Mondial 2026:La Gambie tient tête à Trump et appelle à l'union.

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Mondial 2026 : La Gambie ignore Trump et renouvelle son soutien au Maroc

Malgré les menaces proférées contre les Etats qui ne soutiendraient pas les USA au mondial, la Gambie reste fidèle à ses positions qui sont généralement loin de plaire. Certains Etats surtout ceux bénéficiant de l’aide Américaine semblent hésiter sur leur soutien. C’est pourquoi le Président de USA élève la voix afin de contraindre même par une violence symbolique les Etats récalcitrants qui ne soutiendrait pas le Maroc.

Il menace ainsi de couper l’aide apportée à ces Pays qui veulent jouer la fibre sentimentale, en faisant prévaloir un rapport de force politique et financier.

Donald Trump a demandé aux pays africains «amis» de voter pour la candidature United 2026 sans manquer de proférer des menaces contre les pays qui voteront contre. Mais le président de la Fédération gambienne de football affirme que la Gambie a un devoir en tant que pays africain et ne changera pas de position : «nous n’avons pas peur de dire que nous sommes à fond derrière la candidature marocaine et, quand le temps sera venu, nous remplirons nos obligations», a déclaré Lamine Kaba au site Africa Cgtn. Le patron du football gambien va même plus loin en déclarant ceci : «En tant qu’Africain, et ami proche du Maroc, on ne peut pas soutenir un autre camp que celui qui représente notre continent.

source: lequotidien.sn

 

L’on sort ainsi du contexte ludique qu’apporte-la pensé sportive, pour aller sur le terrain politique où les jeux de pouvoir se font de plus en plus sentir. Ceci se manifeste par l’obsession pour le Président américain à faire valoir la toute puissance des USA en  s’éloignant de la question  l’idée même de l’esprit du sport notamment la convivialité, le fair-play et la saine compétition. Une preuve donc que l’organisation des compétitions sportives internationales n’a plus pour seul objectif le fair-play, et la convivialité, mais ceux-ci sont désormais porteurs de grands enjeux économiques avec une flambée de présentation aux allures markéting dont les retombées se chiffres en milliards. Politique désormais, avec le désir pour les leaders politique d’inscrire dans leur mandat des succès internationaux tels que la victoire d’une organisation de coupe du monde. Succès ou les bénéfices politiques sont généralement à mettre à l’actif des mandatures présidentielles qui ont porté les projets d’organisation.

Très peu d’Etats Africains ce sont officiellement prononcés sur le dilemme que pose la candidature du Maroc, petit Etat prospère d’Afrique du Nord face au mastodonte américain première puissance mondiale. Il s’agit la d’un choix qui implique le cœur et la raison.

D’une part, le continent Africain, par la voie du Maroc veut aussi faire valoir son savoir faire organisationnel en matière d’évènements mondiaux. Il ne suffira plus seulement de participer, mais d’organiser, ceci avec pour finalité de vendre la culture touristique, économique et sportive d’un pays, et pourquoi pas du continent. Une candidature de cœur car après la République Sud africaine, le continent qui compte l’un des plus grands nombres de licenciés footballeurs, voudrait rentrer dans l’histoire en étant le premier à organiser un mondiale avec 48 équipes. Une véritable fierté pour l’Afrique qui n’a qu’à son compte une seule organisation de coupe du monde en Afrique du Sud. Un devoir en tant qu’africain, qui vise à créer autour de la candidature du maroc les condidtions d’une entente inter –africaine. Si le Maroc a opérer un retour au sein de l’union africaine, c’est bien pour compter sur cette agrégat de pays qui , bien que pauvre représentent tout de même une voix chacune durant les assises internationales. Un devoir comme l’affirme le président de la fédération gambienne vis-à-vis d’un pays membre de l’union africaine.

Un choix de raison aussi car l’interventionnisme du Président Trump, dans son rôle symbolique de représentant du pays à la bannière étoilée, emmène les autres Etats à réfléchir. Les menaces du Président peuvent effectivement avoir des incidences sur l’économie de certains pays qui bénéficient d’une aide financière émanant des Etats-Unis d’Amérique. Il ne s’agit pas ici de sanctions formelles comme à l’accoutumée contre un Etat récalcitrant comme l’Iran ou la Corée du nord, mais plutôt de sanctions symboliques qui visent à prévenir de l’ingratitude de ces Etats africains qui ne veulent pas rendre l’appareil aux USA en mémoire de la générosité habituels de la grande puissance vis-à-vis des pays pauvres. Un dilemme qui ne laisse pas présager une partie de plaisir pour l’Etat du Maroc considéré comme le petit poucet.

L’appelle de la Fédération Gambienne ne demande qu’a être soutenu par l’ensemble des 50 Etats que compte l’Afrique. A ce titre et dans un contexte similaire mais attenant à l’espace occidentale, il serait rare voire impossible d’assister à un défilement des Etats occidentaux (Américains et européen) face à ce type de questions notamment sportives. Le bloc occidental qui s’accorde à soutenir les Etats unis d’Amérique, semble tenir sur des similitudes liées à des accords extra-sportifs. Des accords de coopération et de collaboration qui datent de l’après guerre et qui semble aller au-delà de la sphère politique mondiale, pour s’intégrer dans le mouvement sportif et culturel.

Malgré cet exemple venu d’en haut, les africains ne semble pas encore prêt à affirmer leur véritable indépendance vis-à-vis des grandes puissances et ceci dans tous les domaines. Il aurait été souhaitable de ne pas laisser la Gambie seule face aux silence des autres fédérations. Un désaccord entre Etats africains sonnerait comme une désunion de l’union africaine. Une catastrophe qui donnerait raison au chantre du néocolonialisme ou la division des plus faibles primeraient toujours. le sport dont les candidatures des Etats aux organisation de compétitions semblent désormais être le lieux de trafics d’influence où même Franck Underwood (Kevin spacey ) dans la série à succès « house of cards » se perdrait, se demandant bien s’il est toujours questions d’enjeux sportifs et culturels source de joie et de paix, en lieu et place d’enjeux politiques et financiers sources de conflits.

Gontran ELOUNDOU.