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Un nouveau massacre a été perpétré samedi au Burkina dans un marché du village de Silgadji dans le nord du pays où des hommes ont été exécutés après avoir été séparés des femmes, ont indiqué ce mardi des sources locales, dans une région régulièrement ciblée par des attaques djihadistes.


Le bilan de cette attaque est impossible à établir dans l’immédiat, mais plusieurs témoignages évoquent près de cinquante morts. Une source sécuritaire a évoqué de son côté une attaque djihadiste qui a fait 10 à 30 morts soulignant que le bilan des victimes est difficile à établir, car ce sont des chiffres avancés par des personnes ayant fui la localité.

Les terroristes toujours sur place ?


Selon les habitants (de Silgadji) qui sont arrivés (dimanche), les attaques ont eu lieu depuis le samedi. Les terroristes ont encerclé les populations au marché du village, avant de les séparer en deux groupes. Les hommes ont été exécutés et les femmes sommées de quitter le village, a déclaré lundi à l’AFP par téléphone un habitant de Bourzanga, ville où sont arrivés des gens fuyant Silgadji

.
Les terroristes, selon les habitants, ne sont pas partis. Les groupes armés sont toujours dans les environs de Silgadji et Naguèré. Hier, lundi, ils étaient encore dans Silgadji et ses environs où ils ont vandalisé des installations téléphoniques, poursuit cette source locale.


Les éléments de sécurité tentent de se rendre sur les lieux, mais les accès au village ont vraisemblablement été piégés avec des mines artisanales donc il faut procéder avec prudence, a précisé cette source.


Ce massacre intervient moins d’une semaine après l’attaque des villages de Nagraogo et Alamo un peu plus au sud dans la province de Sanmatenga. Les assaillants avaient tiré dans le marché tuant 36 personnes, tous des civils.
Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015.


Crise humanitaire


Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences malgré l’aide de forces étrangères notamment de la France, présente avec 4 500 hommes dans le cadre de l’opération antidjihadiste Barkhane dans le Sahel. Selon l'ONU, les attaques djihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4 000 morts en 2019.
Ces attaques ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et réfugiés qui fuient les violences.


C’est la crise humanitaire qui grossit la plus vite au monde. En févier 2019, il y avait 60 000 déplacés au Burkina. Il doit y en avoir plus de 600 000 aujourd’hui. Les gens ont peur, a souligné lundi Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en visitant Barsalogho, petite ville du nord du Burkina Faso qui accueille 10 000 déplacés et refugiés.


Ce chiffre devrait atteindre 900 000 personnes d’ici avril de cette année, alors que les violences continuent de contraindre des familles à quitter leur foyer, a estimé Jan Egeland, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des affaires humanitaires.

OUEST-FRANCE.

Un incident survenu dans la nuit du 18 au 19 janvier 2020 entre les gares de Goyoum et Belabo, dans la Région de l’Est, perturbe les circulations des trains.

Un incident survenu dans la nuit du 18 au 19 janvier 2020 entre les gares de Goyoum et Belabo, dans la Région de l’Est, perturbe les circulations des trains.

Les conséquences ont conduit à la suppression totale du transport des voyageurs sur l’axe Yaoundé – Ngaoundéré.  En effet, les trains couchettes au départ de la capitale politique à destination du chef-lieu de la Région de l’Adamaoua sont suspendus.

« Camrail rassure son aimable clientèle, ainsi que le public, qu’elle met tout en œuvre pour que les circulations ferroviaires soient rapidement rétablies sur cet axe, et compte sur la bonne compréhension de tous » a rassuré le concessionnaire du chemin de fer camerounais dans un communiqué de circonstance publié ce dimanche 19 janvier 2020.

Sur les 1 500 00 passagers et 1 650 000 tonnes de fret transportés par an par les trains de la compagnie Cameroon railway, le plus grand nombre est enregistré sur l’axe Yaoundé – Ngaoundéré.

CAMEROON-INFO.NET.

Environ 106 bourgades ont été attaquées et incendiées, depuis octobre 2017, dans les deux régions anglophones du Cameroun, en proie à une crise sociopolitique, selon le Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique (CHRDA), dans une note. Plusieurs bourgades incendiées dans les régions Anglophones.

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"Depuis octobre 2017, après les premiers raids militaires, 106 villages ont été attaqués, brûlés et leurs habitants ont complètement ou partiellement déserté les villages", indique le président du CHRDA, Me Agbor Nkongho, précisant que "65 ont été dénombrés de la région du Nord-ouest et 41 dans le Nord-ouest." Sur les 65 bourgades répertoriées dans la région du Sud-ouest, "45 sont gravement touchées", tandis que "25" sur 41 le sont, dans le Nord-Ouest, selon le CHRDA, qui dit avoir "documenté des preuves de ces crimes (à travers) des témoignages oculaires, enregistrements vidéos et photographiques". Depuis plus d’un an, le Nnord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, traversent une crise sociopolitique.

La situation s’est dégradée avec l’interpellation au Nigeria de 47 séparatistes, dont Sisiku Ayuk Tabe (leader) et leur extradition au Cameroun. Les combats entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et des hommes armés se réclamant des "forces de restauration de l’Ambazonie", un Etat imaginaire, sont devenus fréquents. Plusieurs organisations internationales accusent le gouvernement camerounais et les séparatistes d’exactions dans le conit qui les oppose depuis plusieurs mois. "La destruction de biens appartenant à des civils, le pillage et l'incendie illicites et à grande échelle de villages par l'armée camerounaise constituent des crimes de guerre et contre l'humanité", rappelle l’ONG, estimant que ces "actes doivent faire l'objet d'une enquête approfondie et les auteurs traduits devant les autorités compétentes.".

afrique-sur7.fr.

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Un homme de 52 ans nommé Senyatse Lucas Phasha, aurait mis à mort ses quatre (4) enfants en Afrique du Sud, précisément dans le village de Ga-Pasha, Polokwane. La police du Mecklembourg, près de Burgersfort s’est mise à ses trousses. Il suspectait sa femme de l’avoir contaminé du VIH.

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Les corps des enfants ont été découverts dans deux différents endroits de la localité. Le mis en cause aurait informé

uvoisin des assassinats, mardi matin 18 février 2020, et lui aurait aussi fait savoir où se situaient leurs corps.

La police a été alertée ensuite et s’est déplacée sur le terrain.

À leur arrivée,les corps inanimés des trois enfants âgés de 09, 07 et 05 ont été découverts dans les buissons voisins

et celui d’un enfant de 3 ans retrouvé non loin de la montagne locale à presque 3 kilomètres du premier endroit.

Les enquêtes préalables de la Police révèlent que le mis en cause a stoppé le véhicule rame

nant les enfants de l’école le lundi 17 février 2020. Le chauffeur, qui à l’en croire connait le père, s’est arrêté

et a permis que ce dernier emmène les enfants. Trois enfants ont été découverts poignardés à mort.

faché man

 

Senyatse Lucas Phasha

Le plus jeune portait sur lui des plaies béantes. Voici comment les corps ont été identifiés :

  • Katlego Pacha, garçon de 9 an
  •  Joyce Pacha, fille de 7 ans
  •  Tshepo Phasha, fille de 5 ans
  • Adel Phasha, garçon de 3 ans.

Les réseaux sociaux rapportent que l’homme a traité d’infidèle la mère de ses enfants et estime qu’elle l’a contaminé

du VIH. Le lieutenant-général Nneke Ledwaba, commissaire provincial des services de police sud-africains à

Limpopo, s’est rendu sur les lieux et condamne fermement cet acte. Car, il trouve qu’il a été commis par celui qui

devrait protéger les victimes. Néanmoins, les enquêtes de la police suivent leur cours.

MALIJET.CO

 

crédit Photo:REUTERS/Siphiwe Sibeko

faits divers

Par V.G. avec AFP

Officiellement, Thomas Thabane est parti en Afrique du Sud jeudi pour « raison médicale ». C'est en tout cas la raison avancée par le secrétaire du Premier ministre du Lesotho. Une version suscitant bien des doutes quand on sait que Thabane devait être inculpé ce vendredi pour le meurtre de sa précédente épouse il y a trois ans.

L'affaire remonte au 14 juin 2017. Alors que Thomas Thabane et sa femme Lipolelo, 58 ans, sont en instance de divorce, celle-ci est assassinée alors qu'elle rentre chez elle en voiture dans la capitale Maseru

Le crime se produit deux jours avant que Thomas Thabane ne prête serment au poste de Premier ministre du petit royaume austral à l'histoire politique instable. Lors de sa prise de fonctions, Thabane est assis aux côtés d'une autre femme, Maesaih. Cette femme de 43 ans devient deux mois plus tard la nouvelle épouse du Premier ministre.

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Maesaiah Thabane accusée d'avoir éliminer sa rivale.

Une démission d'ici fin juillet

Pendant deux ans, l'enquête sur la mort de Lipolelo Thabane piétine. Mais depuis quelques semaines, les coups de théâtre succèdent. Début février, Maesaiah Thabane est inculpée du meurtre de sa rivale. Elle est désormais en liberté sous caution.

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Thomas Thabane était pour sa part censé comparaître ce vendredi devant la justice pour être formellement inculpé de meurtre. « Cela a été convenu avec son avocat », assurait jeudi le numéro 2 de la police Paseka Mokete. « Cela ne signifie pas nécessairement qu'il était présent (NDLR : sur le lieu du crime) mais qu'il agissait de concert » avec le ou les meurtriers, a-t-il ajouté.

Au même moment, Thomas Thabane annonçait sa démission au plus tard le 31 juillet. « Je quitterai effectivement le poste de Premier ministre à la fin juillet de cette année ou plus tôt si les préparatifs nécessaires à mon départ sont terminés », a-t-il déclaré sur la radio publique.

« Au-delà de cette date, je serai disponible pour donner des conseils à mon successeur », a-t-il ajouté. L'annonce de son départ n'est pas une grande surprise puisque mi-janvier, Thomas Thabane, 80 ans, avait prévenu qu'il démissionnerait à une date qui restait encore à préciser. Il avait justifié sa décision par son âge avancé.

Un appel téléphonique suspicieux

La réalité est que son parti, la Convention de tous les Basotho (ABC), fatigué par cette affaire, le presse depuis des semaines de partir. Lundi, l'ABC a même frappé du poing sur la table en lui ordonnant de démissionner d'ici jeudi. Un ultimatum que le Premier ministre a donc ignoré.

La population du Lesotho, pays enclavé dans l'Afrique du Sud, s'est dite abasourdie par l'annonce de Thomas Thabane. « Cela défie tout logique qu'il veuille rester au pouvoir malgré la controverse », a réagi une vendeuse de rue dans la capitale, Malefa Mpobole, âgée de 52 ans. « Ce vieil homme devrait partir tant qu'il peut encore le faire. Il nous a déçus […]. Il devrait partir, avec sa femme », a estimé une autre habitante de Maseru, Lenka Ntjabane.

En janvier, la police avait interrogé le chef du gouvernement dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de sa précédente épouse. Dans une déclaration sous serment transmise à la justice, le chef de la police Holomo Molibeli avait accusé Thomas Thabane d'être « impliqué » dans le crime. Il avait fait état d'un appel téléphonique suspicieux localisé à l'endroit du meurtre et passé depuis le téléphone portable du Premier ministre.

Le Premier ministre va-t-il retourner dans son pays après son « contrôle médical » en Afrique du Sud ? Thabo Thakalekoala, son secrétaire, affirme que oui. « Quand les médecins estimeront qu'il va bien, ils le laisseront partir », a-t-il assuré.

SOURCE:LEPARISIEN.FR.

Photo prise sur: Le bled parle

faits divers

La résidence de Calixthe Beyala a échappé à un incendie volontaire. C’est dans la nuit du 18 février que la résidence de la franco-camerounaise a été attaquée par des individus non identifiés.

une bannière de plus
Le domicile de l’écrivaine, situé au quartier Makepé lieu-dit Bijou à Douala, auraient reçu plus de 10 cocktails de bombes artisanales. L’objectif était d’incendier la résidence de la femme de lettres franco-camerounaise. Après avoir commis leur forfait, les malfaiteurs ont pris la fuite.
Calixthe Beyala a confirmé les faits. « Les terroristes ont lancé des bombes sur ma maison. Quand on va les mettre en prison, ils diront beyala est méchante », écrit-elle. Madame Beyala a ainsi réagi sur sa page Facebook.

Les assaillants n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs. Cependant, même si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, un vigile a eu des blessures.
Alertée, la police s’est transportée sur le lieu pour faire les constatations d’usage en vue de l’enquête.

Source ACTUCAMEROUN.

Encore un scandale d’arbitrage qui a eu lieu en direct à la télévision, samedi, à El Eulma.

Le fait est franchement unique dans les annales du football. Cela s’est produit samedi lors de la rencontre entre le MC El Eulma et le NC Magra.

Pourquoi l’arbitre Redouane Necib n’a pas fait sortir le joueur Toufik Bouhafer qui a écopé de deux cartons jaunes ? Comment a-t-il fait une bourde pareille sans qu’il se rende compte ni d’ailleurs les autres arbitres ?

photoDZVID

En France depuis l’âge de 2 ans, Maitre Gims n’est toujours pas français. La star du hip hop a fait la demande, mais la justice ne lui a toujours pas accordé le précieux sésame. « J’avais fait une première demande, qui m’a été refusée il n’y a pas longtemps. Je n’ai pas compris pourquoi », expliquait-il encore à Nikos Aliagas  sur Europe 1. Selon certains sites français, la vie amoureuse du chanteur de 31 ans serait en cause.

Selon Le magazine Closer dans son numéro du 30 mars l’ancien membre du collectif Sexion d’Assaut serait marié à 2 femmes: Demdem son actuelle épouse, et une « Française qui vit au Maroc, et avec laquelle il a eu quatre enfants L’interprète de « Camélon » l’aurait épousée « très jeune » et n’aurait jamais divorcé. La justice française ne reconnait pas la polygamie. Ce qui serait à l’origine de ce refus. 

La justice française ne reconnait pas la polygamie. Ce qui serait à l’origine de ce refus. Une femme dont Demdem « connaît évidemment l’existence. » Dans le documentaire inédit diffusé le 29 mars dernier sur W9, il était effectivement rappelé que le chanteur a épousé Demdem en 2005 alors qu’il n’avait que 19 ans.

culturebene.com.

Ebony reigns.

SOURIRES

Une prophétesse, Akosua Yeboah, a rassuré qu’elle capable de ramener à la vie la star ghanéenne, Ebony, décédée des suites d’un accident de la circulation.

S’exprimant lors d’une interview avec le Capitaine Smart sur la chaîne de radio Adom FM basé à Accra, juste après l’accident, la Prophétesse Akosua Yeboah a déclaré qu’elle allait ramener Ebony d’entre les morts.

EBony Scream 1.

Elle a également demandé à ce que son corps ne soit pas gardé à la morgue, rapporte le site ghanéen, yen. La prophétesse Akosua affirme qu’elle a eu des révélations sur le décès d’Ebony aux premières heures de vendredi et avait prié Dieu qui lui a donné l’instruction de la ressusciter.

« Je demande à ses parents et ses proches de ne pas mettre le corps à la morgue. J’ai prié Dieu et il m’a ordonné de la ressusciter. Dieu a communiqué avec moi et j’ai aussi prié à ce sujet », a déclaré Akosua.

Entre temps, l’ancien président, John Dramani Mahama et le président actuel, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo ont adressé leurs messages de condoléances à la famille durement éprouvée. Plusieurs autres célébrités, dont MzVee, Nana Ama McBrown, Maame Serwaa et Obour, ont exprimé leur consternation face à la mort tragique de Priscilla Opoku-Kwarteng, populairement connu sous le nom d’Ebony.

culturebene.com.

 

On ne peut comprendre la situation actuelle du continent africain sans l’analyser à la lumière des héritages complexes du continent. Celui-ci n’est « né » ni avec les indépendances il y a une cinquantaine d’années, ni avec la colonisation près d’un siècle auparavant, ni avec la « découverte » par les Portugais à la fin du XVè siècle : les Européens n’ont découvert et construit que « leur » Afrique, alors qu’ils étaient, sans le savoir, les derniers arrivés dans une histoire longue de mondialisation. Car les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement, ne serait-ce que parce que l’humanité y est née.

Une construction négative du continent a été conçue au moment où se développait du côté européen la traite atlantique des esclaves noirs. Certes, celle-ci s’ajouta à des traites antérieures plus anciennes, aussi bien vers le monde méditerranéen que vers l’Océan Indien, animées par les Arabo-musulmans depuis le IXe siècle de notre ère. Mais l’originalité de la traite atlantique fut de déterminer une fois pour toutes la couleur des esclaves : au XVIIIe siècle, le mot nègre devint synonyme d’esclave. S’y ajouta le legs racialiste du XIXe siècle qui « scientifisa » la distinction entre race supérieure – blanche bien entendu – et races inférieures. À la fin du XIXe siècle, la traite atlantique a quasi disparu, mais lui a fait place la conviction occidentale – États-Unis inclus – de l’inégalité raciale. Bref l’essor du racisme va caractériser la première moitié du XXe siècle.

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Ce mépris envers les noirs, qui a une longue histoire[1], va être repris par la colonisation. Celle-ci a établi une différence légale entre le citoyen (quelques centaines d’ « assimilés ») et la masse des « indigènes » (natives en anglais), « sujets » assujettis à un système juridique spécial, celui des codes dits de l’indigénat, régime inégalitaire qui ne fut aboli en Afrique subsaharienne française qu’en 1946. Les recherches ont été biaisées par des siècles de préjugés véhiculés par marchands, missionnaires, explorateurs, voyageurs et trafiquants d’esclaves. Leur idée d’Afrique a influencé une majorité d’historiens, d’ethnologues, d’anthropologues et d’économistes de l’époque coloniale et au-delà. Le savant congolais Valentin Mudimbe (professeur à Duke University, USA) en a inventorié et déconstruit la fabrication[2].

Ce que le monde doit à l’Afrique

L’Afrique se situait au carrefour de trois mondes, dont le premier fut évoqué depuis l’Antiquité et le deuxième décrit depuis le Xe siècle par les voyageurs et géographes arabes :

– le monde méditerranéo-afro-asiatique, le plus ancien, qui fut durablement approvisionné en or en provenance du soudan occidental via les caravanes transsahariennes. Hérodote en parlait déjà au Ve siècle avant JC, évoquant les Phéniciens qui pratiquaient cette « troque muette » au-delà des « colonnes d’Hercule ».

– le monde de l’Océan Indien, qui s’épanouit entre le Ve et le XVe siècle, et fut nourri de l ‘or en provenance du Zimbabwe via le port majeur de Sofala, qui en était sur l’Océan Indien le principal débouché. Un archéologue s’est même exclamé que les côtes orientales d’Afrique étaient « pavées de porcelaine de Chine ».

– enfin le monde atlantique, le dernier arrivé, seulement dans la deuxième moitié du XVe siècle. Les Européens n’ont pas « découvert » l’Afrique, ils n’ont découvert que « leur » Afrique. Et comme ils ont dans le même temps découvert l’or des Caraïbes et l’argent du Mexique, ce sont les hommes dont ils vont faire trafic en Afrique. Qui plus est : c’est l’or africain qui a financé les constructions navales portugaises et les premières plantations.

Il importe d’enseigner que les rencontres africaines avec le reste du monde ont chaque fois joué dans les deux sens : les visiteurs – Chinois (jusqu’au XVe siècle inclus, quand l’empereur de Chine interdit les expéditions hors de son Empire), Indiens, Arabes, Portugais puis autres Européens, Américains et Brésiliens sont tour à tour intervenus. Ils en ont tiré grand profit et l’avenir de leurs pays respectifs en a été chaque fois modifié. Mais il en va de même pour l’Afrique : ces chocs successifs ont constamment suscité – comme dans les autres cultures – des métissages culturels et politiques de toutes sortes. Certes, les marchés décideurs étaient le plus souvent situés hors Afrique. Mais cela ne signifie pas que les Africains ont subi passivement l’intervention extérieure. Au contraire, chaque fois, il s’est trouvé des courants et des acteurs novateurs issus de ces nouveaux contacts : sultans de l’or, chefs trafiquants d’esclaves, producteurs et entrepreneurs de commerce ont joué un rôle actif parfois déterminant, en Afrique comme au dehors. Les configurations internes du continent, politiques, économiques, agronomiques, culturelles, répondent comme ailleurs aux faits mondiaux, dont les Africains ont souffert, mais auxquels ils ont aussi apporté : de l’or, de la force de travail, des matières premières, aujourd’hui de l’uranium, du pétrole et, à nouveau, de la main d’œuvre.

Il est donc anormal de ne faire de l’Afrique qu’un épiphénomène de ce qui se serait passé autre part sous le prétexte que l’évolution technologique y démarra plus tardivement qu’ailleurs. Cela n’a nullement empêché que toute une histoire interne s’y déroulât. C’est l’histoire eurocentrée, focalisée sur sa propre histoire, celle de la genèse du capitalisme, qui a fait de l’Afrique une « périphérie ».

L’une des premières illustrations de ce propos est le rôle de l’or au Moyen Âge, métal précieux rare et qui, pour cette raison, s’est trouvé à l’origine de la prospérité financière aussi bien de l’Europe que du monde de l’Océan Indien. D’où provenait cet or, avant que ne soit découvert, à la fin du XVe siècle, celui des Antilles puis au XVIe siècle du Mexique, et au XVIIIe siècle du Brésil ? Il était produit essentiellement, outre les gisements lointains de l’Oural, par le « Soudan occidental », en amont du fleuve Sénégal et aussi dans l’arrière-pays de ce que les Portugais devaient surnommer, pour cette raison, la côte de l’or, devenue plusieurs siècles plus tard la colonie britannique de Gold Coast.

On connaît bien, en histoire africaine, la grandeur successive des empires africains médiévaux (Ghana, Mali, Songhaï) qui établirent leur puissance sur ce commerce international. Al Bakri au XIe siècle, et Idrisi au XIIe siècle décrivent l’or du Ghana « renommée à cause de la quantité et de la qualité du métal produit[3] », Ibn Khaldun a conté le périple du sultan du Mali Kankan Mousa qui, au milieu du XIVe siècle, fit le pèlerinage de La Mecque, avec 12 000 esclaves « revêtus de tuniques de brocart et de soie du Yemen », et de nombreux chameaux apportant « quatre-vingts charges de poudre d’or pesant chacune trois quintaux[4] ». Cet échange, très ancien, était déjà rapporté par Hérodote au Ve siècle avant notre ère. Leptis Magna, grande métropole punique puis romaine (non loin de Tripoli) et patrie de l’empereur Septime Sévère fut le débouché privilégié des pistes centrales du Sahara. Les Arabes de Méditerranée qui préféraient la monnaie d’argent servirent de truchement avec le monde européen : c’est, en somme, grâce à l’or du Soudan (qui approvisionnait Byzance) que Marco Polo put au XIIIe siècle établir des contacts directs avec la Chine.

De façon analogue, si les Portugais s’établirent dès la fin du XVe siècle sur les côtes du golfe de Bénin, ce ne fut pas encore pour le commerce des esclaves ; l’essentiel fut d’abord la collecte de l’or à partir des forts côtiers pourvoyeurs, dont Saint Georges de la Mine (futur Elmina), au nom révélateur.

L’Afrique a donc fourni au reste du monde un instrument monétaire majeur : l’or.

Le deuxième exemple est celui de la traite des esclaves. Les flux d’esclaves furent majeurs dans tous les sens entre le XVIIe et le XIXe siècle : vers le monde méditerranéen (en particulier mais pas seulement par l’Égypte), vers l’Océan Indien et le sultanat d’Oman et de Zanzibar, et, last but not least, par l’Océan Atlantique. À l’intérieur du continent, le « mode de production esclavagiste » connut au XIXe siècle une expansion encore jamais atteinte jusqu’alors. Bref, à l’époque mercantiliste des grandes plantations tropicales d’exportation à travers le monde (canne à sucre, clou de girofle, coton, sisal, etc.), la main d’œuvre africaine noire se retrouve partout : dans les Amériques, mais aussi en Arabie, en Inde et Indonésie, et même en Chine. L’Afrique est devenue le pourvoyeur majeur du travail de plantations, et va le rester pour la première révolution industrielle fondée sur le coton.

L’Afrique a donc fourni au reste du monde un instrument productif majeur : le système de plantation esclavagiste.

Troisième temps : le XIXe siècle précolonial. La révolution industrielle réclame des oléagineux tropicaux pour huiler les machines, éclairer les ateliers (avant l’invention de l’électricité à la fin du siècle), fabriquer le savon dont on vient de découvrir la formule. L’huile de palme provient de façon privilégiée de l’Afrique de l’ouest, l’huile d’arachide également (et aussi de l’Inde), l’huile de coco et la noix de coprah d’Afrique orientale. Zanzibar fournit au monde le clou de girofle dont elle est le producteur exclusif. Les bois de teinture tropicaux sont nécessaires à l’industrie textile tant que l’industrie chimique n’y supplée pas. À la fin du XIXe siècle c’est le caoutchouc de la forêt équatoriale qui approvisionnera (aux côtés du Brésil) l’industrie des pneus automobiles, et l‘or d’Afrique du Sud qui remplacera celui du soudan occidental. Bref le continent africain, à nouveau, joue un rôle essentiel dans la production capitaliste occidentale. La configuration politique et sociale interne de l’Afrique de la deuxième moitié du XIXe siècle, bien avant l’achèvement de la conquête coloniale, n’a plus grand chose de commun avec celle du siècle précédent.

L’Afrique a donc été un fournisseur majeur de matières premières indispensables à l’industrie européenne, comme depuis le XXè siècle elle l’est devenue pour le pétrole.

Ainsi, depuis les débuts de l’histoire, les Africains ont été, comme les autres, nécessaires à la mondialisation du moment. L’Afrique a joué un rôle essentiel de centre de production (de matières premières), et de centre de main d’œuvre (hier d’esclaves, aujourd’hui de travailleurs migrants). En revanche, le continent dans son ensemble n’est guère encore centre d’industrialisation, ni marché valorisé de consommation. C’est ce qui permet aux autres d’en faire la « périphérie » de leur monde. C’est vrai en termes de PIB, mais c’est faux pour de multiples raisons : économiques, mais aussi stratégiques, démographiques, culturelles et humaines.

Agoraafricaine.info

Kumba cameroun

causes

Le rapt de ce mardi 20 novembre 2018 dans la région du Sud-Ouest est l’un des plus importants kidnappings dans cette zone depuis le début de la crise anglophone.

« Plus de quinze élèves et le principal de Lord’s Bilingual Academy de Kumba ont été enlevés ce mardi en mi-journée », nous révèle sous l’anonymat un enseignant dudit collège. Notre source souligne que des personnes armées sont arrivées au collège et sont reparties avec les élèves et leur encadreur.

Des sources auprès des services du gouverneur de la région du Sud-Ouest confirment cet enlèvement. « Des élèves ont été enlevés mais nous n’avons pas le nombre exacte des personnes enlevées. Nous allons faire le point après. Pour le moment, les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour retrouver et libérer les otages sains et saufs », informe notre source auprès des services du gouverneur du Sud-Ouest.

Les auteurs de ce kidnapping d’envergure n’ont pas encore été identifiés. Selon des sources militaires du Sud-Ouest, il s’agit « probablement » d’un groupe armé du mouvement sécessionniste.

Il faut rappeler que ce type d’enlèvement de masse d’élèves n’est pas nouveau dans ces deux régions en crise. Au moins 81 personnes, dont 79 élèves, avaient été enlevées dans la nuit de dimanche 4 à lundi 5 novembre 2018 sur le campus du Collège presbytérien de Nkwen dans la ville de Bamenda (région du Nord-Ouest). Les 79 élèves et quelques encadreurs avaient été retrouvés le 7 novembre près de Bafut.

 source: ActuCameroun

 

Paroles de Hanson Ndiforti. C'était le 31 octobre dernier à Yaoundé, lors de la présentation du "Rapport Planète vivante 2018" du Fonds mondial pour la nature ( Wwf).

"La planète court à sa perte ". Voilà, l'essentiel à retenir de la présentation du rapport de Wwf, sur la situation de la biodiversité du monde. Aussi, Hanson Ndiforti le directeur pays de cette mastodonte d'Ong, invite-il tous les protagonistes, à veiller à la préservation de la nature.

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Selon le rapport présenté à la presse à Yaoundé, de 1970 à 2014, la biodiversité a été altérée à hauteur de 70%. Chose due selon le document, à la quête effrénée du bien-être qui caractérise les êtres humains. Concrètement, fait savoir Hanson, il s'agit notamment, de: la surexploitation, l'agriculture industrielle. La dernière cause citée, est seule , responsable de 3/4 de la pollution totale du monde. Mise aussi aux bancs des accusés, la demande toujours grandissante, de l'énergie et de la terre par l'Homme. Facteurs qui tous à en croire le rapport 2018 de Wwf, conduisent à de violations graves de la nature.

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"Nous sommes là pour redresser la situation. Il n'y a plus de pangolins à l'Est (région de l'Est Cameroun, Ndlr). Les gens tout tué et mangé. Ces pangolins n'ont pas disparu d'eux-mêmes. La population augmente, et se pose ensuite la question de comment la nourrir ", s'en est inquiété le directeur Cameroun de Wwf. Et d'inviter les pouvoirs publics du Cameroun en particulier, et du monde entier en général, à prendre des mesures appropriées pour stopper la dégradation de la biodiversité. Pour Hanson Ndiforti, il faut non seulement préserver les forêts, mais aussi, interdire l'extermination des oiseaux et des animaux. Sur ce volet, il cite par exemple, le braconnage des éléphants qui selon lui, jouent pourtant un grand rôle dans la chaîne de propagation de l'arbre appelé moabi, sans oublier les grands singes qui cassent des branches d'arbres porteuses de nourriture pour des animaux non grimpeurs.

"Nous n'avons fondamentalement rien contre les plantations industrielles. Mais nous souhaitons qu'elles s'arriment aux normes de préservation de la nature. Certaines exploitations industrielles utilisent malheureusement des pesticides très nocifs et interdits ", a enfin décrié, le directeur Cameroun de Wwf.

Vivement qu'à la recherche du bien-être et du bonheur, tous, se soucient de la préservation de la nature et de la biodiversité. Le danger est là. La vie, la terre est menacée !

Camer.be.

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