Cameroun : le COVID-19 annonce la fin de l'année scolaire et académique 2019-2020 ?

Source: Camer.be

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Alors que les activités  sont en baisse au Cameroun, le gouvernement camerounais via les ministères concernés par les activités aux arrêts, est muet. Si le ministre de l’enseignement supérieur a promis la poursuite des cours, le mutisme de madame le ministre de l’enseignement secondaire et de monsieur le ministre de l’éducation de base laisse présager de mauvais moments pour les élèves.

Depuis l’avènement des indépendances et bien avant, jamais les citoyens camerounais ne se sont retrouvés dans une situation aussi périlleuse. Un péril grave quand l’on sait qu'aucune année scolaire ou académique n’aura été arrêtée en plein milieu sans pour autant savoir quand est ce qu'elle reprendra. La cause de cet arrêt est connue de tous : le COVID-19.  Les élèves et les étudiants, se dirigent-ils vers une année blanche ? Le Cameroun peut-il remédier à pareille situation.

Déjà deux semaines que le Cameroun vit au ralenti. Les premières mesures de confinement, ont d’abord touché les secteurs de l’éducation dont les activités ont été suspendues. Les premières mesures de confinement, ont d’abord touché les secteurs de l’éducation dont les activités ont été suspendues. La pandémie n’ayant pas encore atteint le niveau le plus élevé de contamination, les apprenants de tous les niveaux n’auront pas eu l’occasion d’achever le second trimestre de l’année scolaire et pour les étudiants d’entamer leur second semestre.

L’année blanche est la conséquence directe de la désobéissance citoyenne. Le non-respect des mesures de confinement favorise le progrès de la maladie et par conséquent la durée du confinement, ce qui repoussera encore la reprise des activités scolaire. Ajouter une autre période de restriction mettrait encore plus à mal les calendriers scolaire et académique. Les informations relatives à l’évolution de la maladie laissent entrevoir une année blanche.

Que vont devenir les élèves coupés de l’école ?

Coupés des bancs, les élèves ne parviendront au bout de leur année scolaire, du moins pas dans les temps impartis. Ce retard ne pourra être rattrapé qu’après la pandémie de COVID-19. Il ne sera certainement pas possible d’offrir un suivi scolaire via Internet du fait du manque d’outils nécessaires. L’ordinateur demeure un luxe pour les ménages sans toutefois parler des webcams. Les opérateurs de téléphonie mobile et fournisseur d'accès Internet, ne sont pas mieux équipés pour fournir une connexion internet à haut débit permanente. Les équipements technologiques seraient des palliatifs à cette situation d’urgence manque au Cameroun. 

Sans possibilité de téléchargement des cours, sans formation des enseignants à l’usage des nouvelles technologies, sans électricité permanente, sans connexion internet haut débit, en plus des mesures de confinement, les élèves et les étudiants devront patienter encore un moment avant de pouvoir passer les épreuves physiques et sportives des examens officiels, sans toutefois oublier que ceux-ci devront également surseoir aux examens du Brevet des études, du probatoire du baccalauréat et leur équivalent en anglais. Il en va de même pour les étudiants qui vont devoir patienter avant l’entame effective des seconds semestres et des compos bien que le ministre camerounais de l’enseignement supérieur prétend le contraire nous y reviendrons dans un prochain article.

GONTRAN ELOUNDOU.

Analyste politique.