La fièvre jaune refait surface au Cameroun : une menace sanitaire persistante

Le Cameroun est de nouveau confronté à la fièvre jaune, une maladie virale transmise par les moustiques qui suscite une vive inquiétude. Le 19 février 2026, le Ministre de la Santé publique a confirmé vingt-neuf cas répartis dans plusieurs districts de santé, lors d’une déclaration faite à l’hôpital Laquintinie de Douala. Cette annonce rappelle que la fièvre jaune, bien que connue depuis longtemps, demeure une menace sérieuse pour la santé publique et peut provoquer des formes graves avec atteinte hépatique, jaunisse, hémorragies et parfois la mort.
La vaccination reste le moyen le plus sûr et le plus efficace de se protéger contre cette maladie. Elle constitue le socle de la stratégie nationale de lutte et permet d’interrompre la chaîne de transmission. Déjà en 2024, des campagnes ciblées avaient été menées dans des zones vulnérables, et le pays s’est doté d’un plan stratégique de préparation et de réponse aux épidémies de fièvre jaune en milieu urbain pour la période 2025-2028, avec l’appui de l’OMS et de Gavi.
Le rôle du Centre Pasteur du Cameroun est également central dans la détection et la confirmation des cas. En tant que laboratoire national et régional de référence, il assure une surveillance constante et permet aux autorités sanitaires de réagir rapidement. Cette vigilance est d’autant plus nécessaire que le pays doit aussi faire face à d’autres menaces sanitaires comme la Mpox et la poliomyélite.
La recrudescence de la fièvre jaune est un signal fort qui appelle à la mobilisation de tous. Les citoyens doivent se faire vacciner, adopter des comportements de prévention en réduisant les gîtes larvaires des moustiques et rester attentifs aux campagnes de sensibilisation. La santé publique est une responsabilité collective et la lutte contre la fièvre jaune exige une solidarité nationale.
La rédaction santé
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