se base déjà sur le réseau en place entre les grands centres urbains et les zones de productions agro-pastorales. Mais les points de chute devront être multipliés pour éviter les attroupements. Par exemple, l’approvisionnement en produits maraîchers ne peut plus seulement être à certains point des grandes villes, l’on pourrait « décentraliser » ces opérations et les emmener directement dans les points de revente.  

Décongestionner les marchés en créant de multiples pôles de ravitaillement en vivre frais. Rapprocher les revendeurs des zones d’habitations afin d’éviter les mouvements de citoyens allant des quartiers vers les marchés. Les dispositions de ces lieux de commerces ne sont pas suffisamment emménagées pour faire respecter les mesures de sécurité. Leur architecture qui favorise la promiscuité entre les individus. Avec l’existence des marchés périodique de la MIRAP, ceux-ci peuvent donc servir à une distribution contrôlée de la qualité des produits tout en respectant les prix. Par contre il n’en demeure pas moins que les acteurs des secteurs non vitaux tels que la vente de vêtement et la petite industrie, et les autres types de commerces ambulant se verront lésés.

Au niveau social

Les propriétaires de commerces avec employés, des vendeurs à la sauvette, les restaurateurs, les travailleurs des PME : eux aussi doivent bénéficier d’un minimum d’attention, et d’accompagnement parce que ceux-ci vivent également de revenus quotidien (au jour le jour). Cette opération permettra aussi d’avoir une base de donnée de tous ces vendeurs à la sauvette dont l’activité économique journalière génère des revenus l’on pourrait prendre des dispositions afin de leur donner accès à un minimum vital pour éviter qu’ils ne se retrouvent désœuvrés, affamés et peut être muté en pilleurs. Plusieurs millions de camerounais sont ainsi menacés de mal nutrition durant cette période de confinement total.

Cette diminution drastique des activités entraînera une réelle baisse des revenus et par conséquent de la consommation. La gratuité des services de fourniture en eau, en énergie hydrocarbures et des télécommunications doivent durant cette période donner la possibilité aux Camerounais confinés de pouvoir jouir d’une fourniture continue en eau et en électricité et en carburant.  Ce qui permettraient de maintenir le contact minimal entre les individus et de s’informer.  Avec le cours mondial du Baril de pétrole Brut qui est en chute libre il se vend à moins de 20$ US c’est l’occasion pour l’Etat camerounais de revoir les prix du carburant à la baisse vu qu’il subventionne déjà suffisamment lorsque les cours normaux, mais néanmoins en cette période de crise la baisse des revenus de va entraîner une baisse de la consommation, au risque d’arriver à un arrêt total des activités, il est important de baisser les prix du carburant à la pompe. Aussi, il est important de surseoir à certaines taxes, notamment la TVA et revoir les tarifs douaniers à la baisse, surtout en ce qui concerne les produits de premières nécessités et les équipements médicaux.

L’Etat seul ne saurait supporter toute cette charge. Le chef de l’Etat a lancé un fond de solidarité. Ce qui permet aux industriels et hommes d’affaires de contribuer à cet effort national en faveur de la prise en charge de malades de COVID-19 Un appel doit aussi être fait en faveur des familles afin que les chefs puissent faire respecter les mesures de confinement et surtout d’accroître la solidarité, au nom de la survie de notre pays. Voilà pourquoi il est impératif d’établir un système de solidarité. Démontrer la légendaire solidarité africaine ne doit plus être un slogan. Désormais, les plus nantis devront faire preuve d’altruisme. Au sein des familles d’abord, prendre en considération les situations de ceux-là qui sont sans revenus et leur venir en aide. Les plus riches pourront mettre à la disposition des moyens financiers et logistiques qui aboutiront à la confection d’un paquet minimum vital permettant aux familles de se ravitailler gratuitement en produits de première nécessité. Il s’agit ici de distribuer ces paquets dans les zones défavorisées.

 GONTRAN ELOUNDOU

Analyste politique

 

Gontran ELOUNDOU

Expert

Le Cameroun vit les heures les plus sombres de son histoire. Une histoire que des milliers de citoyens ont perdu de vue, une histoire qui leur aura été arrachée progressivement, voire effacée. La paix et l'harmonie d'autres fois laissent place, peu à peu, à la violence et au désordre. Communautarisme tribal tout azimut, guerre de sécession, terrorisme, pauvreté, corruption générale, problème de gouvernance, voilà un résumé global qui décrit clairement notre société. Les Camerounais ne sont plus le peuple épris de paix qui a tant suscité l'admiration de tous les Etats de notre continent, nous dirons même du monde entier. Comment avons-nous fait pour en arriver là ? Voilà une question qui mérite d'être posé, surtout que nous savons que le pire peut encore être évité. Éviter le chaos, qui ne semble plus être lent, le chaos qui arrive à grand pas.

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L'histoire du Cameroun s'est faite au prix de grands sacrifices, le sang versé par nos ancêtres dans les travaux forcés durant la colonisation a permis que notre pays soit doté de routes, de chemin de fer, de ponts, et même de bâtiments. Le sang versé par les premiers leaders politiques indépendantistes avec à la clé des millions de morts dans plusieurs villes de notre pays. Morts dont la conséquence a donné le Cameroun grand gagnant. Il a gagné son indépendance, et aussi, il a gagné une démocratie à la sortie de l'ère coloniale. La volonté d'unir ce pays qui présentait déjà les signaux de la fragmentation et du repli identitaire a été l'œuvre de la première République de notre pays, il faut le dire, cela aussi s'est fait au prix de nombreux sacrifices. Cette unité, douloureusement construite a été le socle de la nation camerounaise et aujourd'hui nous en sommes fières. La conquête de la liberté d'expression et de la démocratie aura été le parachèvement d'une lutte acharnée qui aura connu également des sacrifices importants. Le Cameroun s'est construit sur le sang. Sang des martyrs qui au prix de leur vie ont tout fait, tout donné pour que ce pays rayonne à travers le monde. Un rayonnement dont l'éclat semble de plus en plus terne. Ternis par une inconscience collective qui doit être dénoncée.

Après tant de sacrifices consentit par notre pays, la préservation de ces acquis devrait être la seule motivation des Camerounais. Malheureusement, nous observons une réelle distance entre ce qui devrait être et ce qui est. Le patriotisme n'existe plus, le désir de progrès et de développement laisse place à l'individualisme nombriliste. Le respect des valeurs citoyennes disparaît. Les arnaques dans les services publics sont une norme, la recherche effrénée du plaisir n'est que la seule motivation des citoyens. La solidarité africaine s'amenuise peu à peu, désormais le seul maître est l'argent. La richesse du pays est inconsciemment dilapidée, la pauvreté grandit, les maux sociaux s'accroissent. Une peinture bien sombre qui ne laisse la place à aucune fiction. La division s'installe. Les conflits inters ethniques qui n'étaient que des incidents mineurs tendent à se répéter régulièrement. Ce qui laisse croire à une mésentente mutuelle générale. La gestion des crises est de plus en plus chaotique. La notion de l'arbre à palabres passe pour obsolète.

Il suffit d'une étincelle, et le Cameroun peut s'enflammer. La pauvreté et le désarroi qui mène au désœuvrement poussent les uns et les autres à chercher des exutoires. Ces échappatoires sont : la drogue, l'alcoolisme, et la débauche. Signes d'une société à l'agonie. Aujourd'hui, la violence prend le dessus. On peut recruter dans ce pays pour quelques milliers de francs des mercenaires capables de se donner la mort sous le fallacieux prétexte que leur famille survivra mieux. Les jeunes sont orientés vers le sexe, ils sont violents, ne parlent que d'argent, ils s'entretuent. Fuyant nos responsabilités l'on préfère accuser le système éducatif. Qu'en est il de la responsabilité des parents, sous hypnose télévisé, ils ont abandonné l'éducation de leurs progénitures aux enseignants à l'école, pourtant l'on sait que l'école instruit. Le désintérêt et le désamour qu'ont les citoyens vis-à-vis de leur propre pays se manifestent par un incivisme grandissant. Il suffit de regarder l'aspect de nos métropoles, le désordre urbain y est bien encouragé.

Le Cameroun est malade. Le malade souffre de l'intérieur et est pourchassé de l'extérieur. Le pays est en mal de gouvernance, il est tribalisé, divisé. Les hommes politiques semblent moins enclins à prendre leurs responsabilités. Proposer des thérapies pour ce grand malade est loin d'être leur rôle. Ils veulent être des stars qui paradent effectivement à la recherche non pas de l'accomplissement véritable de leur mission politique, mais plutôt le plaisir narcissique du pouvoir. Ils veulent de la reconnaissance. Ils se voient tous rois sans mesurer la lourde tâche qui est celle de conduire ce pays. Se faire applaudir est devenu une addiction, une dépendance qui dépasse le véritable appel sous le drapeau. Ils n'ont pas encore pris la mesure de la lourde mission politique qui est celle de trouver des solutions aux problèmes de ce Pays. Ce pays fonce droit dans un mur et nous en sommes tous responsables. La citoyenneté est d'abord une question individuelle.

L'observation de l'agitation internationale autour du Cameroun montre bien qu'il existe un plan extérieur pour ce pays. Est ce que les martyrs et héros de ce pays auraient pu accepter cela ? Auraient ils pu permettre que 60 ans après les indépendances, que ceux qui sont les causes de problèmes soient encore ceux à qui l'on demande de venir les résoudre ? Des Camerounais se réjouissent de savoir qu'une intervention extérieure viendrait libérer leur Pays. Avons-nous déjà vu un opposant d'un pays occidental souhaiter de l'aide extérieure ? La question du patriotisme est à revoir chez nous. Sommes-nous prêt à vendre ce pays aux autres pour venir à bout d'un adversaire politique aussi coriace soit il ? Il est important que les citoyens de notre nation multiculturelle se ressaisissent et mettent le Cameroun au centre de leur réflexion. Notre ennemi commun vient de l'extérieur. Il n'est pas Boulou, ou bamileke encore moins Bassa, parce que ces trois mots, désignent une richesse que l'on ne trouvera nul part ailleurs, à part au Cameroun. cette richesse culturelle doit être préservée. Cela passe par l'impérieuse tache qui consiste à prendre conscience de ce qu'aucun Camerounais aussi individualiste soit il ne saurait travailler contre son pays. Toute action positive menée sur le sol camerounais n'est faite que pour le rayonnement du Cameroun. Nous souhaitons le meilleur pour notre Pays et espérons que nous ne seront point la main criminelle qui finira par tout embraser.

Gontran ELOUNDOU

Analyste politique.

QUAND L'AVERSION ANTI-REGIME AMENE DES CAMEROUNAIS A SOUHAITER LE CHAOS POUR LEUR PROPRE PAYS : UNE EXPRESSION TYPIQUE DU COMPLEXE DU COLONISE.

A demi-conscients de leur déficience mobilisatrice qui résulte de leur prédilection pour le byzantinisme et la zizanie, nombre de camerounais ne savent que faire montre d'une disposition à la trahison de leur pays qu' ils veulent masquer derrière leur aversion pour le régime . c'est dans ce registre que nombre d'entre eux appellent quasiment de leurs vœux, des actions fortes voire destructrices d'ingérence étrangère et de neutralisation même musclée de leur souveraineté. Leur haine maladive et morbide du système gouvernant leur fait minorer les coûts exorbitants d'une dynamique de stigmatisation internationale du système gouvernant pour l'ensemble du pays et surtout pour les couches démunies et défavorisées.

Cette haine du système gouvernant glisse même vers une haine du pays comme quand on voit des gens censés être lucides qui soutiennent la barbarie ravageuse et furieuse des hooligans séparatistes parce qu'elle met en question le contrôle gouvernant, passant cyniquement par pertes et profits les souffrances infligées aux populations. les mêmes complètement versés dans la mauvaise foi patentée qui est le produit de cette aversion anti-régime exultent quand le parlement européen prend à parti le Cameroun en appelant même le gouvernement du Cameroun à négocier avec les séparatistes. pourtant, on sait par quel unanimisme, ces instances politiques officielles européennes ont réprouvé tout soutien aux séparatistes catalans pour conforter la volonté de l'Espagne de maintenir son unité politique. 

Avec une légèreté remarquable, ces gens immatures ne remarquent même pas que jamais ces cercles officiels européens n'ont invité le royaume d'Espagne à dialoguer avec des séparatistes catalans pourtant non armés !!! obsédés par le souhait de voir le régime s'effondrer du fait des effets de cette crise anglophone, ces gens à la fibre républicaine inexistante ou inconsistante ne mesurent pas les dangers que la réussite éventuelle du séparatisme armé Ambazonien comportent pour l'unité politique et nationale du cameroun.ont voit bien certains de ces acteurs fort peu au fait des dynamiques diplomatico- stratégiques, croire que le recours à des sanctions politiques et économiques contre les gouvernants et le pays conduira nécessairement vers l' effondrement du régime et appeler de leurs vœux de telles mesures qui sont mécaniquement draconiennes pour les populations et pour l' économie politique de leur nation!!! pourtant, l'expérience montre que bien des gouvernements africains ou non-africains ont résisté à de telles mesures et que ce sont plutôt les pays qui ont encaissé le gros des chocs. 

Les mêmes renégats stagiaires vont même jusqu' à souhaiter que le régime soit renversé par une intervention internationale contrôlée par l'impérialisme collectif des centres dominants occidentaux de la globalisation pan capitalistique. ils ne savent pas que de manière structurelle, une telle intervention ne peut correspondre qu' à l'imposition malicieuse d'une démocratie coloniale peu porteuse de chances d'une souveraineté concluante et productrice.

Mathias Eric Owona Nguini.

© AP Photo / Mohammed El-Sheikhy

Dossier spécial

Début avril, les forces de l'Armée nationale libyenne (ANL) ont lancé une offensive sur la capitale Tripoli, quelques jours avant la réunion d'une conférence nationale pour discuter de l'avenir du pays. Le maréchal Haftar adoubé à l'est et à la tête de l'ANL entend "purger l'ouest des terroristes".

Le maréchal Khalifa Haftar, à la tête de l'autoproclamée Armée nationale libyenne, a lancé une offensive contre la capitale libyenne Tripoli début avril, faisant planer le spectre d'une nouvelle guerre civile dans le pays. Devenu maréchal il y a trois ans après avoir sécurisé le croissant pétrolier libyen, il a su s'imposer au terme de nombreuses années comme un leader militaire et il a bénéficié de puissants soutiens internationaux. Retour sur les faits d'armes de celui qui commanderait une force de 25 000 hommes (certaines sources parlent de 70 000 combattants).

La longue carrière militaire de Khalifa Haftar

À 75 ans, le maréchal Haftar a une longue carrière militaire derrière lui. En 1969, l'officier né à Ajdabiya, dans l’est du pays, participe auprès de Mouammar Kadhafi au coup d'État qui renverse le roi Idris Ier. Quelques années plus tard, il est envoyé au Tchad, en conflit avec la Libye. C'est une lourde défaite pour la Libye, au moins 1 200 des 4 000 soldats libyens sont tués, plus de 400 emprisonnés dont Khalifa Haftar. Désavoué par Kadhafi, il rejoint l'opposition et forme la "force Haftar", branche militaire du Font national du salut de la Libye, avec l'aide des Américains et du président tchadien de l'époque Hissène Habré, dans l'espoir de renverser le dictateur. Mais Idriss Déby prend le pouvoir au Tchad, les opposants libyens doivent partir et sont exfiltrés par les Américains.

Dans les années 1990, Khalifa Haftar quitte donc la région pour rejoindre les États-Unis où il est exilé durant une vingtaine d'années. Il vit en Virginie, près de Langley et du siège de la CIA. On lui prête alors des relations étroites avec les services de renseignement nord-américains en vue de renverser Kadhafi.

C'est en 2011 que le général est de retour dans son pays natal. Il rejoint alors le soulèvement militaire contre Mouammar Kadhafi. Au même moment naît l'Armée nationale libyenne, dont le général Haftar prend la tête. S'il est bien accueilli par la population à Benghazi, il ne parvient pas pour autant à s'imposer comme l'une des figures sur le plan militaire.

Le tournant a lieu trois ans plus tard, en 2014. Benghazi est en proie à d'importantes violences, une montée des assassinats et des attentats. Le général Haftar lance alors une grande offensive militaire dans la ville de l'est libyen, en ralliant à ses côtés une partie de l'ancienne armée de Kadhafi, des officiers et des forces tribales. C'est ainsi que le général lance une guerre contre le terrorisme et les groupes armés.

"Il a beaucoup utilisé le discours sécuritaire et de lutte contre le terrorisme pour susciter un soutien de la part de la communauté internationale", commente Virginie Collombier, professeure à l'Institut universitaire européen de Florence et spécialiste de la Libye. Après plusieurs années de guerre, Benghazi est sécurisée, tout comme plusieurs villes de l'est libyen. "Khalifa Haftar a construit sa légitimité sur cette sécurisation des villes de l'est et sa lutte contre le terrorisme", ajoute Virginie Collombier. 

C'est d'ailleurs après son succès à l'automne 2016 que le général Haftar est nommé maréchal par le président du Parlement libyen, Aguila Salah Issa. Une récompense pour avoir réussi à sécuriser le croissant pétrolier, dont des groupes armés dirigés par Ibrahim Jadhran avaient pris le contrôle. Une opération qui lui donne aussi "une popularité au-delà de la région de Cyrénaïque" (Est) estime la journaliste Roumiana Ougartchinska, autrice du livre "Pour la peau de Kadhafi" et qui a rencontré à plusieurs reprises le maréchal Haftar. 

De ses nombreuses actions sur le terrain, à la tête de l'autoproclamée Armée nationale libyenne, le maréchal Haftar s'impose peu à peu comme un acteur central du jeu politique. Il gagne en réputation et en crédibilité puis devient l'un des personnages incontournables "au cours de l'année écoulée essentiellement" selon Virginie Collombier, en jouant de sa carte "lutte contre le terrorisme" vis-à-vis de l'extérieur. "Il a été beaucoup aidé à jouer un rôle plus important par des initiatives diplomatiques extérieures, notamment par la France" explique la chercheuse, "il est alors devenu un acteur acceptable"jusqu'à être invité à la table des négociations comme un acteur majeur, notamment par les initiatives françaises.

D'après les observateurs, le maréchal Haftar a bénéficié jusqu'à présent des soutiens de la France, de la Russie et des Émirats arabes unis. Suite à son offensive sur Tripoli, ils se font désormais plus discrets.

Selon un communiqué du Gouvernement d'union nationale libyen, basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, le Président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec le chef du gouvernement libyen Fayez al-Sarraj, lui affirmant "son refus total de l'offensive contre la capitale, la mise en péril de la vie des civils et la nécessité de stopper cette attaque". Officieusement, la France dément tout plan secret pour mettre au pouvoir le maréchal Haftar et assure qu'aucune légitimité ne lui sera reconnue s'il venait à prendre le contrôle de Tripoli.La Russie a, elle, appelé toutes les parties à la retenue pour éviter le bain de sang. Plusieurs experts affirment qu'en coulisses, la Russie soutient le maréchal, reçu à l'été 2017 à Moscou. D'après Virginie Collombier, "la Russie s'est d'ailleurs opposée à l'adoption d'une résolution visant le maréchal Haftar"dimanche lors du Conseil de sécurité de l'ONU. 

Américains et Britanniques appellent de leur côté à la sanction contre le maréchal Haftar et l'accusent d'être responsable avec ses alliés de l'escalade de ces derniers jours. Beaucoup relèvent enfin sa visite auprès du roi Salman à Riyad, fin mars dernier, juste avant son offensive.

Franceculture.Fr

Le camp présidentiel n’a pas attendu les résultats officiels pour féliciter son vainqueur. Le premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a affirmé que le président sénégalais Macky Sall a été réélu en remportant « au moins 57 % » des voix lors du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 24 février.

« Les résultats nous permettent de dire qu’il nous faut féliciter le président Macky Sall pour sa réélection », a déclaré M. Dionne qui s’exprimait vers minuit (heure locale, 1 heure à Paris) au siège de la coalition présidentielle à Dakar.

Les résultats officiels des commissions de recensement des votes doivent être publiés dans chaque département avant mardi à midi, puis seront proclamés à l’échelle du pays par la Commission nationale de recensement au plus tard vendredi à minuit. Un éventuel second tour, compte tenu des délais légaux de proclamation, de possibles contestations et de la campagne, se tiendrait vraisemblablement le 24 mars.

S’exprimant moins d’une heure plus tôt lors d’une conférence de presse conjointe, les deux principaux rivaux de Macky Sall avaient mis en garde contre toute proclamation prématurée de victoire du camp présidentiel.

« A ce stade, un deuxième tour s’annonce et les résultats qui sont déjà compilés nous permettent de le dire », a déclaré l’ancien premier ministre Idrissa Seck, qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle, assis aux côtés du député « antisystème » Ousmane Sonko. « Cette volonté de changement, nous l’avons notée, et au regard des premières compilations d’information que nous avons, vous l’avez majoritairement exprimée en faveur de l’opposition », a-t-il ajouté, en invitant les Sénégalais à « préparer soigneusement » le second tour.

« Dans l’état actuel du dépouillement, aucun candidat, je dis bien aucun candidat, moi y compris, ne peut se proclamer vainqueur de l’élection présidentielle », a ensuite averti Ousmane Sonko.

Face à Macky Sall, largement en tête dans de nombreux bureaux de vote selon de premiers résultats parcellaires égrenés par les médias locaux dans la soirée, les deux hommes paraissaient être les deux seuls à être en mesure de se qualifier pour un éventuel second tour.

Lemonde.fr

L'opposant Martin Fayulu.

Dossier spécial

Le candidat d'opposition Martin Fayulu a prévenu mardi que les Congolais connaissaient "le véritable vainqueur de l'élection présidentielle" et il a mis en garde la Commission électorale "contre toute tentative de travestir la vérité des urnes" en République démocratique du Congo.

"Le peuple congolais connaît déjà le résultat rendu public par affichage devant les bureaux de dépouillement" et "le véritable vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018", a affirmé M. Fayulu, lors d'une de ses premières déclarations à la presse depuis le scrutin du 30 décembre.

M. Fayulu et cinq autres candidats mineurs ont mis en garde la Commission électorale "contre toute tentative de travestir la vérité des urnes".

Ils ont appelé la Commission électorale "à publier dans un bref délai les résultats provisoire de l'élection présidentielle".

La Commission électorale a reporté dimanche sine die la proclamation de l'élection présidentielle du 30 décembre, affirmant n'avoir traité que 53% des résultats.

M. Fayulu a affirmé que "la Céni après avoir pris connaissance des vrais résultats (...) s'est abstenue délibérément de les rendre public en violation de son propre calendrier pour des raisons inavouées".

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Cette attitude selon lui suscite des "suspicions légitimes diverses qui alimentent la tension politique".

"Les résultats électoraux ne se négocient point et en aucun cas, ni le peuple congolais ni nous-mêmes n'accepterons de tels résultats", a déclaré M. Fayulu.

Mardi, le parti historique de l'opposition, UDPS a déclaré que son candidat Félix Tshisekedi était "pressenti gagnant" de la présidentielle et que ce dernier et le président Joseph Kabila avaient "intérêt" à se rencontrer "pour préparer la passation pacifique et civilisée du pouvoir"

La présidentielle doit désigner le successeur de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et qui ne pouvait pas se représenter.

Parmi les trois poids lourds de l'élection figurent, pour l'opposition MM. Fayulu et Tshisekedi, et pour le pouvoir, l'ex-ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary.

Voiceofafrica.com

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