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Les réseaux sociaux mettent en danger la vie des camerounais.

 

La vie des Camerounais, est-elle en danger sur les réseaux sociaux ?

 L'actualité marquante au Cameroun laisse entrevoir un acharnement vindicatif des internautes les uns envers les autres.  L'on observe au fil du temps une violence croissante envers certains acteurs des médias sociaux. Artistes, hommes politiques, leaders d'opinion, tous subissent sur les réseaux sociaux un acharnement de certains internautes. "Influenceurs" ou simples observateurs d'une réelle frustration est née tant du coté des acteurs des médias sociaux que de la part des usagers passifs qui appellent des followers.

 

  La société camerounaise est en mutation.  Si l'on observe l'augmentation constante de la population, l'urbanisation des métropoles et l'installation de nouvelles habitudes semblent être quelques-unes des spécificités de la mutation que l'on observe au sein de la société camerounaise.  Lorsque l'on parle de nouvelles habitudes.  L'usage, des réseaux sociaux semblent être encrés rapidement dans les mœurs.  Les citadins, heureux par l'appel compulsif de l'évolutionnisme, sont pour la plupart devenus avec le temps, des consommateurs des réseaux sociaux au quotidien via les téléphones androïdes.  Les réseaux sociaux à l'origine sont des outils de communication qui facilitent les échanges entre amis et surtout des échanges entre membres d'une communauté. L'évolution par la publicité a permis la naissance d'un nouveau genre d'acteur sur les réseaux sociaux.  Souvent, des personnages par leur train de vie deviennent des personnalités publiques et prennent le patronyme d'influenceurs.  L'on peut être un influenceur développé ou non.  L'influenceur choisit alors de partager des éléments de sa vie à sa communauté et cela peut avoir diverses conséquences dans un environnement aussi complexe que constituer la société camerounaise.  Les conséquences ici peuvent avoir des répercussions des plus surprenantes.  Des répercussions tant pour les influenceurs que pour les abonnées. 

 

La dérive dans les réseaux sociaux, les origines du danger sur la vie. 

 

Dans un environnement de pauvreté où le salaire minimum est de 80 dollars (45 000 Fcfa) et le taux de chômage est de 75 pour cent, on observe  que la réussite et le succès social sont devenus des exploits.  Obtenir un emploi décent au Cameroun reste difficile.  Pour ce qui est de l'accès à un logement, l'on observe également une grande précarité. Quant à  la richesse, au mariage et à tous les éléments de base qui présentent à l'humain une place au sein de la société.  Le mariage, une voiture ou même la possession d'un logement sont au Cameroun inaccessibles pour la beaucoup d' individus . L'on observe donc avec l'émergence des réseaux sociaux des attitudes dont les interactions sont désastreuses tant pour les influenceurs que de la part des usagers passifs.  Les influenceurs souvent considérés comme anciens pauvres  (la pauvreté, ici n'étant pas que matériel)  sont propulsés au-devant de la scène et, obtiennent leur «  pass  » pour accéder au monde des « possibilités ».  Le monde des possibilités offrant donc voyages, richesses matérielles, accès aux cercles des privilégiés, etc.

 

 

 

Les influenceurs, dont le statut évolue perçoivent en eux un sentiment de supériorité et affiche leur réussite sur les réseaux sociaux ce qui ne semble pas plaire à tout le monde. Les internautes quant à eux scrutant avec envie le succès de ces influenceurs n’attendent que leur chute. Nous voulons pour illustration les différentes publications au sujet du journaliste d’une chaîne de télévision incarcéré. L’incarcération est ici l’élément déclencheur d’une furie de postes qui dénigrent essentiellement la vie fastueuse de ce journaliste. Sa vie privée est donc convoquée. Ses succès personnels et professionnels sont exposé et dépeint désormais comme la conséquence de voies frauduleuse pour obtenir cette richesse. Les influenceurs sont en insécurité désormais, leur fait et gestes sont scrutés par des internautes avides du malheur. Prêt à se déchaîner sur ceux et celles qu’ils considèrent comme étant des personnes parvenues à un succès par des voies peu orthodoxe. Faut-il voir en cet acharnement l’expression des frustrations des internautes en mal de reconnaissance de la société et de succès ? Peut-être que ceux-ci sont moins provocants. Sale temps pour ces stars qui subissent là le revers de leur succès ?

 

 

 

En définitive, l'on peut voir dans ce "cyber-drame" les conséquences de la pauvreté ambiante.  La comparaison n'étant pas raison, mais comparons quand même.  Lorsque nous observons les réseaux sociaux sous d'autres cieux, les influenceurs éviteront un peu moins de haine de la part des internautes.  Peut-être que ceux-ci sont moins provocants.  D'un autre côté, la pauvreté étant moins perceptible, les internautes passent moins de temps sur les médias sociaux et travaillent beaucoup plus.  Nous sommes là dans un cercle vicieux qui est commandé par le besoin de réussite et la peur de l'échec.  Peut-être que les pouvoirs publics devaient prendre les attitudes et les comportements des réseaux sociaux comme un instrument de mesure de la tension sociale ambiante.

 

 

 

 

 

 

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