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Education

Expertise comptable : Le Ministère de l’Enseignement Supérieur ferme plusieurs formations non autorisées

Dans un communiqué radio-presse diffusé le 26 juin 2026, le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Jacques Fame Ndongo, a annoncé la fermeture immédiate de toutes les offres de formation en expertise comptable dispensées sans autorisation réglementaire ou habilitation préalable du ministère. Cette mesure concerne notamment l’Institut National des Techniques Économiques et Comptables (INTEC), l’International Chartered Accountants of Nigeria (ICAN), ainsi que l’institut PIGIER.

Dans son communiqué, le patron de l’enseignement supérieur  invite ces établissements à cesser immédiatement leurs activités sous peine de sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Le ministre s’appuie sur les dispositions de la loi n° 2023/004 du 25 juillet 2023 portant orientation de l’enseignement supérieur au Cameroun, dont l’article 20 alinéa 1 stipule que l’État a le monopole de la délivrance et de la collation des diplômes et des grades d’enseignement supérieur. Cette décision vise à renforcer l’assurance-qualité des formations, à protéger les étudiants et les parents contre des investissements dans des diplômes non reconnus, et à préserver la crédibilité du système d’enseignement supérieur camerounais. De nombreuses formations visées, notamment celles préparant aux certifications internationales ICAN ou aux diplômes via l’INTEC, étaient très prisées pour leur orientation professionnelle et leur reconnaissance régionale ou internationale. Cependant, elles n’étaient pas alignées sur les exigences réglementaires nationales. Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de régulation du secteur privé de l’enseignement supérieur, suite à la promulgation de la nouvelle loi d’orientation de 2023. Pour les étudiants actuellement inscrits, les conséquences pourraient inclure l’interruption des cours et la remise en cause de la validité des diplômes en cours d’obtention, les incitant à se réorienter vers des filières habilitées au sein des universités d’État ou des établissements privés agréés. Le ministère n’a pas encore détaillé de mesures d’accompagnement spécifiques, mais il appelle la communauté éducative à la plus grande vigilance et à vérifier systématiquement l’habilitation des établissements avant toute inscription. Cette décision marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de structurer et de moraliser l’offre de formation supérieure au Cameroun, dans un contexte où la demande en compétences comptables et financières reste forte.

 

Par Antoine MBOE AKOA

 

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