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Un nouveau massacre a été perpétré samedi au Burkina dans un marché du village de Silgadji dans le nord du pays où des hommes ont été exécutés après avoir été séparés des femmes, ont indiqué ce mardi des sources locales, dans une région régulièrement ciblée par des attaques djihadistes.


Le bilan de cette attaque est impossible à établir dans l’immédiat, mais plusieurs témoignages évoquent près de cinquante morts. Une source sécuritaire a évoqué de son côté une attaque djihadiste qui a fait 10 à 30 morts soulignant que le bilan des victimes est difficile à établir, car ce sont des chiffres avancés par des personnes ayant fui la localité.

Les terroristes toujours sur place ?


Selon les habitants (de Silgadji) qui sont arrivés (dimanche), les attaques ont eu lieu depuis le samedi. Les terroristes ont encerclé les populations au marché du village, avant de les séparer en deux groupes. Les hommes ont été exécutés et les femmes sommées de quitter le village, a déclaré lundi à l’AFP par téléphone un habitant de Bourzanga, ville où sont arrivés des gens fuyant Silgadji

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Les terroristes, selon les habitants, ne sont pas partis. Les groupes armés sont toujours dans les environs de Silgadji et Naguèré. Hier, lundi, ils étaient encore dans Silgadji et ses environs où ils ont vandalisé des installations téléphoniques, poursuit cette source locale.


Les éléments de sécurité tentent de se rendre sur les lieux, mais les accès au village ont vraisemblablement été piégés avec des mines artisanales donc il faut procéder avec prudence, a précisé cette source.


Ce massacre intervient moins d’une semaine après l’attaque des villages de Nagraogo et Alamo un peu plus au sud dans la province de Sanmatenga. Les assaillants avaient tiré dans le marché tuant 36 personnes, tous des civils.
Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015.


Crise humanitaire


Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences malgré l’aide de forces étrangères notamment de la France, présente avec 4 500 hommes dans le cadre de l’opération antidjihadiste Barkhane dans le Sahel. Selon l'ONU, les attaques djihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4 000 morts en 2019.
Ces attaques ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et réfugiés qui fuient les violences.


C’est la crise humanitaire qui grossit la plus vite au monde. En févier 2019, il y avait 60 000 déplacés au Burkina. Il doit y en avoir plus de 600 000 aujourd’hui. Les gens ont peur, a souligné lundi Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en visitant Barsalogho, petite ville du nord du Burkina Faso qui accueille 10 000 déplacés et refugiés.


Ce chiffre devrait atteindre 900 000 personnes d’ici avril de cette année, alors que les violences continuent de contraindre des familles à quitter leur foyer, a estimé Jan Egeland, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des affaires humanitaires.

OUEST-FRANCE.

Un incident survenu dans la nuit du 18 au 19 janvier 2020 entre les gares de Goyoum et Belabo, dans la Région de l’Est, perturbe les circulations des trains.

Un incident survenu dans la nuit du 18 au 19 janvier 2020 entre les gares de Goyoum et Belabo, dans la Région de l’Est, perturbe les circulations des trains.

Les conséquences ont conduit à la suppression totale du transport des voyageurs sur l’axe Yaoundé – Ngaoundéré.  En effet, les trains couchettes au départ de la capitale politique à destination du chef-lieu de la Région de l’Adamaoua sont suspendus.

« Camrail rassure son aimable clientèle, ainsi que le public, qu’elle met tout en œuvre pour que les circulations ferroviaires soient rapidement rétablies sur cet axe, et compte sur la bonne compréhension de tous » a rassuré le concessionnaire du chemin de fer camerounais dans un communiqué de circonstance publié ce dimanche 19 janvier 2020.

Sur les 1 500 00 passagers et 1 650 000 tonnes de fret transportés par an par les trains de la compagnie Cameroon railway, le plus grand nombre est enregistré sur l’axe Yaoundé – Ngaoundéré.

CAMEROON-INFO.NET.

Environ 106 bourgades ont été attaquées et incendiées, depuis octobre 2017, dans les deux régions anglophones du Cameroun, en proie à une crise sociopolitique, selon le Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique (CHRDA), dans une note. Plusieurs bourgades incendiées dans les régions Anglophones.

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"Depuis octobre 2017, après les premiers raids militaires, 106 villages ont été attaqués, brûlés et leurs habitants ont complètement ou partiellement déserté les villages", indique le président du CHRDA, Me Agbor Nkongho, précisant que "65 ont été dénombrés de la région du Nord-ouest et 41 dans le Nord-ouest." Sur les 65 bourgades répertoriées dans la région du Sud-ouest, "45 sont gravement touchées", tandis que "25" sur 41 le sont, dans le Nord-Ouest, selon le CHRDA, qui dit avoir "documenté des preuves de ces crimes (à travers) des témoignages oculaires, enregistrements vidéos et photographiques". Depuis plus d’un an, le Nnord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, traversent une crise sociopolitique.

La situation s’est dégradée avec l’interpellation au Nigeria de 47 séparatistes, dont Sisiku Ayuk Tabe (leader) et leur extradition au Cameroun. Les combats entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et des hommes armés se réclamant des "forces de restauration de l’Ambazonie", un Etat imaginaire, sont devenus fréquents. Plusieurs organisations internationales accusent le gouvernement camerounais et les séparatistes d’exactions dans le conit qui les oppose depuis plusieurs mois. "La destruction de biens appartenant à des civils, le pillage et l'incendie illicites et à grande échelle de villages par l'armée camerounaise constituent des crimes de guerre et contre l'humanité", rappelle l’ONG, estimant que ces "actes doivent faire l'objet d'une enquête approfondie et les auteurs traduits devant les autorités compétentes.".

afrique-sur7.fr.

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Le laboratoire national de santé de la Tanzanie est au cœur d’une controverse des plus incongrues, après avoir déclaré positif, en autres, un échantillon de... papaye.

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Le président de ce pays d’Afrique de l’Est, John Magufuli, est à l’origine de ce scandale, puisqu’il a prétendu avoir envoyé sous couvert de l’anonymat ces échantillons lui-même, puisqu’il doutait du processus de dépistage du laboratoire.

Après avoir obtenu les résultats positifs des échantillons non humains, il a suspendu en début de semaine le responsable des tests du laboratoire, au lendemain de sa déclaration sur son stratagème.

nnonc

Magufuli, qui a minimisé à maintes reprises la menace du virus, a affirmé dimanche avoir mis des noms et des âges humains sur plusieurs échantillons prélevés sur des sujets non humains. Il dit que le laboratoire a déclaré positives une papaye, une caille et une chèvre — trois choses qui n’ont jamais été liées au virus dans le passé.

Le président a affirmé qu’il y avait un « jeu malsain » au sein du laboratoire et a annoncé que la police enquêterait sur les kits de test, dont l’origine est inconnue.

« L’équipement ou les personnes peuvent être c                                                                                                                                                               LIRE LA SUITE SUR  JOURNALDEMONTREALCOM            

L’univers médiatique est en larmes : Christelle Flora Assouga Ze vient de fermer définitivement son micro et a tiré sa révérence lundi 13/04/2020 en soirée. En effet la jeune journaliste de 30 ans travaillait jusqu’à hier encore à Equinoxe TV.


Selon certaines indiscrétions glanées sur sa page Facebook, la jeune dame avait fêté la veille de sa mort l’anniversaire da sa fille. Un peu plus tard elle va se plaindre des maux de ventre et vomira tout la soirée. Le père de la défunte donnera dailleurs ce triste témoignage :
"C'est dimanche matin, qu'elle m'a dit qu'elle a passé la nuit à vomir, qu'elle ne se sentait pas bien. Ce lundi, elle est sortie comme d'habitude pour son lieu de travail. Quand elle revient, elle me dit papa, je ne me sens pas toujours bien, je continue à vomir, mon ventre, ça ne va pas. J'ai fait venir une infirmière d'un centre de santé proche de la maison qui a placé à ma fille la perfusion. Vers 18h30, mon fils me dit que Flora ça ne va toujours pas. C'est en ce moment que je décide d'aller avec elle à l'hôpital de Logbaba. Arrivée là-bas, elle n'est même pas sortie de la voiture. Le médecin est venu, après avoir pris quelques paramètres sur elle, il nous dit que l'enfant est parti"


L’équipe de Yapee adresse ses sinceres condoléances à ses familles nucléaire et professionnelle.


                                                                                                                    RENEE MBOULA

Wanda People, en 2007, le Vol 507 affrété par la compagnie Kenya Airways qui se dirigeait vers Nairobi depuis Abidjan en faisant escale à Douala s’est écrasé le 5 mai, tuant plus de 100 personnes dans la Mangrove de Mbanga Pongo. Près de 13 ans après ce drame, National Geographic nous narre dans un documentaire glaçant, révélant les causes de cet accident tragique.

Le souvenir de cet accident reste gravé dans les mémoires. L’avion, un Boeing 737-800 qui avait décollé de l’aéroport international de Douala vers minuit 10, heure locale, et devait effectuer le trajet à destination de l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi (Kenya) où il devait arriver vers 6 heures 10 du matin, avec 114 personnes, 105 passagers dont 34 de nationalité camerounaise, 9 membres d’équipage, a disparu des écrans radar quelques instants après avoir décollé.

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L’enquête, diffusée sur la chaîne National Geographic, est explicite sur la façon dont le commandant de bord, Francis Mbatia, a été impoli et intimidant envers le copilote Andrew Kiuru avant le crash du vol 507 du KQ. Ce sont ces différends entre les deux pilotes, ce climat toxique dans le cockpit qui a rendu Kiuru silencieux pendant 10 secondes – un temps important dans l’aviation – alors que l’avion perdait de l’altitude -, qui ont conduit à l’écrasement du vol de Kenya Airways qui a tué l’ensemble des passagers et l’équipage le 5 mai 2007.

Le vol qui se dirigeait vers Nairobi depuis Abidjan, en Côte d’Ivoire, avait fait escale à Douala. Avant le décollage du vol, Mbatia avait réprimandé Kiuru pour sa lenteur. Il l’a même appelé stupide.

Qu’est ce qui ne vas pas chez toi? N’as-tu pas entendu l’instruction? Peut-on entendre crier le capitaine au copilote, à travers le « Cockpit Voice Recorder » (CVR) récupéré après le crash du Boeing 737-800.

Ensuite, pendant le vol, Kiuru avait demandé des éclaircissements sur les entrées à ajouter à l’approche de l’avion à 14 000 pieds.

Ne sois pas si stupide, tais-toi!” lui a répondu le capitaine.

Ce comportement, comme l’a révélé Mark Smith, un conseiller technique pour Boeing, n’était pas le type auquel on pourrait s’attendre dans un environnement d’équipage de conduite professionnel.

Le copilote a semblé fermé (après l’échange)”, a-t-il déclaré.

Les enquêteurs pensent que c’est à cause de cela que le copilote est resté silencieux pendant 10 secondes alors que l’avion s’inclinait vers la droite, laissant le commandant de bord se battre avec les commandes.

Ce n’est qu’après le cri du capitaine « nous nous écrasons !», que le copilote s’est exclamé : “Oui je sais…

L’enregistrement de 44 minutes indique que, alors que le copilote âgé de 23 ans semblait bien informé pour contrôler l’avion pendant la descente rapide, le commandant de bord, plus expérimenté pourtant, a connu une désorientation spatiale – un état où l’on ne parvient pas à différencier entre haut et bas, ou gauche et droite – provoquée par l’incapacité de déterminer l’altitude de l’avion.

Dans le cas du vol 507 du KQ, l’obscurité d’un noir absolu a contribué à une mauvaise interprétation du commandant de bord. Une erreur majeure, cependant, est que le copilote était trop occupé à déterminer une trajectoire de vol sûre pendant le temps orageux, et a oublié d’activer le pilote automatique malgré le fait que le commandant de bord l’ait rappelé lorsqu’ils se trouvaient encore à environ 1000 pieds. De ce fait, alors que le décollage s’est déroulé sans heurts, la situation a changé lorsque le commandant de bord a relâché les commandes, croyant que le copilote avait engagé le pilote automatique comme indiqué.

L’avion a progressivement commencé à s’incliner vers la droite, jusqu’à 35 degrés, et l’équipage ne s’en est rendu compte qu’après une alarme. C’est alors que le pilote a commencé à se battre avec les commandes pour mettre l’avion à niveau, lui donnant 22 degrés à droite, 20 degrés à gauche, 45 degrés à droite et plus tard 11 degrés à gauche avant que l’avion ne tourne à 110 degrés, volant presque à l’envers avant de s’écraser dans le marais et de tuer les 114 personnes à bord.

Lorsque le commandant de bord s’est rendu compte que le pilote automatique n’était pas activé, il l’a activé. Mais il n’a pas donné à l’avion le temps de s’ajuster et est allé de l’avant pour se battre avec les commandes, annulant ainsi le pilote automatique. Alors que Boeing convient que l’avion avait tendance à s’incliner vers la droite, cela pourrait facilement être corrigé si le pilote automatique est engagé.

« L’équipage n’a pas récupéré avant l’impact. C’était déroutant pour nous. Cela a montré que nous avions besoin de plus d’informations », a déclaré Bill Bramble, du US National Transport and Safety Board (NTSB).

C’est le CVR, localisé cinq semaines après le crash, qui a révélé l’échange entre Mbatia et Kiuru. Il est également apparu que malgré le fait que le commandant de bord ait accumulé plus de 8 000 heures, au cours de ses 16 années de vol, il avait des problèmes avec la connaissance du système, avait de mauvaises compétences dans le poste de pilotage, avait des problèmes de discipline et une pratique insuffisante. Il avait 52 ans et avait travaillé comme agent de bord KQ. Le copilote quant à lui avait 800 heures de vol et il lui avait été reproché pendant sa formation de manquer de proactivité.

JEWANDAMAGAZINE.COM

Encore un scandale d’arbitrage qui a eu lieu en direct à la télévision, samedi, à El Eulma.

Le fait est franchement unique dans les annales du football. Cela s’est produit samedi lors de la rencontre entre le MC El Eulma et le NC Magra.

Pourquoi l’arbitre Redouane Necib n’a pas fait sortir le joueur Toufik Bouhafer qui a écopé de deux cartons jaunes ? Comment a-t-il fait une bourde pareille sans qu’il se rende compte ni d’ailleurs les autres arbitres ?

photoDZVID

En France depuis l’âge de 2 ans, Maitre Gims n’est toujours pas français. La star du hip hop a fait la demande, mais la justice ne lui a toujours pas accordé le précieux sésame. « J’avais fait une première demande, qui m’a été refusée il n’y a pas longtemps. Je n’ai pas compris pourquoi », expliquait-il encore à Nikos Aliagas  sur Europe 1. Selon certains sites français, la vie amoureuse du chanteur de 31 ans serait en cause.

Selon Le magazine Closer dans son numéro du 30 mars l’ancien membre du collectif Sexion d’Assaut serait marié à 2 femmes: Demdem son actuelle épouse, et une « Française qui vit au Maroc, et avec laquelle il a eu quatre enfants L’interprète de « Camélon » l’aurait épousée « très jeune » et n’aurait jamais divorcé. La justice française ne reconnait pas la polygamie. Ce qui serait à l’origine de ce refus. 

La justice française ne reconnait pas la polygamie. Ce qui serait à l’origine de ce refus. Une femme dont Demdem « connaît évidemment l’existence. » Dans le documentaire inédit diffusé le 29 mars dernier sur W9, il était effectivement rappelé que le chanteur a épousé Demdem en 2005 alors qu’il n’avait que 19 ans.

culturebene.com.

Ebony reigns.

SOURIRES

Une prophétesse, Akosua Yeboah, a rassuré qu’elle capable de ramener à la vie la star ghanéenne, Ebony, décédée des suites d’un accident de la circulation.

S’exprimant lors d’une interview avec le Capitaine Smart sur la chaîne de radio Adom FM basé à Accra, juste après l’accident, la Prophétesse Akosua Yeboah a déclaré qu’elle allait ramener Ebony d’entre les morts.

EBony Scream 1.

Elle a également demandé à ce que son corps ne soit pas gardé à la morgue, rapporte le site ghanéen, yen. La prophétesse Akosua affirme qu’elle a eu des révélations sur le décès d’Ebony aux premières heures de vendredi et avait prié Dieu qui lui a donné l’instruction de la ressusciter.

« Je demande à ses parents et ses proches de ne pas mettre le corps à la morgue. J’ai prié Dieu et il m’a ordonné de la ressusciter. Dieu a communiqué avec moi et j’ai aussi prié à ce sujet », a déclaré Akosua.

Entre temps, l’ancien président, John Dramani Mahama et le président actuel, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo ont adressé leurs messages de condoléances à la famille durement éprouvée. Plusieurs autres célébrités, dont MzVee, Nana Ama McBrown, Maame Serwaa et Obour, ont exprimé leur consternation face à la mort tragique de Priscilla Opoku-Kwarteng, populairement connu sous le nom d’Ebony.

culturebene.com.

 

Source: PressTv

causes

La maladie à corona-virus ou Covid-19 se diffuse progressivement sur la planète, l’Afrique et le Cameroun se sont-ils préparés à la gestion d’un tel cataclysme ?

Le monde actuel est secoué par différentes crises de divers ordres. Les événements récents en rapport avec la pandémie générée par le Coronavirus nous montre à suffisance qu'aucun pays fut il développé ou non n'est à l'abri de ce phénomène qui selon toute vraisemblance trouve son origine au cœur même des actions stratégiques des Etats. Comment comprendre en effet, que certaines lectures (cf "Eyes of Darkness") avaient déjà prévue à l'avance l'avènement d'une pandémie mondiale ?

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Les conséquences des manifestations de ce virus sont claires, la remise en question de la mondialisation. La propagation du virus a été accéléré par les déplacements des individus à travers la planète. Le monde étant devenu un village planétaire par le biais des progrès technologiques, du déplacement et par les différentes facilitations diplomatiques au sujet de l'autonomie des déplacements comme dans l'espace Schengen en Europe, il est clair que la mondialisation a joué un grand rôle dans la propagation du COVID-19.

L'interrogation que nous africains sommes en droit de nous poser est la suivante : Quel avantages politiques stratégiques et économiques les pays africains doivent tirer de la situation actuelle ? Puisqu’organiquement le COVID-19 est incapable de se mouvoir tel qu'il l'a fait en Occident et ce à cause de notre renommée chaleur. Pourquoi les Etats africains et leurs dirigeants politiques ne prennent que des mesures uniquement calquées sur celle de l'Occident ?

Il y a là clairement un manque de projection politico stratégique de la part des dirigeants africains dans la gestion de cette pandémie. Ceux-ci ne font que suivre les mesures prises en occident en essayant de les adapter tant bien que mal au Cameroun. Absence d’exploration de nouvelles pistes pour soigner la maladie à l’africaine, qui est une conséquence de l’absence de projection stratégique face à une pandémie qui pourrait devenir une réelle catastrophe si elle se répandait sur le territoire camerounais.

Yoan NKONO.

Source: Image équinoxe Tv

causes

Les chocs globalo-libidinaux liés à la crise du corona-virus: industrialisme suprématiste, cannibalisme pan-capitaliste , frankenteinisme bio-technologique et lycanthropisme impérial.

L'explosion planétaire de la crise épidémiologique du corona-virus est confirmée. En effet, la spirale des contagions par le covid-19 se planétarise, révélant la forte vitesse de propagation inter-continentale du redoutable microbe. Le noyau de la spirale s'est déplacé de la chine vers l’Europe, étendant même son orientation vers les Amériques et l’Afrique. Le coronavirus révèle après d'autres virus la face inconfortable de la mondialisation des germes. Cette crise sanitaire dont la nocivité épidémiologique ne fait que monter ne relève pas seulement du choc biomédical globalisé. Ladite crise épidémiologique révèle aussi des chocs sécuritaires, des chocs identitaires et des chocs utilitaires.

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1° choc sanitaire : la crise de la pandémie du corona-virus est un choc bio-médical de forte magnitude en raison de la fulgurance fatale et létale de cette infection. Elle crée une panique planétaire en raison de sa célérité diffusionniste et secoue les systèmes sanitaires de tout type, ne disposant pas de moyens curatifs attestés pour garantir la survie des patients. Le choc sanitaire global révèle aussi l’incapacité des milieux bio-medicaux stratégiques de la mondialisation à bloquer le passage de la crise de la chine vers le reste du monde. Cette crise révèle d'ailleurs des tensions entre les puissances ultra-industrielles (pays développés) et les puissances néo-industrielles (pays émergents) sur les voies biomédicales de résorption de cette crise.

2° un choc sécuritaire : la crise du corona-virus n'est pas simplement un choc biomédical planétarisé mais constitue également un choc bio- stratégique mondialisé, à telle point que son déploiement virulent suscite des controverses. En effet, certains veulent à tort ou à raison y voir l'effet d'une guerre des germes entre laboratoires concurrents liés à de grands intérêts des méga - états ou des macro-états comme entités souveraines ou des méga-firmes et macro-firmes en tant que corporations multinationales. La ou les conformistes et classiques veulent ne voire que la propagation spontanée d'un microbe malin, les suspicieux et polémistes ne souhaitent apercevoir que la manifestation d'une guerre technologique oscillant entre guerre microbiologique et guerre économique entre des seigneuries globales concurrentes.

Si l’on n'est pas obligé de donner du crédit aux thèses dites conspirationnistes, on ne peut néanmoins ignorer la montée de polémiques entre officiels de très grandes ou grandes puissances qui s'accusent mutuellement d'avoir répandu le virus par des manipulations bio-technologiques a titre d'outils de guerre microbiologique (accusations réciproques entre Etats-Unis et chine ; polémiques lancées sur les réseaux sociaux par les conspirationnistes anti-globalisation. À tout le moins, la crise révèle les conflits en termes de libido dominandi entre entités hégémoniques ou contre- hégémoniques, en compétition pour la suprématie globalitaire. Quoique l’on en pense, cette crise est aussi devenue un lieu de déploiement de la compétition globalo-hegemonique entre les giga-puissances ou méga-puissances étatiques (westphaliennes) ou marchandes (catallactiques) pour la conquête de la suprématie industrielle et ultra-industrielle sur l’échiquier global. Elle a aussi été l’occasion de voir comment cette crise n'arrête pas le mode de conduite " homo homini lupus" (mode lycanthrope=loup-garou) qui est celui des acteurs dominants de cette compétition hégémonique. Dans cette compétition, il apparaît que cette crise a ravivé les batailles pharmaco-industrielles au risque de mettre en scène des manipulations expérimentales de germes engendrant de véritables frankenstein bio - génétiques à travers la mutation accroissant la virulence létale de ces microbes.

Mathias Eric Owona Nguini.

On ne peut comprendre la situation actuelle du continent africain sans l’analyser à la lumière des héritages complexes du continent. Celui-ci n’est « né » ni avec les indépendances il y a une cinquantaine d’années, ni avec la colonisation près d’un siècle auparavant, ni avec la « découverte » par les Portugais à la fin du XVè siècle : les Européens n’ont découvert et construit que « leur » Afrique, alors qu’ils étaient, sans le savoir, les derniers arrivés dans une histoire longue de mondialisation. Car les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement, ne serait-ce que parce que l’humanité y est née.

Une construction négative du continent a été conçue au moment où se développait du côté européen la traite atlantique des esclaves noirs. Certes, celle-ci s’ajouta à des traites antérieures plus anciennes, aussi bien vers le monde méditerranéen que vers l’Océan Indien, animées par les Arabo-musulmans depuis le IXe siècle de notre ère. Mais l’originalité de la traite atlantique fut de déterminer une fois pour toutes la couleur des esclaves : au XVIIIe siècle, le mot nègre devint synonyme d’esclave. S’y ajouta le legs racialiste du XIXe siècle qui « scientifisa » la distinction entre race supérieure – blanche bien entendu – et races inférieures. À la fin du XIXe siècle, la traite atlantique a quasi disparu, mais lui a fait place la conviction occidentale – États-Unis inclus – de l’inégalité raciale. Bref l’essor du racisme va caractériser la première moitié du XXe siècle.

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Ce mépris envers les noirs, qui a une longue histoire[1], va être repris par la colonisation. Celle-ci a établi une différence légale entre le citoyen (quelques centaines d’ « assimilés ») et la masse des « indigènes » (natives en anglais), « sujets » assujettis à un système juridique spécial, celui des codes dits de l’indigénat, régime inégalitaire qui ne fut aboli en Afrique subsaharienne française qu’en 1946. Les recherches ont été biaisées par des siècles de préjugés véhiculés par marchands, missionnaires, explorateurs, voyageurs et trafiquants d’esclaves. Leur idée d’Afrique a influencé une majorité d’historiens, d’ethnologues, d’anthropologues et d’économistes de l’époque coloniale et au-delà. Le savant congolais Valentin Mudimbe (professeur à Duke University, USA) en a inventorié et déconstruit la fabrication[2].

Ce que le monde doit à l’Afrique

L’Afrique se situait au carrefour de trois mondes, dont le premier fut évoqué depuis l’Antiquité et le deuxième décrit depuis le Xe siècle par les voyageurs et géographes arabes :

– le monde méditerranéo-afro-asiatique, le plus ancien, qui fut durablement approvisionné en or en provenance du soudan occidental via les caravanes transsahariennes. Hérodote en parlait déjà au Ve siècle avant JC, évoquant les Phéniciens qui pratiquaient cette « troque muette » au-delà des « colonnes d’Hercule ».

– le monde de l’Océan Indien, qui s’épanouit entre le Ve et le XVe siècle, et fut nourri de l ‘or en provenance du Zimbabwe via le port majeur de Sofala, qui en était sur l’Océan Indien le principal débouché. Un archéologue s’est même exclamé que les côtes orientales d’Afrique étaient « pavées de porcelaine de Chine ».

– enfin le monde atlantique, le dernier arrivé, seulement dans la deuxième moitié du XVe siècle. Les Européens n’ont pas « découvert » l’Afrique, ils n’ont découvert que « leur » Afrique. Et comme ils ont dans le même temps découvert l’or des Caraïbes et l’argent du Mexique, ce sont les hommes dont ils vont faire trafic en Afrique. Qui plus est : c’est l’or africain qui a financé les constructions navales portugaises et les premières plantations.

Il importe d’enseigner que les rencontres africaines avec le reste du monde ont chaque fois joué dans les deux sens : les visiteurs – Chinois (jusqu’au XVe siècle inclus, quand l’empereur de Chine interdit les expéditions hors de son Empire), Indiens, Arabes, Portugais puis autres Européens, Américains et Brésiliens sont tour à tour intervenus. Ils en ont tiré grand profit et l’avenir de leurs pays respectifs en a été chaque fois modifié. Mais il en va de même pour l’Afrique : ces chocs successifs ont constamment suscité – comme dans les autres cultures – des métissages culturels et politiques de toutes sortes. Certes, les marchés décideurs étaient le plus souvent situés hors Afrique. Mais cela ne signifie pas que les Africains ont subi passivement l’intervention extérieure. Au contraire, chaque fois, il s’est trouvé des courants et des acteurs novateurs issus de ces nouveaux contacts : sultans de l’or, chefs trafiquants d’esclaves, producteurs et entrepreneurs de commerce ont joué un rôle actif parfois déterminant, en Afrique comme au dehors. Les configurations internes du continent, politiques, économiques, agronomiques, culturelles, répondent comme ailleurs aux faits mondiaux, dont les Africains ont souffert, mais auxquels ils ont aussi apporté : de l’or, de la force de travail, des matières premières, aujourd’hui de l’uranium, du pétrole et, à nouveau, de la main d’œuvre.

Il est donc anormal de ne faire de l’Afrique qu’un épiphénomène de ce qui se serait passé autre part sous le prétexte que l’évolution technologique y démarra plus tardivement qu’ailleurs. Cela n’a nullement empêché que toute une histoire interne s’y déroulât. C’est l’histoire eurocentrée, focalisée sur sa propre histoire, celle de la genèse du capitalisme, qui a fait de l’Afrique une « périphérie ».

L’une des premières illustrations de ce propos est le rôle de l’or au Moyen Âge, métal précieux rare et qui, pour cette raison, s’est trouvé à l’origine de la prospérité financière aussi bien de l’Europe que du monde de l’Océan Indien. D’où provenait cet or, avant que ne soit découvert, à la fin du XVe siècle, celui des Antilles puis au XVIe siècle du Mexique, et au XVIIIe siècle du Brésil ? Il était produit essentiellement, outre les gisements lointains de l’Oural, par le « Soudan occidental », en amont du fleuve Sénégal et aussi dans l’arrière-pays de ce que les Portugais devaient surnommer, pour cette raison, la côte de l’or, devenue plusieurs siècles plus tard la colonie britannique de Gold Coast.

On connaît bien, en histoire africaine, la grandeur successive des empires africains médiévaux (Ghana, Mali, Songhaï) qui établirent leur puissance sur ce commerce international. Al Bakri au XIe siècle, et Idrisi au XIIe siècle décrivent l’or du Ghana « renommée à cause de la quantité et de la qualité du métal produit[3] », Ibn Khaldun a conté le périple du sultan du Mali Kankan Mousa qui, au milieu du XIVe siècle, fit le pèlerinage de La Mecque, avec 12 000 esclaves « revêtus de tuniques de brocart et de soie du Yemen », et de nombreux chameaux apportant « quatre-vingts charges de poudre d’or pesant chacune trois quintaux[4] ». Cet échange, très ancien, était déjà rapporté par Hérodote au Ve siècle avant notre ère. Leptis Magna, grande métropole punique puis romaine (non loin de Tripoli) et patrie de l’empereur Septime Sévère fut le débouché privilégié des pistes centrales du Sahara. Les Arabes de Méditerranée qui préféraient la monnaie d’argent servirent de truchement avec le monde européen : c’est, en somme, grâce à l’or du Soudan (qui approvisionnait Byzance) que Marco Polo put au XIIIe siècle établir des contacts directs avec la Chine.

De façon analogue, si les Portugais s’établirent dès la fin du XVe siècle sur les côtes du golfe de Bénin, ce ne fut pas encore pour le commerce des esclaves ; l’essentiel fut d’abord la collecte de l’or à partir des forts côtiers pourvoyeurs, dont Saint Georges de la Mine (futur Elmina), au nom révélateur.

L’Afrique a donc fourni au reste du monde un instrument monétaire majeur : l’or.

Le deuxième exemple est celui de la traite des esclaves. Les flux d’esclaves furent majeurs dans tous les sens entre le XVIIe et le XIXe siècle : vers le monde méditerranéen (en particulier mais pas seulement par l’Égypte), vers l’Océan Indien et le sultanat d’Oman et de Zanzibar, et, last but not least, par l’Océan Atlantique. À l’intérieur du continent, le « mode de production esclavagiste » connut au XIXe siècle une expansion encore jamais atteinte jusqu’alors. Bref, à l’époque mercantiliste des grandes plantations tropicales d’exportation à travers le monde (canne à sucre, clou de girofle, coton, sisal, etc.), la main d’œuvre africaine noire se retrouve partout : dans les Amériques, mais aussi en Arabie, en Inde et Indonésie, et même en Chine. L’Afrique est devenue le pourvoyeur majeur du travail de plantations, et va le rester pour la première révolution industrielle fondée sur le coton.

L’Afrique a donc fourni au reste du monde un instrument productif majeur : le système de plantation esclavagiste.

Troisième temps : le XIXe siècle précolonial. La révolution industrielle réclame des oléagineux tropicaux pour huiler les machines, éclairer les ateliers (avant l’invention de l’électricité à la fin du siècle), fabriquer le savon dont on vient de découvrir la formule. L’huile de palme provient de façon privilégiée de l’Afrique de l’ouest, l’huile d’arachide également (et aussi de l’Inde), l’huile de coco et la noix de coprah d’Afrique orientale. Zanzibar fournit au monde le clou de girofle dont elle est le producteur exclusif. Les bois de teinture tropicaux sont nécessaires à l’industrie textile tant que l’industrie chimique n’y supplée pas. À la fin du XIXe siècle c’est le caoutchouc de la forêt équatoriale qui approvisionnera (aux côtés du Brésil) l’industrie des pneus automobiles, et l‘or d’Afrique du Sud qui remplacera celui du soudan occidental. Bref le continent africain, à nouveau, joue un rôle essentiel dans la production capitaliste occidentale. La configuration politique et sociale interne de l’Afrique de la deuxième moitié du XIXe siècle, bien avant l’achèvement de la conquête coloniale, n’a plus grand chose de commun avec celle du siècle précédent.

L’Afrique a donc été un fournisseur majeur de matières premières indispensables à l’industrie européenne, comme depuis le XXè siècle elle l’est devenue pour le pétrole.

Ainsi, depuis les débuts de l’histoire, les Africains ont été, comme les autres, nécessaires à la mondialisation du moment. L’Afrique a joué un rôle essentiel de centre de production (de matières premières), et de centre de main d’œuvre (hier d’esclaves, aujourd’hui de travailleurs migrants). En revanche, le continent dans son ensemble n’est guère encore centre d’industrialisation, ni marché valorisé de consommation. C’est ce qui permet aux autres d’en faire la « périphérie » de leur monde. C’est vrai en termes de PIB, mais c’est faux pour de multiples raisons : économiques, mais aussi stratégiques, démographiques, culturelles et humaines.

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