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Environ 106 bourgades ont été attaquées et incendiées, depuis octobre 2017, dans les deux régions anglophones du Cameroun, en proie à une crise sociopolitique, selon le Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique (CHRDA), dans une note. Plusieurs bourgades incendiées dans les régions Anglophones.

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"Depuis octobre 2017, après les premiers raids militaires, 106 villages ont été attaqués, brûlés et leurs habitants ont complètement ou partiellement déserté les villages", indique le président du CHRDA, Me Agbor Nkongho, précisant que "65 ont été dénombrés de la région du Nord-ouest et 41 dans le Nord-ouest." Sur les 65 bourgades répertoriées dans la région du Sud-ouest, "45 sont gravement touchées", tandis que "25" sur 41 le sont, dans le Nord-Ouest, selon le CHRDA, qui dit avoir "documenté des preuves de ces crimes (à travers) des témoignages oculaires, enregistrements vidéos et photographiques". Depuis plus d’un an, le Nnord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, traversent une crise sociopolitique.

La situation s’est dégradée avec l’interpellation au Nigeria de 47 séparatistes, dont Sisiku Ayuk Tabe (leader) et leur extradition au Cameroun. Les combats entre les forces de défense et de sécurité camerounaises et des hommes armés se réclamant des "forces de restauration de l’Ambazonie", un Etat imaginaire, sont devenus fréquents. Plusieurs organisations internationales accusent le gouvernement camerounais et les séparatistes d’exactions dans le conit qui les oppose depuis plusieurs mois. "La destruction de biens appartenant à des civils, le pillage et l'incendie illicites et à grande échelle de villages par l'armée camerounaise constituent des crimes de guerre et contre l'humanité", rappelle l’ONG, estimant que ces "actes doivent faire l'objet d'une enquête approfondie et les auteurs traduits devant les autorités compétentes.".

afrique-sur7.fr.

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Privés depuis trop longtemps de moyens de subsistances donc, de leurs salaires mensuels, les agents de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) semblent, si l’on en croit les nombreuses plaintes émises contre certains d’entre eux, avoir établi un réseau parfaitement bien rodé de mafieux au sein de cette administration

Comptabilisant jusqu’à ce jour, près de six mois d’arriérés de salaire, privés par la même occasion de certains avantages dus à leurs fonctions, et ne supportant plus sans aucun doute d’évoluer ainsi, il semblerait selon certains témoignages, que quelques agents de l’Agence nationale de l’urbanisme des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), auraient tout simplement décidé de s’adonner à une sorte de trafic au sein de cette administration

« Privés de salaire, bon nombre d’agents véreux de l’ANUTTC, se sont lancés dans un trafic parallèle qui consiste à travailler pour leur propre compte au sein de cette agence de plusieurs manières. En effet, ils font payer les travaux topographiques qu’ils effectuent avec le matériel de l’agence. Ils s’associent avec des démarcheurs qui repèrent les terrains non cadastrés puis procèdent à une réalisation de relevé topographique. Tout cela dans le but de soutirer de l’argent ou autre chose au propriétaire du bien », a dénoncé Nicolas Nguema, un compatriote abusé.

Une situation qui dure depuis déjà quelque temps, sans pouvoir trouver de solution. Malgré les plaintes des usagers, cela ne semble visiblement pas inquiéter les principaux concernés. Mieux encore, le nouveau directeur général de cette agence, Olivier Abel Nang Ekomiye, reste de marbre face à cette mafia organisé au sein de sa structure.

gabonmediatime.com.

Ce livre est le premier écrit en français sur la crise anglophone du Cameroun, dans sa forme actuelle: une guerre civile qui oppose l'armée du régime de Paul Biya et les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays. Un conflit qui a déjà causé des centaines de morts et plus de 40000 réfugiés. L'auteur grâce une approche pluridisciplinaire; historique, linguistique et politique, ainsi qu'à son expérience d'ancien prisonnier de ce régime, apporte un éclairage détaillé sur cette crise. L'ensemble de ses réflexions constitue un cadre à la disposition du grand public pour comprendre la situation présente et à venir du Cameroun, à la lumière de la question anglophone. Patrice NGANANG est un écrivain camerounais. Professeur Titulaire à l'Université d'Etat de New York, Stony Brook ou il enseigne la théorie littéraire et culturelle.

Camer.be.

 

Image d'illustration.

faits divers

Le vol ET900 de Ethiopian Airlines en provenance du Nigeria avait un passager particulier.

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En provenance de Lagos pour Addis Abeba avec escale à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen, cet avion ne transportait pas seulement les bébés Lions vainqueurs de la Can U-17 de football.

Un voyageur peu ordinaire s’y trouvait avec pour bagage plus de 10 kilogrammes de cocaïne dissimulées dans des emballages de bonbon. Appartenant à un passager de Nationalité Nigériane, une partie de ce colis a été avalée par ce dernier.

237ONLINE.

Bonjour je suis Salimata K, je suis confrontée à un problème et je ne sais vraiment plus quoi faire. Je viens vers vous pour avoir des conseils et des propositions dans le respect et sans insulte.

Après mon bac à Ségou, je suis venue habiter chez ma grande sœur qui est mariée à Bamako pour mes études universitaires. Depuis mon arrivée son mari pénétrait dans ma chambre sous prétexte de prendre des papiers à chaque fois que je m’habillais après avoir pris un bain. Au début je pensais que c’était juste une coïncidence. Mais au fur et à mesure j’ai informé ma maman qui m’a dit qu’il n’osera jamais me faire du mal. Elle m’a demandé de ne pas faire attention au comportement du mari de ma grande sœur. Pour elle, il est très gentil et de très bonne moralité donc je n’avais rien à craindre.

Ma sœur étant commerçante voyage fréquemment sur Dakar et Lomé. Pendant son absence, il me demande à chaque fois de lui apporter à manger, d’être au petit soin. Chose que j’ai faite sans arrière-pensée. Il me disait que je suis sa femme et que quand ma sœur n’est pas sur place que je dois jouer son rôle. Et ainsi un soir il me demande de dormir avec lui. Je n’ai pas voulu et il n’a pas insisté. Mais à ma grande surprise, je me suis réveillée au petit matin en le trouvant à côté de moi tout nu sur mon lit.

Je me suis posée beaucoup de questions et je l’ai réveillé. C’est là qu’il a commencé à me menacer car il avait des photos de nous deux sur le même lit. J’ai finalement accepté de coucher avec lui et c’est devenu régulier. A chaque fois que ma sœur n’était pas présente, il couchait avec moi. Et cela, pendant toute l’année scolaire. Il ne voulait pas que je sorte de la maison. Il n’acceptait pas que des amies viennent me rendre visite et m’a finalement retiré mon téléphone.

Actuellement, je suis enceinte de trois mois. Je lui ai expliqué la situation et il voulait dans un premier temps qu’on avorte. Chose que j’ai refusé. Maintenant il souhaite que j’accuse quelqu’un d’autre et qu’il va m’aider à gérer la situation. Pour lui, on doit agir ainsi pour le bien de tout le monde. Il dit qu’il ne veut pas diviser notre famille. Et surtout faire du mal à ma grande sœur qui est aussi enceinte de 7 mois. Il me donne suffisamment d’argent pour la prise en charge et je pense que c’est la meilleure façon de gérer aussi mais j’ai besoin de votre avis pour ne pas encore empirer la situation.

Maliactu.net

Selon Agora Mag, près de 20 élèves du lycée de Mindourou accoucheront dans les prochains mois après des coïts non protégés. Les élèves concernées font les classes de 6e, 5e, 4e, et 3e.  Dans ce village de l’arrondissement de Ndélélé, département de la Kadey, dans la région de l’Est, certains parents accusent des enseignants, d’être les auteurs de ses grossesses. Joint au téléphone, le proviseur de l’établissement public d’enseignement secondaire général, ne nie pas le fait. Mais il sait que 3 de ses élèves et non 19, sont enceintes, et « actuellement au quartier, tel que l’exige les textes ». Il précise que ces 3 apprenants du lycée de Mindourou, sont revenus des vacances de l’année scolaire dernière, avec ces grossesses. « L’information accusant les enseignants d’être les responsables de ces mauvais exemples, est fausse », ajoute le proviseur.

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Ocameroun.info

Encore un scandale d’arbitrage qui a eu lieu en direct à la télévision, samedi, à El Eulma.

Le fait est franchement unique dans les annales du football. Cela s’est produit samedi lors de la rencontre entre le MC El Eulma et le NC Magra.

Pourquoi l’arbitre Redouane Necib n’a pas fait sortir le joueur Toufik Bouhafer qui a écopé de deux cartons jaunes ? Comment a-t-il fait une bourde pareille sans qu’il se rende compte ni d’ailleurs les autres arbitres ?

photoDZVID

En France depuis l’âge de 2 ans, Maitre Gims n’est toujours pas français. La star du hip hop a fait la demande, mais la justice ne lui a toujours pas accordé le précieux sésame. « J’avais fait une première demande, qui m’a été refusée il n’y a pas longtemps. Je n’ai pas compris pourquoi », expliquait-il encore à Nikos Aliagas  sur Europe 1. Selon certains sites français, la vie amoureuse du chanteur de 31 ans serait en cause.

Selon Le magazine Closer dans son numéro du 30 mars l’ancien membre du collectif Sexion d’Assaut serait marié à 2 femmes: Demdem son actuelle épouse, et une « Française qui vit au Maroc, et avec laquelle il a eu quatre enfants L’interprète de « Camélon » l’aurait épousée « très jeune » et n’aurait jamais divorcé. La justice française ne reconnait pas la polygamie. Ce qui serait à l’origine de ce refus. 

La justice française ne reconnait pas la polygamie. Ce qui serait à l’origine de ce refus. Une femme dont Demdem « connaît évidemment l’existence. » Dans le documentaire inédit diffusé le 29 mars dernier sur W9, il était effectivement rappelé que le chanteur a épousé Demdem en 2005 alors qu’il n’avait que 19 ans.

culturebene.com.

Ebony reigns.

SOURIRES

Une prophétesse, Akosua Yeboah, a rassuré qu’elle capable de ramener à la vie la star ghanéenne, Ebony, décédée des suites d’un accident de la circulation.

S’exprimant lors d’une interview avec le Capitaine Smart sur la chaîne de radio Adom FM basé à Accra, juste après l’accident, la Prophétesse Akosua Yeboah a déclaré qu’elle allait ramener Ebony d’entre les morts.

EBony Scream 1.

Elle a également demandé à ce que son corps ne soit pas gardé à la morgue, rapporte le site ghanéen, yen. La prophétesse Akosua affirme qu’elle a eu des révélations sur le décès d’Ebony aux premières heures de vendredi et avait prié Dieu qui lui a donné l’instruction de la ressusciter.

« Je demande à ses parents et ses proches de ne pas mettre le corps à la morgue. J’ai prié Dieu et il m’a ordonné de la ressusciter. Dieu a communiqué avec moi et j’ai aussi prié à ce sujet », a déclaré Akosua.

Entre temps, l’ancien président, John Dramani Mahama et le président actuel, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo ont adressé leurs messages de condoléances à la famille durement éprouvée. Plusieurs autres célébrités, dont MzVee, Nana Ama McBrown, Maame Serwaa et Obour, ont exprimé leur consternation face à la mort tragique de Priscilla Opoku-Kwarteng, populairement connu sous le nom d’Ebony.

culturebene.com.

 

On ne peut comprendre la situation actuelle du continent africain sans l’analyser à la lumière des héritages complexes du continent. Celui-ci n’est « né » ni avec les indépendances il y a une cinquantaine d’années, ni avec la colonisation près d’un siècle auparavant, ni avec la « découverte » par les Portugais à la fin du XVè siècle : les Européens n’ont découvert et construit que « leur » Afrique, alors qu’ils étaient, sans le savoir, les derniers arrivés dans une histoire longue de mondialisation. Car les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement, ne serait-ce que parce que l’humanité y est née.

Une construction négative du continent a été conçue au moment où se développait du côté européen la traite atlantique des esclaves noirs. Certes, celle-ci s’ajouta à des traites antérieures plus anciennes, aussi bien vers le monde méditerranéen que vers l’Océan Indien, animées par les Arabo-musulmans depuis le IXe siècle de notre ère. Mais l’originalité de la traite atlantique fut de déterminer une fois pour toutes la couleur des esclaves : au XVIIIe siècle, le mot nègre devint synonyme d’esclave. S’y ajouta le legs racialiste du XIXe siècle qui « scientifisa » la distinction entre race supérieure – blanche bien entendu – et races inférieures. À la fin du XIXe siècle, la traite atlantique a quasi disparu, mais lui a fait place la conviction occidentale – États-Unis inclus – de l’inégalité raciale. Bref l’essor du racisme va caractériser la première moitié du XXe siècle.

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Ce mépris envers les noirs, qui a une longue histoire[1], va être repris par la colonisation. Celle-ci a établi une différence légale entre le citoyen (quelques centaines d’ « assimilés ») et la masse des « indigènes » (natives en anglais), « sujets » assujettis à un système juridique spécial, celui des codes dits de l’indigénat, régime inégalitaire qui ne fut aboli en Afrique subsaharienne française qu’en 1946. Les recherches ont été biaisées par des siècles de préjugés véhiculés par marchands, missionnaires, explorateurs, voyageurs et trafiquants d’esclaves. Leur idée d’Afrique a influencé une majorité d’historiens, d’ethnologues, d’anthropologues et d’économistes de l’époque coloniale et au-delà. Le savant congolais Valentin Mudimbe (professeur à Duke University, USA) en a inventorié et déconstruit la fabrication[2].

Ce que le monde doit à l’Afrique

L’Afrique se situait au carrefour de trois mondes, dont le premier fut évoqué depuis l’Antiquité et le deuxième décrit depuis le Xe siècle par les voyageurs et géographes arabes :

– le monde méditerranéo-afro-asiatique, le plus ancien, qui fut durablement approvisionné en or en provenance du soudan occidental via les caravanes transsahariennes. Hérodote en parlait déjà au Ve siècle avant JC, évoquant les Phéniciens qui pratiquaient cette « troque muette » au-delà des « colonnes d’Hercule ».

– le monde de l’Océan Indien, qui s’épanouit entre le Ve et le XVe siècle, et fut nourri de l ‘or en provenance du Zimbabwe via le port majeur de Sofala, qui en était sur l’Océan Indien le principal débouché. Un archéologue s’est même exclamé que les côtes orientales d’Afrique étaient « pavées de porcelaine de Chine ».

– enfin le monde atlantique, le dernier arrivé, seulement dans la deuxième moitié du XVe siècle. Les Européens n’ont pas « découvert » l’Afrique, ils n’ont découvert que « leur » Afrique. Et comme ils ont dans le même temps découvert l’or des Caraïbes et l’argent du Mexique, ce sont les hommes dont ils vont faire trafic en Afrique. Qui plus est : c’est l’or africain qui a financé les constructions navales portugaises et les premières plantations.

Il importe d’enseigner que les rencontres africaines avec le reste du monde ont chaque fois joué dans les deux sens : les visiteurs – Chinois (jusqu’au XVe siècle inclus, quand l’empereur de Chine interdit les expéditions hors de son Empire), Indiens, Arabes, Portugais puis autres Européens, Américains et Brésiliens sont tour à tour intervenus. Ils en ont tiré grand profit et l’avenir de leurs pays respectifs en a été chaque fois modifié. Mais il en va de même pour l’Afrique : ces chocs successifs ont constamment suscité – comme dans les autres cultures – des métissages culturels et politiques de toutes sortes. Certes, les marchés décideurs étaient le plus souvent situés hors Afrique. Mais cela ne signifie pas que les Africains ont subi passivement l’intervention extérieure. Au contraire, chaque fois, il s’est trouvé des courants et des acteurs novateurs issus de ces nouveaux contacts : sultans de l’or, chefs trafiquants d’esclaves, producteurs et entrepreneurs de commerce ont joué un rôle actif parfois déterminant, en Afrique comme au dehors. Les configurations internes du continent, politiques, économiques, agronomiques, culturelles, répondent comme ailleurs aux faits mondiaux, dont les Africains ont souffert, mais auxquels ils ont aussi apporté : de l’or, de la force de travail, des matières premières, aujourd’hui de l’uranium, du pétrole et, à nouveau, de la main d’œuvre.

Il est donc anormal de ne faire de l’Afrique qu’un épiphénomène de ce qui se serait passé autre part sous le prétexte que l’évolution technologique y démarra plus tardivement qu’ailleurs. Cela n’a nullement empêché que toute une histoire interne s’y déroulât. C’est l’histoire eurocentrée, focalisée sur sa propre histoire, celle de la genèse du capitalisme, qui a fait de l’Afrique une « périphérie ».

L’une des premières illustrations de ce propos est le rôle de l’or au Moyen Âge, métal précieux rare et qui, pour cette raison, s’est trouvé à l’origine de la prospérité financière aussi bien de l’Europe que du monde de l’Océan Indien. D’où provenait cet or, avant que ne soit découvert, à la fin du XVe siècle, celui des Antilles puis au XVIe siècle du Mexique, et au XVIIIe siècle du Brésil ? Il était produit essentiellement, outre les gisements lointains de l’Oural, par le « Soudan occidental », en amont du fleuve Sénégal et aussi dans l’arrière-pays de ce que les Portugais devaient surnommer, pour cette raison, la côte de l’or, devenue plusieurs siècles plus tard la colonie britannique de Gold Coast.

On connaît bien, en histoire africaine, la grandeur successive des empires africains médiévaux (Ghana, Mali, Songhaï) qui établirent leur puissance sur ce commerce international. Al Bakri au XIe siècle, et Idrisi au XIIe siècle décrivent l’or du Ghana « renommée à cause de la quantité et de la qualité du métal produit[3] », Ibn Khaldun a conté le périple du sultan du Mali Kankan Mousa qui, au milieu du XIVe siècle, fit le pèlerinage de La Mecque, avec 12 000 esclaves « revêtus de tuniques de brocart et de soie du Yemen », et de nombreux chameaux apportant « quatre-vingts charges de poudre d’or pesant chacune trois quintaux[4] ». Cet échange, très ancien, était déjà rapporté par Hérodote au Ve siècle avant notre ère. Leptis Magna, grande métropole punique puis romaine (non loin de Tripoli) et patrie de l’empereur Septime Sévère fut le débouché privilégié des pistes centrales du Sahara. Les Arabes de Méditerranée qui préféraient la monnaie d’argent servirent de truchement avec le monde européen : c’est, en somme, grâce à l’or du Soudan (qui approvisionnait Byzance) que Marco Polo put au XIIIe siècle établir des contacts directs avec la Chine.

De façon analogue, si les Portugais s’établirent dès la fin du XVe siècle sur les côtes du golfe de Bénin, ce ne fut pas encore pour le commerce des esclaves ; l’essentiel fut d’abord la collecte de l’or à partir des forts côtiers pourvoyeurs, dont Saint Georges de la Mine (futur Elmina), au nom révélateur.

L’Afrique a donc fourni au reste du monde un instrument monétaire majeur : l’or.

Le deuxième exemple est celui de la traite des esclaves. Les flux d’esclaves furent majeurs dans tous les sens entre le XVIIe et le XIXe siècle : vers le monde méditerranéen (en particulier mais pas seulement par l’Égypte), vers l’Océan Indien et le sultanat d’Oman et de Zanzibar, et, last but not least, par l’Océan Atlantique. À l’intérieur du continent, le « mode de production esclavagiste » connut au XIXe siècle une expansion encore jamais atteinte jusqu’alors. Bref, à l’époque mercantiliste des grandes plantations tropicales d’exportation à travers le monde (canne à sucre, clou de girofle, coton, sisal, etc.), la main d’œuvre africaine noire se retrouve partout : dans les Amériques, mais aussi en Arabie, en Inde et Indonésie, et même en Chine. L’Afrique est devenue le pourvoyeur majeur du travail de plantations, et va le rester pour la première révolution industrielle fondée sur le coton.

L’Afrique a donc fourni au reste du monde un instrument productif majeur : le système de plantation esclavagiste.

Troisième temps : le XIXe siècle précolonial. La révolution industrielle réclame des oléagineux tropicaux pour huiler les machines, éclairer les ateliers (avant l’invention de l’électricité à la fin du siècle), fabriquer le savon dont on vient de découvrir la formule. L’huile de palme provient de façon privilégiée de l’Afrique de l’ouest, l’huile d’arachide également (et aussi de l’Inde), l’huile de coco et la noix de coprah d’Afrique orientale. Zanzibar fournit au monde le clou de girofle dont elle est le producteur exclusif. Les bois de teinture tropicaux sont nécessaires à l’industrie textile tant que l’industrie chimique n’y supplée pas. À la fin du XIXe siècle c’est le caoutchouc de la forêt équatoriale qui approvisionnera (aux côtés du Brésil) l’industrie des pneus automobiles, et l‘or d’Afrique du Sud qui remplacera celui du soudan occidental. Bref le continent africain, à nouveau, joue un rôle essentiel dans la production capitaliste occidentale. La configuration politique et sociale interne de l’Afrique de la deuxième moitié du XIXe siècle, bien avant l’achèvement de la conquête coloniale, n’a plus grand chose de commun avec celle du siècle précédent.

L’Afrique a donc été un fournisseur majeur de matières premières indispensables à l’industrie européenne, comme depuis le XXè siècle elle l’est devenue pour le pétrole.

Ainsi, depuis les débuts de l’histoire, les Africains ont été, comme les autres, nécessaires à la mondialisation du moment. L’Afrique a joué un rôle essentiel de centre de production (de matières premières), et de centre de main d’œuvre (hier d’esclaves, aujourd’hui de travailleurs migrants). En revanche, le continent dans son ensemble n’est guère encore centre d’industrialisation, ni marché valorisé de consommation. C’est ce qui permet aux autres d’en faire la « périphérie » de leur monde. C’est vrai en termes de PIB, mais c’est faux pour de multiples raisons : économiques, mais aussi stratégiques, démographiques, culturelles et humaines.

Agoraafricaine.info

Kumba cameroun

causes

Le rapt de ce mardi 20 novembre 2018 dans la région du Sud-Ouest est l’un des plus importants kidnappings dans cette zone depuis le début de la crise anglophone.

« Plus de quinze élèves et le principal de Lord’s Bilingual Academy de Kumba ont été enlevés ce mardi en mi-journée », nous révèle sous l’anonymat un enseignant dudit collège. Notre source souligne que des personnes armées sont arrivées au collège et sont reparties avec les élèves et leur encadreur.

Des sources auprès des services du gouverneur de la région du Sud-Ouest confirment cet enlèvement. « Des élèves ont été enlevés mais nous n’avons pas le nombre exacte des personnes enlevées. Nous allons faire le point après. Pour le moment, les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour retrouver et libérer les otages sains et saufs », informe notre source auprès des services du gouverneur du Sud-Ouest.

Les auteurs de ce kidnapping d’envergure n’ont pas encore été identifiés. Selon des sources militaires du Sud-Ouest, il s’agit « probablement » d’un groupe armé du mouvement sécessionniste.

Il faut rappeler que ce type d’enlèvement de masse d’élèves n’est pas nouveau dans ces deux régions en crise. Au moins 81 personnes, dont 79 élèves, avaient été enlevées dans la nuit de dimanche 4 à lundi 5 novembre 2018 sur le campus du Collège presbytérien de Nkwen dans la ville de Bamenda (région du Nord-Ouest). Les 79 élèves et quelques encadreurs avaient été retrouvés le 7 novembre près de Bafut.

 source: ActuCameroun

 

Paroles de Hanson Ndiforti. C'était le 31 octobre dernier à Yaoundé, lors de la présentation du "Rapport Planète vivante 2018" du Fonds mondial pour la nature ( Wwf).

"La planète court à sa perte ". Voilà, l'essentiel à retenir de la présentation du rapport de Wwf, sur la situation de la biodiversité du monde. Aussi, Hanson Ndiforti le directeur pays de cette mastodonte d'Ong, invite-il tous les protagonistes, à veiller à la préservation de la nature.

pangolin

Selon le rapport présenté à la presse à Yaoundé, de 1970 à 2014, la biodiversité a été altérée à hauteur de 70%. Chose due selon le document, à la quête effrénée du bien-être qui caractérise les êtres humains. Concrètement, fait savoir Hanson, il s'agit notamment, de: la surexploitation, l'agriculture industrielle. La dernière cause citée, est seule , responsable de 3/4 de la pollution totale du monde. Mise aussi aux bancs des accusés, la demande toujours grandissante, de l'énergie et de la terre par l'Homme. Facteurs qui tous à en croire le rapport 2018 de Wwf, conduisent à de violations graves de la nature.

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"Nous sommes là pour redresser la situation. Il n'y a plus de pangolins à l'Est (région de l'Est Cameroun, Ndlr). Les gens tout tué et mangé. Ces pangolins n'ont pas disparu d'eux-mêmes. La population augmente, et se pose ensuite la question de comment la nourrir ", s'en est inquiété le directeur Cameroun de Wwf. Et d'inviter les pouvoirs publics du Cameroun en particulier, et du monde entier en général, à prendre des mesures appropriées pour stopper la dégradation de la biodiversité. Pour Hanson Ndiforti, il faut non seulement préserver les forêts, mais aussi, interdire l'extermination des oiseaux et des animaux. Sur ce volet, il cite par exemple, le braconnage des éléphants qui selon lui, jouent pourtant un grand rôle dans la chaîne de propagation de l'arbre appelé moabi, sans oublier les grands singes qui cassent des branches d'arbres porteuses de nourriture pour des animaux non grimpeurs.

"Nous n'avons fondamentalement rien contre les plantations industrielles. Mais nous souhaitons qu'elles s'arriment aux normes de préservation de la nature. Certaines exploitations industrielles utilisent malheureusement des pesticides très nocifs et interdits ", a enfin décrié, le directeur Cameroun de Wwf.

Vivement qu'à la recherche du bien-être et du bonheur, tous, se soucient de la préservation de la nature et de la biodiversité. Le danger est là. La vie, la terre est menacée !

Camer.be.

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