© AP Photo / Mohammed El-Sheikhy

Début avril, les forces de l'Armée nationale libyenne (ANL) ont lancé une offensive sur la capitale Tripoli, quelques jours avant la réunion d'une conférence nationale pour discuter de l'avenir du pays. Le maréchal Haftar adoubé à l'est et à la tête de l'ANL entend "purger l'ouest des terroristes".

Le maréchal Khalifa Haftar, à la tête de l'autoproclamée Armée nationale libyenne, a lancé une offensive contre la capitale libyenne Tripoli début avril, faisant planer le spectre d'une nouvelle guerre civile dans le pays. Devenu maréchal il y a trois ans après avoir sécurisé le croissant pétrolier libyen, il a su s'imposer au terme de nombreuses années comme un leader militaire et il a bénéficié de puissants soutiens internationaux. Retour sur les faits d'armes de celui qui commanderait une force de 25 000 hommes (certaines sources parlent de 70 000 combattants).

La longue carrière militaire de Khalifa Haftar

À 75 ans, le maréchal Haftar a une longue carrière militaire derrière lui. En 1969, l'officier né à Ajdabiya, dans l’est du pays, participe auprès de Mouammar Kadhafi au coup d'État qui renverse le roi Idris Ier. Quelques années plus tard, il est envoyé au Tchad, en conflit avec la Libye. C'est une lourde défaite pour la Libye, au moins 1 200 des 4 000 soldats libyens sont tués, plus de 400 emprisonnés dont Khalifa Haftar. Désavoué par Kadhafi, il rejoint l'opposition et forme la "force Haftar", branche militaire du Font national du salut de la Libye, avec l'aide des Américains et du président tchadien de l'époque Hissène Habré, dans l'espoir de renverser le dictateur. Mais Idriss Déby prend le pouvoir au Tchad, les opposants libyens doivent partir et sont exfiltrés par les Américains.

Dans les années 1990, Khalifa Haftar quitte donc la région pour rejoindre les États-Unis où il est exilé durant une vingtaine d'années. Il vit en Virginie, près de Langley et du siège de la CIA. On lui prête alors des relations étroites avec les services de renseignement nord-américains en vue de renverser Kadhafi.

C'est en 2011 que le général est de retour dans son pays natal. Il rejoint alors le soulèvement militaire contre Mouammar Kadhafi. Au même moment naît l'Armée nationale libyenne, dont le général Haftar prend la tête. S'il est bien accueilli par la population à Benghazi, il ne parvient pas pour autant à s'imposer comme l'une des figures sur le plan militaire.

Le tournant a lieu trois ans plus tard, en 2014. Benghazi est en proie à d'importantes violences, une montée des assassinats et des attentats. Le général Haftar lance alors une grande offensive militaire dans la ville de l'est libyen, en ralliant à ses côtés une partie de l'ancienne armée de Kadhafi, des officiers et des forces tribales. C'est ainsi que le général lance une guerre contre le terrorisme et les groupes armés.

"Il a beaucoup utilisé le discours sécuritaire et de lutte contre le terrorisme pour susciter un soutien de la part de la communauté internationale", commente Virginie Collombier, professeure à l'Institut universitaire européen de Florence et spécialiste de la Libye. Après plusieurs années de guerre, Benghazi est sécurisée, tout comme plusieurs villes de l'est libyen. "Khalifa Haftar a construit sa légitimité sur cette sécurisation des villes de l'est et sa lutte contre le terrorisme", ajoute Virginie Collombier. 

C'est d'ailleurs après son succès à l'automne 2016 que le général Haftar est nommé maréchal par le président du Parlement libyen, Aguila Salah Issa. Une récompense pour avoir réussi à sécuriser le croissant pétrolier, dont des groupes armés dirigés par Ibrahim Jadhran avaient pris le contrôle. Une opération qui lui donne aussi "une popularité au-delà de la région de Cyrénaïque" (Est) estime la journaliste Roumiana Ougartchinska, autrice du livre "Pour la peau de Kadhafi" et qui a rencontré à plusieurs reprises le maréchal Haftar. 

De ses nombreuses actions sur le terrain, à la tête de l'autoproclamée Armée nationale libyenne, le maréchal Haftar s'impose peu à peu comme un acteur central du jeu politique. Il gagne en réputation et en crédibilité puis devient l'un des personnages incontournables "au cours de l'année écoulée essentiellement" selon Virginie Collombier, en jouant de sa carte "lutte contre le terrorisme" vis-à-vis de l'extérieur. "Il a été beaucoup aidé à jouer un rôle plus important par des initiatives diplomatiques extérieures, notamment par la France" explique la chercheuse, "il est alors devenu un acteur acceptable"jusqu'à être invité à la table des négociations comme un acteur majeur, notamment par les initiatives françaises.

D'après les observateurs, le maréchal Haftar a bénéficié jusqu'à présent des soutiens de la France, de la Russie et des Émirats arabes unis. Suite à son offensive sur Tripoli, ils se font désormais plus discrets.

Selon un communiqué du Gouvernement d'union nationale libyen, basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, le Président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec le chef du gouvernement libyen Fayez al-Sarraj, lui affirmant "son refus total de l'offensive contre la capitale, la mise en péril de la vie des civils et la nécessité de stopper cette attaque". Officieusement, la France dément tout plan secret pour mettre au pouvoir le maréchal Haftar et assure qu'aucune légitimité ne lui sera reconnue s'il venait à prendre le contrôle de Tripoli.La Russie a, elle, appelé toutes les parties à la retenue pour éviter le bain de sang. Plusieurs experts affirment qu'en coulisses, la Russie soutient le maréchal, reçu à l'été 2017 à Moscou. D'après Virginie Collombier, "la Russie s'est d'ailleurs opposée à l'adoption d'une résolution visant le maréchal Haftar"dimanche lors du Conseil de sécurité de l'ONU. 

Américains et Britanniques appellent de leur côté à la sanction contre le maréchal Haftar et l'accusent d'être responsable avec ses alliés de l'escalade de ces derniers jours. Beaucoup relèvent enfin sa visite auprès du roi Salman à Riyad, fin mars dernier, juste avant son offensive.

Franceculture.Fr

Le camp présidentiel n’a pas attendu les résultats officiels pour féliciter son vainqueur. Le premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a affirmé que le président sénégalais Macky Sall a été réélu en remportant « au moins 57 % » des voix lors du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 24 février.

« Les résultats nous permettent de dire qu’il nous faut féliciter le président Macky Sall pour sa réélection », a déclaré M. Dionne qui s’exprimait vers minuit (heure locale, 1 heure à Paris) au siège de la coalition présidentielle à Dakar.

Les résultats officiels des commissions de recensement des votes doivent être publiés dans chaque département avant mardi à midi, puis seront proclamés à l’échelle du pays par la Commission nationale de recensement au plus tard vendredi à minuit. Un éventuel second tour, compte tenu des délais légaux de proclamation, de possibles contestations et de la campagne, se tiendrait vraisemblablement le 24 mars.

S’exprimant moins d’une heure plus tôt lors d’une conférence de presse conjointe, les deux principaux rivaux de Macky Sall avaient mis en garde contre toute proclamation prématurée de victoire du camp présidentiel.

« A ce stade, un deuxième tour s’annonce et les résultats qui sont déjà compilés nous permettent de le dire », a déclaré l’ancien premier ministre Idrissa Seck, qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle, assis aux côtés du député « antisystème » Ousmane Sonko. « Cette volonté de changement, nous l’avons notée, et au regard des premières compilations d’information que nous avons, vous l’avez majoritairement exprimée en faveur de l’opposition », a-t-il ajouté, en invitant les Sénégalais à « préparer soigneusement » le second tour.

« Dans l’état actuel du dépouillement, aucun candidat, je dis bien aucun candidat, moi y compris, ne peut se proclamer vainqueur de l’élection présidentielle », a ensuite averti Ousmane Sonko.

Face à Macky Sall, largement en tête dans de nombreux bureaux de vote selon de premiers résultats parcellaires égrenés par les médias locaux dans la soirée, les deux hommes paraissaient être les deux seuls à être en mesure de se qualifier pour un éventuel second tour.

Lemonde.fr

Image d'archive

Le Président gabonais Ali Bongo Ondimba, hospitalisé à Ryad depuis le 24 octobre 2018, quittera la capitale saoudienne pour Rabat au Maroc. 

Ali Bongo Ondimba quittera l’Arabie Saoudite pour le  Maroc pour poursuivre sa convalescence. C’est ce qu’a annoncé, ce mardi 27 novembre 2018, son épouse Sylvia, qui indique que le Président a accepté l’offre d’accueil du roi. « Demain mercredi 28 novembre (…), Ali Bongo Ondimba, mon époux, quittera l’hôpital du Roi Fayçal de Ryad en Arabie saoudite (…). Pour poursuivre sa convalescence, le Président, en concertation avec sa famille proche, a fait le choix d’accepter la proposition d’accueil de son frère, Sa Majesté le Roi du Maroc Mohammed VI. Nous lui en sommes extrêmement reconnaissants », a écrit Mme Bongo sur sa page Facebook. Le chef de l’Etat gabonais et le roi du Maroc Mohammed VI sont très proches, depuis leur enfance.

Exprimant, elle et son mari, leur profonde gratitude à l’endroit des autorités saoudiennes et du corps médical, Mme Bongo Ondimba a précisé que ce transfert de Ryad à Rabat a été rendu possible grâce à l’amélioration très significative de l’état de santé de son époux. Voulant « mettre à profit cette brève période de convalescence pour recouvrer ses pleines capacités physiques, ainsi que pour travailler sur les dossiers les plus prioritaires (…), le chef de l’Etat a demandé aux principaux responsables au sein de la présidence de la République de le rejoindre à Rabat ».

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Ali Bongo est hospitalisé à Riyad en Arabie Saoudite, depuis le 24 octobre 2018, suite à accident vasculaire cérébral. Son absence prolongée a poussé la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo à modifier la Constitution et ainsi éviter la vacance du pouvoir. Suffisant pour que l’opposition, pilotée par Jean Ping charge M. Mborantsuo. Mieux, des pro-Jean Ping exigent que leur leader prenne les rennes de ce Pays d'Afrique centrale.

www.afrik.com.

Cameroun24.net

Les séparatistes ont incendié lundi nuit tous les effets qui se trouvaient à l’antenne d’Elecam de Balikumbat.

 Le poste de gendarmerie et l’antenne d’Elections Cameroon (Elecam) de l’arrondissement de Balikumbat, département du Ngo-Ketunjia, ont été attaqués dans la nuit de lundi 24 septembre 2018 selon des sources sécuritaires de la région du Nord-Ouest.

 Ces sources rapportent que lors de cette attaque un groupe armé du mouvement séparatiste a mis le feu sur le poste de gendarmerie de Balikumbat. Ce dernier a été ravagé par des flammes d’une rare violence.

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A l’antenne d’Elecam de Balikumbat, les sécessionnistes ont cassé les portes et ont incendié tous les documents qui se trouvaient dans des bureaux.

Balikumbat, un village situé à environ 20,9 km de la ville de Ndop dans la Région du Nord-Ouest, est régulièrement le théâtre d’affrontements entre les forces de défense et des groupes armés du mouvement sécessionniste. Le 4 juillet dernier, une attaque perpétrée par les séparatistes au poste de la gendarmerie de Balikumbat avait fait un mort et un blessé parmi les gendarmes.

cameroon-info.net.

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L'opposant Martin Fayulu.

Le candidat d'opposition Martin Fayulu a prévenu mardi que les Congolais connaissaient "le véritable vainqueur de l'élection présidentielle" et il a mis en garde la Commission électorale "contre toute tentative de travestir la vérité des urnes" en République démocratique du Congo.

"Le peuple congolais connaît déjà le résultat rendu public par affichage devant les bureaux de dépouillement" et "le véritable vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018", a affirmé M. Fayulu, lors d'une de ses premières déclarations à la presse depuis le scrutin du 30 décembre.

M. Fayulu et cinq autres candidats mineurs ont mis en garde la Commission électorale "contre toute tentative de travestir la vérité des urnes".

Ils ont appelé la Commission électorale "à publier dans un bref délai les résultats provisoire de l'élection présidentielle".

La Commission électorale a reporté dimanche sine die la proclamation de l'élection présidentielle du 30 décembre, affirmant n'avoir traité que 53% des résultats.

M. Fayulu a affirmé que "la Céni après avoir pris connaissance des vrais résultats (...) s'est abstenue délibérément de les rendre public en violation de son propre calendrier pour des raisons inavouées".

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Cette attitude selon lui suscite des "suspicions légitimes diverses qui alimentent la tension politique".

"Les résultats électoraux ne se négocient point et en aucun cas, ni le peuple congolais ni nous-mêmes n'accepterons de tels résultats", a déclaré M. Fayulu.

Mardi, le parti historique de l'opposition, UDPS a déclaré que son candidat Félix Tshisekedi était "pressenti gagnant" de la présidentielle et que ce dernier et le président Joseph Kabila avaient "intérêt" à se rencontrer "pour préparer la passation pacifique et civilisée du pouvoir"

La présidentielle doit désigner le successeur de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et qui ne pouvait pas se représenter.

Parmi les trois poids lourds de l'élection figurent, pour l'opposition MM. Fayulu et Tshisekedi, et pour le pouvoir, l'ex-ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary.

Voiceofafrica.com

Après la proclamation des résultats par le conseil constitutionnel. Maurice Kamto  n'entend rien.

ce lundi 22 octobre 2018, le président du RDPC Paul Biya, candidat à l'élection présidentielle du 07 octobre2018 a été déclaré vainqueur du scrutin après que le conseil constitutionnel ai évacué un contentieux où plusieurs recours en annulation partielle ou totale lui ont été soumis. Le Président du mouvement pou la Renaissance du Cameroun avait déjà tenté un premier hold-up électoral le 08 octobre en s’autoproclamant Président. Après s’être ravisé en revenant dans l’ordre républicain au travers d’un recours auprès du conseil constitutionnel, ce dernier se repositionne comme un renégat en déclarant une fois de plus sa victoire.  Que cherche le candidat du mouvement pour la Renaissance du Cameroun Maurice Kamto. ? Pourquoi refuse-t-il de reconnaitre les résultats du conseil constitutionnel ou pourtant il a esté pour un recours en annulation. Maintenant que  la « messe a été dite », que peut faire Maurice Kamto des à présent.

Avec une masse d’électeurs,  allant au-delà de 500 000 citoyens camerounais repartis dans le monde entier, le mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) semble doté d'un capital sympathie suffisamment important. Sur le plan politique, le refus de reconnaitre la victoire d’un candidat peut s’apparenter ainsi à une tentative de rébellion contre les autorités en place et peut laisser entrevoir des tentatives non républicaines de prise du pouvoir. Les militants et sympathisants de Maurice Kamto déjà suffisamment présent sur les réseaux sociaux se caractérisent tous par un discours violent à l’encontre de ceux qui ne partagent pas leurs idéaux. Faut-il voir là un début de radicalisation au lendemain de cette élection ?

  La faction extrémiste du MRC

Porté  par Paul Éric Kingue l cet ancien membre du RDPC déchu, a déjà lancé plusieurs appels à manifestation. cette  frange extrémiste ne reçoive pas d’écho favorable de la part des populations. Les citoyens des grandes villes, bien qu’ayant vécu avec passion l’ensemble des opérations électorales n’ont semble-t-il pas l’intention de se mobiliser dans la rue malgré les appels incessants à la mobilisation. Sur le terrain, dans les rues de Yaoundé et Douala les citoyens ne semblent pas prompts à adhérer à quelque manifestation privilégiant ainsi leurs activités économiques considérant que la politique au politicien.

La diaspora Camerounaise bien que n’ayant pas massivement pris part elle aussi au vote semble elle plus déterminée à mettre un terme au règne du Président Biya. Mais celle-ci se heurte à ce qu’elle a nommé la « lâcheté » des citoyens camerounais au profit. Déjà des groupes ayant appelé à manifester ont laissé propager des mots d’ordre de manifestation pour le lundi 22 Octobre 2018, Patrice Nganang réfugié Camerounais vivant aux États-Unis s’active via les réseaux sociaux à mettre de l’huile sur le feu en incitant les uns et les autres à prendre part à ces manifestations de Rue. Mais les Camerounais semblent peu enclins à descendre dans la rue.

Une guerre Voila la seule solution face à la quelle le MRC peut se livrer.

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Après son interview dans les colonnes d’un journal populaire en France ce dernier voudrait s’inspirer du modèle économique ivoirien. Le candidat malheureux voudrait peut-être comme le président Ouattara attirer la sympathie de la France en leur promettant de juteux contrat de reconstruction et s’imposer ainsi par la forcer. le peuple ayant refusé de se lever, la seule solution demeure un passage en force, Maurice Kamto est-il donc capable de lever une armée ? plusieurs indices montrent que Oui. Ce dernier serait à la tête d'une fortune colossale engrenée durant ces années de profession en tant qu’avocat international et surtout durant l’affaire Bakassi. Il serait donc capable avec ses affidés de payer des hommes capables de mettre à feu et a sang le Cameroun, profitant ainsi du tumulte dans lequel le pays est déjà empêtré dans la zone anglophone. Nous sommes ainsi convaincus que là sont la seule et véritable solution qui s’offre au candidat malheureux à l'élection présidentielle. À défaut cela serait classé comme des interventions d’un hérétique en mal de pouvoir.

Gontran ELOUNDOU.

 

 

L'ex-Première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo devrait être libérée de prison ce mercredi, après l'annonce d'une large amnistie par le président Alassane Ouattara, saluée par certains comme un geste fort en faveur de la réconciliation nationale à deux ans de la présidentielle, mais dénoncée par des ONG de défense des droits de l'Homme.

Simone Gbagbo, 69 ans, "sera remise en liberté demain, après que les formalités judiciaires aient été faites", a affirmé mardi à l'AFP l'avocat de l'ancienne Première dame, Me Rodrigue Dadjé. Elle a été "ravie d'apprendre la nouvelle de sa libération". "Sa priorité actuelle est de retrouver sa famille et ses proches et de passer avec eux des moments d'intimité et de retrouvailles".

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L'amnistie annoncée par le président Ouattara en faveur de 800 "concitoyens poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise post-électorale" de 2010-2011 ou "des infractions contre la sûreté de l'Etat" commises par la suite, va dans le sens d'une réconciliation nationale longuement attendue par les Ivoiriens. L'opposition accusait le régime Ouattara de pratiquer une "justice des vainqueurs", en ne poursuivant que le camp Gbagbo.

Cette amnistie a été largement saluée par les partis politiques, mais dénoncée en revanche par d'importantes organisations de défense des droits de l'homme ivoiriennes et internationales, qui y voient "un geste de mépris vis-à-vis des victimes" des crimes commis pendant la crise, et un "dangereux message" d'"impunité" à l'approche de la présidentielle.

"Aucune amnistie ne devrait s'appliquer aux crimes de guerre, crimes contre l'humanité et autres graves violations des droits humains commis en Côte d'Ivoire pendant la crise", ont déclaré dans un communiqué commun la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme, le Mouvement ivoirien des droits humains, Human Rights Watch, Amnesty international, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme et six autres ONG ivoiriennes.

Epouse influente de Laurent Gbagbo, président de 2000 à 2010, la "Dame de fer" ivoirienne aura passé sept ans derrière les barreaux. Elle avait été arrêtée le 11 avril 2011 au côté de son mari, vaincu par les forces d'Alassane Ouattara et de la communauté internationale, au terme de plusieurs mois de crise après l'élection présidentielle aux résultats contestés d'octobre 2010.

D'abord détenue sans jugement, elle avait été condamnée en 2015 à 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". En 2017, elle avait été acquittée à la surprise générale à son procès aux assises à Abidjan pour crimes contre l'humanité pendant la crise post-électorale, qui avait fait quelque 3.000 morts. Mais ce jugement venait d'être cassé, le 26 juillet dernier, par la Cour suprême, qui avait demandé son renvoi devant une nouvelle cour d'assises.

Mme Gbagbo est également poursuivie par la Cour pénale internationale (CPI) qui a délivré contre elle un mandat d'arrêt en février 2012. Mais le président Ouattara a affirmé en 2016 qu'il "n'enverrait plus d'Ivoiriens" à la CPI, estimant que son pays avait désormais une "justice opérationnelle".

h24info.ma.

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