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CAMEROUN : DES GRONDEMENTS ASSOURDISSANT AU SEIN DE LA GRANDE MUETTE ?

 

L’armée camerounaise si souvent réputé pour sa discipline et ses traitements de faveur semble désormais s’éloigner de cette réputation. La fidèle armée institutionnelle présente les signes d’un effondrement, voire d’une future implosion.

Le Cameroun est en crise. Depuis l’élection présidentielle d’Octobre 2025, l’on a l’impression que, la vie politique de notre nation est totalement au ralenti, voir à l’arrêt. Le Président de la République est confronté à la nature qui se charge de faire le grand nettoyage au sein du personnel politique et militaire vieillissant. Au sein des forces armées, la vieille garde d’officiers supérieur, est confronté au vieillissement des hommes. Le décès de certains, mais surtout les problèmes gériatrique dont souffre d’autre laisse entrevoir une véritable incohérence au sein des troupes. L’on a l’impression que l’armée n’a plus de chef et cela commence déjà à se faire ressentir. Le morale des troupes n’est plus au beau fixe, cela laisse entendre des murmures au sein de celle que l’on appelle la grande muette. Comment en sommes-nous arrivés là ?


 2 longues guerres

En 20.. Paul Biya déclarait la guerre à BOKO HARAM, groupe terroriste proche de l’Etat islamique, quelques années plus tard, s’est déclenché une autre guerre mais dont les origine sont interne, le conflit dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. Boko haram, et la guerre dans le NOSO cumulés font état d’un bilan catastrophique au sein des troupe, on évalu les pertes en homme à environ 3500 hommes. Bien que la communication officielle sur ces chiffres reste opaque, l’armée a payé un lourd tribu dans ces deux conflits. On a donc pu observé au sein des rangs la baisse du moral des troupes, et la hausse du taux de désertion des hommes. En effet au sein des forces armées, les soldats de rangs abandonne leur poste et s’exile de plus en plus. les horreurs de la guerre font que ces derniers choisissent leur vie au détriment du sacrifice à la nation.

Une augmentation du syndrome du stress post traumatique, conséque de la guerre à vu augmenté au sein des troupes les maladies psychiatrique. Les maladies mentales  en évolution constante laisse des hommes profondements traumatisé. Certains parmi eux ne recouvreront jamais la santé. Si vous faites un tour dans les centre de santé, vous constaterez un nombres élevés d’estropiés et d’amputés. Pour ceux qui restent sur le terrain des opérations, pour supporter les affres de ces guerres interminable, beaucoup se sont laissé aller à la consommation des produits stupéfiants. La recherche d’une évasion certaine dans leur tête est l’objectif recherché. Il faut resté opérationnel tout en recherchant à « tuer le temps ».

Une guerre interminable.

Dans l’armée la prise de parole officielle d’un soldat est soumise à un protocol hiérarchique. Les soldats de rangs n’ont pas le droit de s’exprimer sauf autorisation de la hiérarchie. Mais, ces hommes expriment néanmoins de façon officieuse et en sourdine leur ras le bol. Ils estiment que ces guerres sont des conséquences d’une mauvaise gestion des affaires politique : d’un côté, elle serait entretenue, et favorisé par la pauvreté de l’autre coté. En effet beaucoup estime que la grande pauvreté ambiante dans le nord Cameroun a été le terreau de diffusion des idéologies islamistes ayant pour conséquences directes la naissance de Boko Haram. Beaucoup de militaire camerounais ont découvert les réalités du terrain et cette pauvreté avec la guerre de boko haram. Ceux si estiment donc que si le gouvernement camerounais avaient pris au sérieux les question de développement humain dans ces zones l’on aurait pu éviter ces guerre.

Dans le NOSO, la question de la pauvreté est certaine présente, mais le symbolisme du fédéralisme face à l’Etat unitaire a été le détonnateur d’une guerre dont l’enlisement n’est plus a démontré. L’évacuation de ce problème n’a jamais été une réelle priorité dans les politiques gouvernementale. L’on a l’impression que la priorité n’est pas la résolution effective du conflit. Beaucoup d’hommes pensent donc que cette guerre est donc entretenue.

A qui profite le crime ?

Comme on le sait, les intérêts égoïstes sont souvent source de perpétuation de conflit. Dans une guerre, il y a des belligérant qui tirent des profits financiers du conflit. Cette situation est observable des deux côtés. Faire cesser ce conflits c’est couper des ressources budgétaires donc source d’enrichissement pour certains hauts officiers. Si la guerre s’arrête effectivement l’on peut ne plus avoir d’argent. Plus cela dure, mieux c’est. Voila pourquoi certains soldat pensent en effet que le patriotisme et la volonté de faire la paix existe moins au sein de l’armée. On sait bien que ceux qui vont au combat sont rarement les hauts gradés. Ceux-ci restent en arrière garde et prépare les stratégies de guerre et organise les questions budgétaires et logistique. Ceux qui souffrent sont les sous-officiers et les soldats de rang.

Les injustices dénoncées

Plusieurs militaire dénoncent des injustices criardes. Beaucoup de militaire se retrouve confronté à des problèmes liées au commandement, les supérieurs, souvent motivés par autres chose crée des situations qui frisent selon les soldats les injustices. Beaucoup dénonces des affectations arbitraires pour certains et des traitements de faveurs pour d’autres. Le refus d’octroie des permissions, pas de congés, la disparition des primes. Comment comprendre que certains soldats sont affectés à certains postes guerre pendant plus d’un an. Ceux-ci y voient la volonté d’être sacrifié. D’autre soldats voient leur prime simplement détournées. Comment comprendre qu’un homme puisse passer de longs mois sur le terrain des opérations de guerre et que l’on ne lui accorde pas de prime.

Tout récemment, lors des prestations liées à la parade militaire de la fête nationale du 20 mai, plusieurs plainte d’homme de rangs sont revenus. Ceux-ci ne comprennent pas que pour une même prestation c’est-à-dire le défilé, que l’on observe des inégalités dans leur perdiem. Certains corps d’élite pour ce même défilé reçoivent plus d’argent que ceux des corps moins prestigieux. Pourtant ces émoluments sont le résultat d’une même prestation, ce qui a pour conséquence directe des frustrations à n’en plus finir.

Le moral des troupes est bas.

Au sein de l’armée l’on retrouve des hommes et des femmes des pères de familles, qui ont choisi le métier des armes afin de défendre vaillamment le territoire camerounais. Ils aspirent également à un avenir meilleur, ils veulent pour leur famille, confort et sécurité. Comment comprendre que de plus en plus l’on retrouve dans les gangs de truands des militaire ? ceci est la conséquence de la déception de ces derniers qui ne croient plus en l’armée. La recrudescence du grand banditisme, la consommation des stupéfiants, les désertion en cascades, la maltraitance des hommes sont le terreau favorable à des mutineries.

 Lorsque nous prenons notre plumes pour dénoncer cette situation, c’est parce que nous camerounais qui vivons au quotidien avec ces hommes et femmes partageons leur quotidien et voyons leur souffrance. Les voir sortir de leurs casernes n’est pas une chose souhaitable. Car des hommes si bien formés à grands frais sont susceptible d’être détourné et enrôlé par des prédateur assoiffés de pouvoir. Il est bon que l’on respecte le commandement, mais que le commandement respecte les règles de l’administration des troupes, au risque de voir, d’ici quelques temps, en ces moments d’incertitudes politique, de voir émerger le grand désordre.

Gontran Eloundou
Analyste politique

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