Cameroun: La gendarmerie enregistre deux nouvelles pertes dans ses rangs.

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Un commandant de brigade et un soldat ont été égorgés par des assaillants non identifiés.

Officiellement, c’est le silence autour des derniers développements de la crise anglophone. Mais de sources dignes de foi, deux corps de militaires ont été acheminés ces jours à la morgue de l'hôpital régional de Bamenda. Il s’agirait du commandant de la brigade de gendarmerie de Bali, tué le dimanche 29 avril 2018.
Et d’un autre soldat déployé dans la région du Nord-Ouest. D’autres sources indiquent un autre enlèvement dans les rangs des forces de sécurité. Dans l’opinion, les hommes armés responsables de ce traitement macabre sont des séparatistes.
Depuis le déclenchement de cette crise sociopolitique en novembre 2016, plus de 30 cas d'assassinats d’éléments des forces de l’ordre et de sécurité, notamment les gendarmes, sont été imputés aux séparatistes anglophones. Eux, revendiquent un bilan plus lourd dans la guerre qu’ils disent mener contre l’armée d’occupation de « la République ».
A l’envers, les morts dans leurs rangs et ceux des

populations civiles sont difficiles à établir. L'armée est régulièrement accusée de terroriser les villageois des zones d’attentat ou de rapt, ce qu’elle nie.
Les populations sont prises entre deux feux, ce qui a entraîné de nombreux mouvements vers des zones plus sécurisées. Depuis peu, les enseignants sont pris dans l’étau. Hier, des sources annonçaient l’enlèvement en pleine célébration de la messe du père William Neba, le prêtre en charge du Saint Bede’s college de Ashing-kom, dans l’arrondissement de Belo, toujours dans le Nord-Ouest

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