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ÉTATS-UNIS Vs VENEZUELA :  MENACES SUR LA PAIX MONDIALE.

Aujourd'hui, le monde doit-il redouter un retour de l'interventionnisme américain ? Nul ne le sait avec certitude d'autant plus que personne, aucun pays, aucune institution à ce jour ne peut contraindre les États-Unis au respect du Droit international. Sauf les États-Unis d'Amérique eux-mêmes. Que dira la justice américaine au sujet du couple Maduro ? Attentisme.

De source officielle vénézuélienne, l'intervention militaire a eu lieu récemment par les États-Unis sur ce territoire d'Amérique Centrale a provoqué la mort d'au moins 100 personnes. Avec en sus, l'enlèvement du chef d'un État souverain, Nicolas Maduro et son épouse, menottés et entraînés comme de vulgaires malfrats vers les prisons américaines. Le tout, sous des motifs fallacieux tour à tour battus en brèche devant les tribunaux américains, au fur et à mesure que les procédures engagées par la justice américaine avance.

Au-delà de l'émoi suscité par ce que les personnes bien pensantes n'ont pas hésité à qualifier de gangstérisme international, un constat s'impose : dans un monde pourtant de plus en plus multipolaire, beaucoup de puissant, ne croit qu'aux vertus de la force dans leurs rapports avec le monde. Et l'intervention américaine au Venezuela, conformément à la doctrine de l'unilatéralisme US, n'est que la répétition d'un scénario auquel les États-Unis d'Amérique ont habituellement l'opinion mondiale depuis des décennies. Citons bien auparavant, leurs incursions meurtrières en Grenade et au Chili en Amérique latine; l'Irak Au Moyen Orient... Dans le même ordre d'idées, n'oublions pas le cas de la Libye, détruite par la France et l'OTAN, et dont le fantôme du guide, Mouammar Kadaffi, hante encore aujourd'hui, les nuits de l'ex président français, Nicolas Sarkozy. Pour dire tout simplement que les puissants usent de leurs forces pour parvenir à leurs palmes. Les États-Unis en premier. Tout le monde sait aujourd'hui que le pays de Donald Trump veut faire main basse sur le pétrole vénézuélien, classé parmi les plus grosses réserves mondiales...

Dans le concert des réactions officielles, celles, molles, de la plupart des grandes démocraties occidentales ne peuvent apparaître que surprenantes à bien des égards... Incompréhensibles même pour beaucoup d'observateurs. Tenez: en France où ces réactions au sein de l'opinion sont majoritairement critiques, le président Emmanuel Macron, habituellement si virulent quand il s'agit d'un cas d'agression et de non respect du Droit international, s'est contenté d'exprimer sa souffrance et de souligner que la France est "pleinement mobilisée et vigilante" pour assurer la sécurité de ses ressortissants au Venezuela.

À l'opposé de ce flot de réactions à peine indignées, il ya tout de même les BRICS dont l'Iran fait désormais partie, pour faire entendre un autre son de cloche : celui de la condamnation ferme d'un acte contraire au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international.

Que dire de la position des pays les moins puissants, ceux du Tiers-monde ? Sans doute, ici la condamnation au sein de l’opinion est sans équivoque. Les officielles, rares réactions jusqu'à ce jour, sont diversifiées, variantes en fonction des rapports avec les États-Unis, ce qui au demeurant, n'est pas nouveau.

Il reste que cette énième intervention des États-Unis dans un pays tiers, fait planer sur le monde une nouvelle menace. Cette menace à un visage : la surpuissance américaine fondée sur l'avance indéniable de ce pays dans les domaines de l'armement et les technologies diverses notamment celles de la communication et de la surveillance. Dans ces conditions, le monde qui ne saurait se transformer en une scène pour les jeux vidéos de guerre américain doit-il redouter un retour de l'interventionnisme US. Nul ne le sait avec certitude d'autant plus que personne, aucun pays, aucune institution à ce jour ne peut malheureusement contraindre les États-Unis au respect du Droit international. Sauf les États-Unis d'Amérique eux-mêmes. Le monde ne perd donc rien à attendre de voir ce que dira la justice américaine...

Jean Bosco SIMGBA
Journaliste.

 

 

 

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