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Le sous-prefet de Galim Tignère, tué dans un incendie.

Dans la petite localité de Galim Tignère, nichée dans la région de l'Adamaoua, la nuit du 23 au 24 janvier 2026 s'est transformée en tragédie. Le sous-préfet Patrice Joël Nariki, son épouse et trois de leurs enfants ont trouvé la mort dans un incendie qui a ravagé leur résidence de fonction. Le feu s'est déclaré alors que la famille dormait, surprenant chacun dans son intimité et ne laissant que peu de chance de s'échapper. Deux enfants ont pu être sauvés grâce à l'intervention courageuse des voisins, mais le reste de la famille a été englouti par les flammes.

Les premières constatations évoquent un départ de feu dans la cuisine, mais l'hypothèse d'un acte criminel circule déjà dans les conversations et alimente les soupçons. Le corps du sous-préfet a été retrouvé près de la porte d'entrée, la clé déformée par la chaleur, signe qu'il a tenté de fuir et de sauver les siens. L'émotion est immense dans la région, où l'administration territoriale est plongée dans le deuil et où les habitants peinent à comprendre comment une telle catastrophe a pu se produire.

Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l'incendie. Entre la thèse de l'accident domestique et celle d'un geste volontaire, les enquêtes feront la lumière sur ce drame qui secoue l'Adamaoua et au-delà tout le Cameroun. Dans les rues de Galim Tignère, les témoignages se mêlent aux larmes et chacun attend des réponses, tandis que la mémoire du sous-préfet et de sa famille s'inscrit désormais dans une histoire marquée par la douleur et l'incertitude.

Gontran Eloundou

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